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Le paradis à Madagascar
Articles récents

Madagascar et ses paradoxes.

22 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Il y a maintenant près de quinze ans quand je suis arrivé à Madagascar, comme de nombreux touristes j’ai loué une chambre dans un hôtel. Je me souviens que cela me revenait à environs 200€ par mois pour une chambre. Bien entendu ce n’est pas cher comparé à la France, mais en quinze ans ces tarifs ont certainement évolués également. Et naturellement j’étais obligé de manger tous les jours dans un restaurant à  cette époque. Sachant qu’il n’est pas convenable pour un client d’aller inspecter les cuisines et ce qu’il y a réellement dans la composition des menus avant de passer commande, je me suis demandé s’il n’était pas plus intéressant pour moi de louer une chambre avec salle de bain attenante chez un privé.

J’ai donc consulté plusieurs agences immobilières mais aucune ne proposait vraiment ce que je cherchais. Puis un jour, passant devant un immeuble non loin de l’ambassade de France je vois une pancarte où était écrit maladroitement à la peinture bleue « AGENCE IMMOBILIERE MENDRIKA ».

Comme les portes étaient ouvertes j’ai risqué un œil à l’intérieur et j’ai constaté que l’agence comportait une petite pièce de trois mètres sur trois avec un bureau branlant et un banc collé contre un mur sur lequel étaient assis plusieurs personnes.

Bien entendu quand on voit un visage pâle à Madagascar cela correspond à un portefeuille bien garni sur pattes. Celle qui semblait être la directrice de cette agence s’est levé de sa chaise vétuste et tout de suite s’adressa à moi avec un grand sourire, laissant sa discussion avec les autres personnes en suspend.

Je lui expliquais donc ce que je désirais et elle me dit tout de suite qu’il n’y aurait aucun problème et qu’elle ferait tout pour que je trouve ce que je cherche. Elle me dit aussi que chaque visite me couterait la somme de 1,11€ sans les frais de transport. Comme j’avais acheté à l’époque un scooter 125 cm3, elle accepta de m’accompagner par ce mode de locomotion bien plus pratique qu’un taxi qui aurait eu du mal à se déplacer dans les embouteillages constants de la capitale.

Nous avons donc visité non loin du centre-ville plusieurs appartements, mais aucun ne correspondait à ce que je voulais car soit c’était délabré, soit il n’y passait pas un seul rayon de soleil car c’était entouré d’autres immeubles.

Puis voyant que rien ne convenait à ce que je désirais, elle me proposa un studio un peu à l’écart du centre ville sur la route qui mène à l’aéroport International. Nous avons donc pris rendez-vous avec la propriétaire de la maison qui était inspecteur du travail et son mari qui était ethnologue au Centre National de Recherche de l’Environnement.

Nous sommes entré dans la maison qui était entouré d’un mur en briques de deux mètres de haut avec du fil de fer barbelé au-dessus, ce qui me paraissait déjà une mesure de sécurité qui me convenait. Puis on me présenta la pièce avec une salle d’eau attenante. La pièce était grande, propre éclairée par des fenêtres sur trois côtés et ces fenêtres comportaient une protection en fer forgé ce qui était une protection supplémentaire.

Le seul inconvénient c’est que la salle de bain n’avait pas d’eau chaude. Mais la propriétaire me dit tout de suite que cela ne poserai pas de problèmes si je payais un ballon d’eau chaude elle serait d’accord pour l’installer et que naturellement je ne payerai pas de loyer jusqu’à ce que le ballon d’eau chaude me soit remboursé.

Je n’en espérais pas tant et nous avons donc signé un contrat de bail en bonne et dû forme.

Les propriétaires vivaient à l’étage au-dessus et nous sommes devenus assez rapidement de bons amis car c’était des gens charmants avec quatre enfants très bien éduqués et une jeune femme de ménage qui veillait sur la maison et faisait les travaux ménagers en l’absence de la famille.

Au bout d’un certain temps, j’ai compris qu’ils ont loué la partie où j’ai résidé afin de pouvoir payer un étage supplémentaire à leur maison car les trois filles ainsi que la femme de ménage étaient dans l’obligation de dormir dans une seule petite chambre et le garçon dormait sur le canapé installé dans la cuisine qui comportait également un escalier en colimaçon pour monter à l’étage.

Je me sentais vraiment à l’aise chez cette famille et naturellement je n’ai fais aucune objection à ce que le montant de la location soit augmentée chaque année car le loyer me revenait à moins de 50€ par mois. Bien entendu la facture d’eau et d’électricité était en plus car ils avaient pris la précaution d’installer deux compteurs électriques et nous partagions la facture d’eau qui était minime.

Bien entendu j’ai beaucoup voyagé à l’époque car je voulais connaître les autres régions de Madagascar et naturellement à l’époque je ne possédais pas encore de visa permanent et j’étais obligé de rentrer en France tous les trois mois. Car il me fallait aussi vendre tout ce que je possédait en France pour me sentir vraiment libre et de ne plus avoir un boulet à trainer derrière moi et des impôts fonciers à régler chaque année.

Puis un jour j’ai eu un coup de cœur pour une région de la côte-Est de Madagascar où j’ai commencé à construire un abri puis une maison et j’espaçais de plus en plus mes visites dans la capitale. Quand ma maison fut achevée, et naturellement l’étage des propriétaires dans la capitale terminé également, je me suis dit qu’il était temps de rendre le studio que j’avais loué mais j’ai décidé de mon plein gré de payer encore trois mois de loyer afin que les propriétaires puissent chercher un autre locataire s’ils le désiraient. Mais comme l’agrandissement de leur maison a été finalisé également, ils n’ont pas jugé nécessaire de relouer mon studio qui a été occupé par leur fils. Ils m’ont gentiment invité à leur table encore avant que je parte définitivement m’installer sur la côte-Est.

En conséquence, je me suis dit qu’il ne fallait pas juger de l’aspect d’une agence immobilière pour trouver ce qu’on cherche car comme aurait dit un certain Plutarque, « Barba non facit philosophum » ( la barbe ne fait pas le philosophe ).

 

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La guerre ou la covidienne.

21 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #REFLEXIONS

Quelle serait votre choix ? Un virus qui vire au cauchemar ou la guerre comme l’ont connu nos ancêtres ? En effet nous sommes plongé dans une guerre contre un virus qui change de tactique en mutant et on déjouant les pièges que veulent lui tendre les chercheurs en inventant de nouvelles armes mais le virus lui-même joue au jeu du gendarme et du voleur car il possède une capacité à  changer en devenant plus ou moins virulent d’après ce que j’ai compris.

Quand un virus veut s’attaquer à l’homme, c’est un peu comme un envahisseur qui veut s’attaquer à un pays, que faire ? Essayer de se défendre du mieux qu’on peut ou fuir vers d’autres cieux. Mais quand les autres cieux sont déjà en guerre eux aussi contre ce virus, cela n’a pas beaucoup d’intérêt.

En fait cela me fait penser à mon grand oncle, frère de ma grand-mère maternelle qui vivait tranquillement dans sa maison à la campagne en cultivant sa terre et en produisant sa nourriture grâce à un élevage de quelques vaches, cochons poules etc. et se servait de ses deux chevaux pour exécuter des gros travaux des champs.

Puis vint la dernière guerre mondiale quand il avait une quarantaine d’années et il a été incorporé à l’armée pour faire face à l’envahisseur dans la drôle de guerre. Malheureusement ce fut l’exode devant l’invasion de l’armée allemande et les français vivant le long de la frontière allèrent se réfugier plus loin vers l’ouest voire le sud-ouest. Mon grand oncle fut blessé lors d’une bataille et reçus plusieurs éclats dans le corps dont un dans un pied.

A un moment, il en eut certainement marre de cette guerre et il se dit que le mieux pour lui était de rentrer simplement chez lui dans sa ferme et de ne plus s’occuper de cette guerre qui ne le concernait pas.

Il reçu une autorisation de l’envahisseur qui lui permettait de continuer son travail des champs et bien plus tard alors que la guerre était terminée, il eu l’idée d’aller se faire enlever quelques éclats  de grenailles qu’il portait encore dans le corps ainsi qu’un éclat qui était dans la chair de son pied.

Comme il n’avait pas de moyen de locomotion il alla à pied jusqu’à la gare la plus proche à environs six km, puis quand il revint chez lui toujours à pieds après son opération, il tomba dans les pommes car son pied le faisait horriblement souffrir et il avait perdu pas mal de sang en chemin.

Donc en comparant l’ennemi d’aujourd’hui qui attaque sans prévenir et l’ennemi qui avait envahi la France entre autre il y a plus de quatre vingt ans, il n’y a pas beaucoup de différences d’après ma vision de la situation car il faut s’adapter selon ses capacités et ses opportunités et essayer de passer entre les gouttes du mieux qu’on peut.

Mon grand-oncle Adolphe à droite de la photo attendant son ennemi un autre Adolphe qui commandait l'armée allemande. durant la guerre 39-45.

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Tambourissa purpurea

20 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FRUITS

Après avoir cherché puis trouvé ce que pouvais bien être cette chose étrange que j’ai trouvé dans ma mini-jungle, je suis tombé par hasard comme beaucoup de chercheurs sur le binôme de ce fruit étrange… qui ne se mange pas, m’a affirmé une personne de confiance.

En effet ce Tambourissa est un fruit rond, brun qui s’ouvre et laisse s’échapper des graines d'un beau rouge-orangé, puis le fruit tombe par terre en créant un contraste avec le sol, ce qui attire immanquablement le regard.

Ce fruit est particulièrement présent sur la côte-Est de Madagascar sur un arbuste persistant. De nombreuses espèces de cette famille sont limitées aux forêts humides des Mascareignes et principalement à Madagascar.

D’après la littérature, les feuilles de l’arbre Tambourissa purpurea servirait à faire des huiles essentielles dites hormones-like et comme je ne parle pas anglais et comme je suis d’une nature curieuse, j’ai désiré savoir ce que signifiait cet hormone-like.

 Donc, j’ai trouvé que les huiles essentielles dites hormones-like ont comme effet d’agir comme une hormone synthétique et d’équilibrer ou réguler les hormones de notre corps. Dont des produits issus de cette plante doués de propriété œstrogènes-like et antiallergiques… ne me demandez pas d’entrer dans les détails car je préfère me contenter des œstrogènes humains, même si elles ne sont pas toujours like.

 

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Randonnée dans la brousse de la côte-Est de Madagascar

17 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Hier, comme il faisait relativement beau après de nombreuses journées de pluie, je me suis dit que ce serait le temps idéal pour me déconfiner et sortir des sentiers battus.

 Je me suis donc engagé sur un sentier de sable blanc qui serpentait entre les broussailles de Psidium, d’anacardiers et autres espèces d’Eucalyptus. Parfois c’était la bruyère qui prenait le dessus et dans d’autres endroits c’était des fougères et notamment la fougère aigles qui est un indicateur de sol acide et pauvre ou la végétation a du mal à s’implanter si elle n’est pas acidophile.

Puis au détour du sentier j’ai longé une ancienne plantation d’ananas. Il est probable que dans le passé une case était implantée à cet endroit car en général il est extrêmement rare de voir des plantations loin des habitations de peur que les produits de la culture ne soient dérobés avant même qu’ils soient totalement mûrs.

Un peu plus loin une dépression avec un sol alluvionnaire permet à la végétation de former un écrin de verdure.

 

 

  

Cette dépression annonce le lit du canal des Pangalanes qui s’étire le long de la côte-Est sur près de 600 km mais dont une bonne partie est obstruée par les jacinthes d’eau qui empêchent la navigation ou encore des dépôts de sables qui ne permettent pas aux gros bateaux de transiter. La végétation y est  si dense par endroit qu’il est difficile de s’y frayer un chemin. Puis en regardant bien on peut découvrir une jeune pousse de Bois de rose (palissandre) ou encore d’être surpris par un vieil anacardier tortueux qui cherche désespérément la lumière pour étaler ses branches.

Parfois le sentier se rétrécie puis une trouée permet de d’avancer un peu plus facilement. Je poursuis mon chemin en me demandant ce que sera ma prochaine découverte.

Un papillon qui virevolte et se pose alternativement sur une fleur puis une autre attire l’attention.

 

Ce sont des Pervenches de Madagascar qui étaient son centre d’intérêt, une plante endémique qui naturellement a été exportée dans d’autres régions du monde car cette plante se reproduit très facilement sous les tropiques. Puis il y a cette autre plante qui forme des lianes et qui possède des tubercules ( Dioscorea bulbifera ).

Dianella ensifolia avec ses baies d’un beau bleu est actuellement en fruits et quelques fleurs de Psidium montrent le bout de leurs pétales. Puis en poussant plus loin les investigations, on se retrouve au bord d’un plan d’eau ferrugineuse où une grenouille effrayé cherche à disparaitre.

La nature est si diversifiée pour celui qui y est sensible et qui peut ainsi essayer de comprendre qu’il faut protéger ces endroits en ne laissant derrière lui que la trace de ses pas. En effet peu d’endroits au monde sont encore vierges et si ces endroits ne présentent pas d’intérêts pour les

hommes, il n’en est pas de même pour d’autres espèces du vivant dont l’homme n’est qu’un maillon. Et j’irai même jusqu’à prétendre que l’homme décidément a prouvé qu’il était le maillon faible du vivant car il a fait tout son possible pour dégrader, exterminer et  polluer la planète qui pourtant ne lui appartient pas car il n’est qu’un locataire de l’endroit où il vit.

La nature lui a tout donné pour lui rendre la vie plus agréable et quel a été le remerciement ? On ne peut espérer que l’homme se réveillera un jour et qu’il se rendra compte qu’il a emprunté le mauvais chemin en adorant le dieu argent et profit au détriment de la nature qui de toute façon lui survivra car l’homme aura causé sa perte en dégradant le trésor qui lui était offert. 

De nombreuses fleurs de nymphéas et des scirpes garnissent une partie de cette zone. Heureusement j’avais prévu de chausser mes bottes et j’ai pu ainsi longer le bord et je suis tombé sur un coin où nageaient des sphaignes, ce qui permet de me dire qu’un début de tourbière est en train de se former.

En se tournant vers la gauche, une barrière d’oreilles d’éléphant est plantée comme à la parade.

Les niaoulis, ces arbres qui bordent généralement les cours d’eau ou les lacs sont en fleurs. Et non loin un zébu est attaché avec une corde à la patte et me regarde d’un air de se dire que je ne fais pas partie de son monde.                                                                                                                                                                   

 Puis continuant le sentier on arrive près du canal des Pangalanes.     

Une pirogue attend son propriétaire, prête à se frayer un chemin à travers les scirpes et les joncs pour rejoindre les eaux plus profondes du canal. Un peu plus loin d’autres pirogues sont elles aussi tirées sur le bord car c’est très tôt le matin que les pêcheurs vont à la pêche et la journée leur femmes se rendent au marché local

pour vendre ce que leur mari aura réussi à ramener dans ses filets. parfois il faut patienter pendant des heures pour vendre le produit de sa pêche car la plupart des hommes valides ont comme gagne-vie la pêche que ce soit sur l'océan fougueux ou sur la calme canal des Pangalanes ainsi que les différents lacs et bras qui composent le canal.

Cheminant à travers cette végétation on peut croiser un éleveur qui amène son zébu à la pâture. Et passant sous un oranger on constate que de nombreux agrumes tombés à terre et qui pourrissent.

Après un dernier regard sur le canal des Pangalanes qui dort au milieu de cette végétation, il n’y a plus qu’à rebrousser chemin. Et arrivé un peu plus haut, on distingue tout au bout du canal l’endroit où le canal des Pangalanes est relié à l’océan Indien avec le pont qui l’enjambe et qui sépare la ville de la brousse de Madagascar ainsi que la fin de la route goudronnée vers le sud.

C’est dans cette ville de Mahanoro que partent de nombreux bateaux chargés d’approvisionner les villes et villages qui bordent la côte-Est et qui tacataquent à longueur de journée sur le canal.

Vue du canal des Pangalanes au coucher du soleil.

 

 

 

              

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Hibiscus ou pas Hibiscus ?  That is the question.

16 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Je possède sur le terrain près de la maison une plante très envahissante mais pourtant ravissante qui se permet de grimper jusqu’au sommet des arbres de ma mini-jungle.

Cette plante avec ses feuilles et ses tiges qui s’accrochent aux vêtements possède une multitude de fleurs qui, comme des étoiles décorent l’enchevêtrement des feuilles et des lianes qui composent la plante.

J’ai bien essayé d’identifier cette plante mais je n’ai pas trouvé le binôme exact car il existe de nombreuses espèces qui ressemblent à cette plante sans vraiment correspondre à la description exacte.

Comme je suis un peu tatillon, je préfère m’en tenir à simplement à admirer cette plante et tant pis si cette espèce n’a pas été vraiment décrite. Je pense que cela lui ferait une belle tige si on lui attribuait un nom scientifique… Même si l’homme aime bien insulter les plantes en latin.

Cette plante dissémine ses graines au point que les plantules forment un espace tapissant sur le sol et si on les laissait en place, il serait impossible de pénétrer à cet endroit car ce n’est pas tellement agréable de se frayer un chemin à travers une plante qui s’accroche à vous et qui peut même piquer un peu.

 

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Geastrum

15 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Comme ici sur la côte-Est de Madagascar il pleut presque toutes les nuits, il est naturel que les champignons montrent le bout de leur chapeau et certains sont assez étranges et ressemblent à tout sauf à des champignons.

Ainsi ce champignon avec ses branches en étoile qui a décidé de vider son sac contenant des spores  qui sont les éléments microscopiques permettant aux champignons de se reproduire. Dans le cas de ce champignon, ces spores sont contenues dans un sac qui protège les spores jusqu’à ce que le vent les emporte ailleurs où ils trouveront les conditions adéquates pour se reproduire.

Généralement on trouve ce genre de champignon dans l’humus des forêts. Comme il y a de nombreuses espèces de Géastres dans cette famille, je ne me risquerai pas à me prononcer car s’il ressemble au Geastrum triplex ainsi qu’au Geastrum sessile, il lui manque pourtant des caractères distinctifs pour en être sûr donc dans le doute…

On appelle ce genre de champignon Etoile de terre.

Il existe même dans cette famille une espèce hygrométrique qui ressemble et qui par temps sec replie ses branches sur le sac afin d’y appuyer et de chasser les spores contenues dans le sac. Par temps de pluie ses branches reprennent leur position en étoile et s’appuient sur le sol afin de surélever le champignon afin  de ne pas noyer ses précieuses spores dans une éventuelle flaque d’eau.

Qui a dit que les champignons n’étaient pas dotés d’une certaines intelligence ?

 

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E.V.N.I

14 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #INSECTES

Il y a quelques mois, j’ai trouvé une chenille et j’ai transmis les photos sur un site d’entomologistes mais malgré les nombreuses personnes qui ont visité les photos collées  sur le site, personne n’a réussi à mettre un nom sur l’espèce en question. Serait-ce une nouvelle espèce de larve d’insecte qui n’a pas encore été décrite ?

Il est fort probable qu’il existe à Madagascar de nombreuses espèces qui disparaissent avant même qu’on puisse les identifier car la culture sur brûlis, la déforestation et autres causes sont une véritable plaie pour le pays qui pourtant est d’une richesse incomparable sur le plan faunistique et floristique.

J’ose espérer que cette espèce ne finira pas dans les oubliettes de l’histoire et qu’on pourra un jour trouver une personne capable d’identifier l’espèce afin d’enrichir les connaissances sur le vivant afin de sensibiliser le plus grand nombre au trésor que la terre possède encore, même si le plus grand prédateur de la terre a déjà éliminé bêtement de nombreuses espèces pour la seule raison de faire du profit.

Ah oui j’oubliais de préciser qu’E.V.N.I veut dire Espèce Vivante Non Identifiée.

Si je devais la nommer je l'appellerai Chenille à antennes.

 

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J’ai rêvé d’un autre monde

13 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #REFLEXIONS

J’ai rêvé que j’étais avocat et que je voulais me rendre à News York pour un semestre d’études mais qu’on m’a empêché d’embarquer sous prétexte que j’avais lu un article sur les droits de l’homme sur Internet quelques jours auparavant et que j’avais été fiché : « Danger pour la sécurité nationale ». En effet, j’ai rêvé que le gouvernement de mon pays avait installé des centres de renseignements directement liés à tous les appareils connectés à Internet afin de contrôler les centres d’intérêts de tous les citoyens.

Un autre jour, alors que je suis entré dans un magasin pour acheter avec ma carte de crédit 250 gr de poisson, une boîte de pâté pour chien, une bouteille de limonade, en rentrant à la maison et en me connectant pour connaître les nouvelles du jour j’ai vu apparaitre une publicité pour du poisson, une pour de la nourriture pour chien et des pubs pour des sodas.

Je me suis demandé où ils avaient pêchés ces renseignements concernant mes achats. Il est évident que les commerçants afin d’optimiser leurs ventes vont chercher des renseignements tout azimut et même sur vos centres d’intérêt.

Puis j’ai rêvé aussi que suite à des manifestations dans les rues, l’interdiction de travailler à cause d’une grève, une fange de la politique qui dégradait, qui brûlait et qui saccageait juste pour montrer leur profond écœurement de la vie qu’on leur impose ou encore en commettant des attentats pour une raison ou une autre, le gouvernement pour rétablir l’ordre avait décidé de mettre toute la population du pays sous étroite surveillance.

Ainsi sous prétexte d’une simple visite médicale obligatoire, on prélève un peu de sang,  on scanne le visage et on prend naturellement les empreintes digitales ainsi qu’un échantillon de la voix afin d’établir une seconde carte d’identité « biométrique » qui se recharge ou se décharge selon le comportement de chaque individu.

Ainsi par exemple si vous commettez un larcin, ou si vous jetez un emballage ou un mégot par terre, automatiquement votre crédit de vie sera amputé d’un certain nombre de points… un peu comme le permis de conduire en France. Bien entendu on ne vous mettra pas en prison mais il vous sera impossible par exemple de prendre les transports en commun pendant un certain temps,( cela vous fera des pieds)… Si vous commettez un acte plus violent ou plus répréhensible, on vous bloquera votre compte en banque pendant un certain temps. Par contre si vous voulez gagner des « crédits » sur votre carte « biométrique », il vous suffira par exemple de dénoncer quelqu’un qui a commis une infraction ou d’aider un aveugle à traverser la rue, à faire un don du sang etc. car des caméras sont installées partout et tout est relié en permanence aux cartes biométriques de toute la population. En plus, ceux qui ont vraiment commis des crimes voient leur photos affichées partout, ils n’ont plus droit de voyager, plus de compte en banque, plus de travail et leur téléphone est mis sur écoute etc. autrement dit, ils n’ont plus aucun droit. Et naturellement ils seront obligés de suivre un traitement qui leur expliquera clairement leurs droits et leurs obligations.

Ainsi figurent dans la liste des obligations, le respect à la lettre des lois, obligé à une intégrité sans faille et la reconstruction d’une morale. Rien ne servira de porter un masque puisque on aura scanné également l’iris des yeux et grâce au GPS on pourra vous suivre partout car on vous aura également implanté une puce microscopique de la taille d’un grain de riz. Donc même si vous laissez votre téléphone chez vous, vous serez contrôlé perpétuellement par l’IA. Mais tout cela n’était qu’un rêve… Oufff !

 

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Avez-vous déjà mangé des oreilles de Judas ?

12 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Les oreilles de Judas sont des champignons qui poussent sur différents bois morts ou vivants qui normalement lorsqu’ils sont bien représentatifs ressemblent à des oreilles. Pourquoi leur attribuer le nom de Judas ? Tout simplement d’après la littérature, Judas se serait pendu à un sureau sur lequel poussent aussi parfois ces champignons.

On appelle souvent également cette espèce champignon noir chinois car les chinois exercent une culture massive d'une espèce ou variété de ces champignons.

On retrouve souvent ces champignons parmi les ingrédients qui composent les soupes chinoises ainsi que dans le riz cantonnais et autres recettes.

Ici à Madagascar, ce champignon n’est pas rare et on en trouve à acheter des espèces fraîches sur le marchés local et il suffit de les faire sécher au soleil pour pouvoir les conserver et les consommer au fur et à mesure des besoins.

Naturellement, comme tous les champignons d’ailleurs (y compris le champignon de Paris soit dit au passage), ce champignon contient également des toxines qui s’éliminent à la dessiccation ou à la cuisson.

Ce début d’année ayant été particulièrement pluvieux ici sur la côte Est de Madagascar on a vu des spécimens énormes au vu de la longueur d’un stylo Bic.

Nous en avons donc profité pour faire des réserves en les faisant sécher puis en les conservera dans un bocal hermétiquement clos pour pouvoir garnir certains plats cuisinés pendant la saison où on ne trouvera plus ces champignons.

 

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L’arbre des peaux-rouges.

9 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Il est en fleurs actuellement, Bixa orellana, cet arbre dont les graines ont permis aux indiens d'Amérique de se peindre le visage afin de paraitre plus effrayant aux yeux de leurs ennemis.

Cet arbre, c’est le rocouyer dont les graines ont une teinte rouge qu’on appelle d’ailleurs l’arbre rouge à lèvre chez les tahitiens. Cet arbre originaire d’Amérique du sud est très répandu dans les caraïbes mais on le trouve également à Madagascar comme ailleurs sous les tropiques car ses fleurs roses possèdent une douce couleur rose.

Le «fruit » de cet arbre ressemble à s’y méprendre à l’enveloppe du fruit du Nephelium lappaceum qui est tout simplement le ramboutan ou litchi chinois dont les enfants qui sont passés près de ma clôture l’année dernière ont chapardés tous les fruits. Mais les pauvres ont certainement été très déçus de ne pas trouver de fruits à manger en épluchant l’enveloppe du fruit mais simplement des graines.

Et pourtant ces graines d’un rouge sombre contiennent parfois jusqu’à cent fois plus de béta carotène que les carottes. On utilise également des colorants alimentaires réalisés avec ces graines (E 160b).

On peut laisser infuser ces graines dans de l’huile en chauffant légèrement sans faire bouillir et on obtient une huile rouge après avoir filtré les graines. Cette huile peut servir à donner une belle coloration à des aliments chauds ou froids.

Bien entendu on s’en sert également en cosmétique. Mais elles ont certainement aussi d’autres applications, ce qui n’est déjà pas mal pour un arbuste dont la couleur des graines à inspiré un mycologue à nommer le Cortinaire à couleur de rocou le Cortinarius orellanus champignon très toxique.

 

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L’arbre planté à l’envers

8 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Quand on regarde la photo des baobabs on pourrait s’imaginer que les racines sont plantées dans le ciel. Ce qui a inspiré une légende malgache qui nous dévoile que cet arbre impressionnant qui a été planté au jardin du paradis  était si impressionnant au vu de sa taille qu’il commença à mépriser les autres arbres moins majestueux et Dieu dans sa colère déracina l’arbre et le planta à l’envers ce qui occasionna cette différence entre ce tronc gigantesque et les branches ridiculement petites qui semblent s’ancrer dans le bleu du ciel.

On compte huit espèces de Baobabs au monde et six d’entre elles ne poussent naturellement qu’à Madagascar. Le tronc de ces arbres contient une grande réserve d’eau, ce qui permet à cet arbre de tenir sans problèmes lors des périodes de sécheresse. Beaucoup de ces baobabs ont plusieurs centaines d’années et sont encore des témoins des forêts primitives qui malheureusement ne sont plus guère que des vestiges bien maigres du passé qui faisaient de la Grande île des réserves faunistiques et floristiques uniques au monde.

J’ai eu la chance de sillonner l’allée des baobabs près de Morondave ainsi que d’admirer le gros baobab de Majunga et des arbres de cette espèce dans bien d’autres lieux de Madagascar.

J’ai eu la chance de pouvoir déguster également la pulpe des fruits du baobab. Cela ressemble un peu à des chamallows blancs et c’est un peu acidulé sucré.

Allée des baobabs sur la piste près de Morondave 

Deux baobabs s'aimaient d'amour tendre

L'énorme tronc du baobab de Majunga

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Tortillas olé !

7 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CUISINE

Quand ma divine Sergine se met à faire la cuisine, on en salive d’avance car elle aime inventer des trucs qui existent certainement déjà, mais elle préfère cuisiner selon ses propres idées avec ce qu’elle a sous la main. 

Donc comme j’ai commandé de la farine de maïs, elle a mélangé cette farine avec de la farine blanche puis une cuillère à soupe d’huile d’olive extra vierge, une cuillère à café de sel, curcuma, poivre etc., le tout dilué avec un demi verre d’eau et puis il n’y a plus qu’à pétrir, pétrir et encore pétrir avant de prendre son rouleau à pâtisserie initialement prévu pour m’attendre derrière la porte quand je rentre trop tard mais comme j’ai pris la résolution de ne plus sortir elle s’est résolue à utiliser son rouleau à pâtisserie pour étendre sa pâte aussi finement que possible puis la mettre à la poêle pour en faire une espèce de crêpe qu’elle a roulé après cuisson en introduisant des crevettes hachées, des herbes, quelques légumes et voilà le résultat après en avoir avalé la moitié.

 

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Qui veut des avocats ?

6 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FRUITS

En faisant ma petite virée matinale hier, je suis passé sous un de mes avocatiers et j’ai constaté que de nombreux avocats étaient tombés au sol. Je me suis donc hâté d'aller chercher un sac afin de ramasser les avocats avant que les chiens errants ne viennent les manger comme c’était le cas pour quelques avocats qui étaient déjà tombé les jours précédents.

Puis, j’ai confectionné des tortillas et autres tacos afin d’y tartiner ma guacamole issu d'un de mes avocats, mais je vous avouerai qu’on est vite rassasié et qu’on demande à changer de régime car trop c’est trop.

J’ai donc demandé à ma divine Sergine qui excelle en cuisine si elle ne voulait pas en distribuer un peu à sa famille et connaissances mais malheureusement comme c’est la saison des avocats il y en a des brouettes à vendre pour deux sous et plus personne n’en veut. Donc j’ai tenté de nourrir les lapins avec en prenant soin de ne pas leur en donner trop car je pense que ce n’est pas dans leur régime alimentaire de prédilection. Et effectivement après quelques hésitations mes lapins se sont régalés avec des avocats bien mûrs. J’ai essayé la même chose avec les canards et les poulets et là c’était un  échec complet car si d’habitude ces volailles se ruent sur tout ce qui est verdure, la gente ailée dédaigna hautainement mes avocats. J’ai donc eu l’idée de mélanger de l’herbe bien verte avec de la purée d’avocat et là toute la basse-cour s’est rué dessus.

Mais comme je ne veux pas exagérer non plus j’ai employé des avocats qui étaient trop mûrs pour alimenter la terre autour des plants de jeunes fruitiers afin que les microorganismes et les vers de terre puissent s’en gaver à leur tour car ici à Madagascar rien n’est perdu et tout est recyclé d’une façon ou d’une autre.

 

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La flamme des bois a enflammé mon cœur

5 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Youpiii ! J’ai réussi à avoir trois espèces de buissons avec des fleurs de couleurs bien distinctes les unes des autres. Pas sur le même arbuste bien entendu mais je ne rejette pas l’idée d’essayer de greffer les trois variétés ou formes de fleurs sur le même arbuste un jour.

Le vrai binôme de cet arbuste qu’on appelle communément Flamme des bois est en réalité : Ixora coccinea. Les branches de cet arbuste se bouturent très facilement ici sous les tropiques et je ne me prive pas de raccourcir les branches régulièrement afin de les bouturer et ainsi d’en faire de nouveaux buissons fleuris.

Alors que le monde est en ébullition de rage d’être privé de liberté à cause d’un minuscule virus improbable à limiter, ici au fond de ma brousse, je ne reçois personne et pourtant je suis relié au monde entier avec plus de 21 000 visiteurs avec qui j’ai le plaisir de partager mes découvertes et autres pensées au jour le jour.

 

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A nos aînés :

3 Avril 2021 , Rédigé par Fernand H. Publié dans #REFLEXIONS

La meilleure des générations est en train de mourir. Celles et ceux qui sans faire de longues études, ont tout  donné pour leurs enfants. Celles et ceux qui sans de grandes ressources les ont aidés et ont traversé des crises financières.

Ils sont en train de mourir.

Ils ont connu des temps de guerre, des restrictions, se contenter de peu, Ils ont eu des peines et des souffrances mais ne le disaient pas. Parfois, ils ont travaillé comme des bêtes, on disait d'eux qu'ils étaient plus vulnérables que quiconque. Comme ce fut pour leur vie, en silence ils meurent. Ils n'ont jamais osé penser à soulever le pays et pourtant ! Ils recherchaient des bonheurs simples comme partager un peu de la vie de leurs petits-enfants. Ils s'en vont sans déranger, ils seront toujours celles et ceux qui dérangent le moins, ils partent sans adieu.

Alors pour celles et ceux qui se plaignent tout le temps d’être confiné(e)s à la maison, parce que leurs salons de coiffure, d’onglerie ou bien même leurs salles de sports restent fermées, qu'ils ne peuvent pas faire la fête, partir en vacances et réclament toujours plus d'argent à l'Etat,

Par respect pour cette génération qui nous quitte sans bruit mais avec dignité, taisons-nous.

 

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Quelques vérités que nous sommes prêt d’oublier.

2 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #REFLEXIONS

Ainsi, nous sommes capables de fabriquer des millions d’allumettes avec une forêt plantée d’arbres. Mais une seule de ces allumettes peut réussir à elle seule  à éliminer tous les arbres de la forêt.

Donc il ne faut pas se croire supérieur à un virus minus qui est tellement petit qu’il est invisible à l’œil nu. Nous ne sommes pas maître de notre destin, même si nous pouvons influencer notre destin, il est impossible de prévoir ce qui peut arriver car que celui qui ne s’est jamais trompé se plaigne à son dieu car si l’homme a été créé selon certains à l’image d’un dieu, celui-ci s’est bien trompé pour certaines personnes.

Nobody is perfect disent les britishs car si tout était parfait nous ne pourrions pas comparer avec ce qui ne l’est pas, et dans ce cas il faudrait démolir ce qui est parfait pour être meilleur. Si, si, c’est inscrit dans nos gènes. Nous voulons être les plus beaux, les plus intelligents, les plus forts, les mieux renseignés, avoir de qui est le meilleur et ainsi de suite.

Mais finalement, nous ne sommes qu’un maillon du vivant et si notre inconscient nous guide à vouloir le meilleur pour nous c’est souvent aussi au détriment d’une autre espèce vivante que ce soit au niveau de la flore ou de la faune ou même vaincre le minéral en escaladant l’Everest…

 

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Le conte des dames voilées.

1 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Actuellement, et contrairement à l’hémisphère nord, à Madagascar c’est l’automne avec ses pluies nocturnes qui font émerger des merveilles de la terre. Ainsi j’ai rencontré un beau matin deux dames voilées alors que l’humidité du sol diffusait cette odeur agréable de géosmine et de pétrichor mêlé au doux parfum que dégageait la glèbe des dames voilées qui veulent attirer ainsi des insectes afin de disséminer leurs spores et se reproduire. Bien entendu il y a des espèces de la même famille en France qui ressemblent à ces dames mais sans le voile et qui ont une odeur repoussante et cadavérique.

Ces mystères de la terre me fascinent tous les jours car comme un enfant perdu dans un jardin d’Eden je me laisse envahir par tout ce que la nature offre à mes yeux et à mes sens.

Ces dames voilée qui semblaient s’aimer tendrement n’étaient naturellement pas les seules que j’ai rencontré car des dizaines d’autres de la même espèce avaient pris position dans des endroits qui convenaient le mieux à leur courte vie car si ces champignons peuvent se développer en quelques heures à peine, il suffira de quelques heures de soleil pour les faire mourir.

Leur cycle de vie se résume simplement à diffuser leurs semences afin de se reproduire mais dans la terre elles contribuent grâce à leur mycélium à décomposer partiellement la matière organique morte et ainsi faire partie du vivant de la terre en l’enrichissant à leur manière.

 

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Le lis zéphir rose ou  lis de la pluie.

31 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

J’ai eu la joie de découvrir après une bonne pluie nocturne ces belles fleurettes de couleur rose avec leur petite gorge blanche d’où sortent des étamines jaunes. Ce sont des fleurs rustiques et on n’a nul besoin de s’en occuper car elles possèdent des bulbes et ces fleurettes sont assez rustiques. On les trouve même à l’état sauvage ici à Madagascar.

C’est voir la vie en rose, quand la brousse s’éveille et qu’à l’ombre d’un grand Eucalyptus au milieu de l’herbe on peut s’émerveiller devant ces petites touches de couleur rose. Les toulous (Coucal de Madagascar) font entendre leur coucoulements, les abeilles bourdonnent autour des buissons de baies roses et des fleurs d’Acacia auriculiformis.

Que demander de plus à la vie quand on a la chance de pouvoir vivre dans un paradis sur terre. D’autant que c’est actuellement la saison des gaves qui sont les fruits sucrés du Psidium cattleianum qu’il suffit de cueillir au passage dans les nombreux buissons sauvages.

Zephyranthes rosea

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Miam miam !

30 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CUISINE

Je me suis procuré dernièrement quelques kg de farine de blé dur et naturellement ma divine Sergine qui excelle dans la cuisine nous a mijoté une tourte fourrée avec de la chair de camarons hachés menu qui sont de grosses crevettes roses de Madagascar pêchées à la pirogue dans l’océan indien à un jet de pierre de la résidence où nous habitons.

Elle n’a pas voulu dévoiler les autres ingrédients qu’elle a ajouté à la farce mais en tout cas ce n’était pas une plaisanterie car tout le monde a regretté que la tourte ne soit pas plus grande et qu’on n’a pas pu la partager en de plus gros quartiers. Bien entendu il y avait aussi de la salade verte et autres crudités en accompagnement et si je suis sage elle a promis de réitérer son exploit.

Ah oui vraiment , Madagascar est le paradis sur terre pour les vieux retraités français qui ne craignent pas les pandémies et qui ne sont pas masqués du matin au soir sous peine de récolter une amende salée.

 

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De l'eau dans les jambes

29 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #BLAGUES

Une petite histoire drôle d’un vieux monsieur qui se plaint d’être revenu de chez son médecin qui lui a diagnostiqué de l’eau dans les jambes.

Le vieux monsieur réfléchit puis il se dit :

«  J’ai bu chaque jour de ma vie du Schnaps avec mon café du matin, de la bière pendant la matinée, un apéro avant le déjeuner, du vin en mangeant à table, un digestif après le repas puis encore de la bière car les après-midi son longs et on a soif et je ne parlerais pas du repas du soir ou encore quand on avait des invités et que l’alcool coulait à flots.

Donc l’eau que j’ai dans les jambes ne peut provenir que du fait que je me brossais les dents chaque jour et que je me rinçais la bouche avec de l’eau  ».

 

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Enfer des pauvres et paradis des riches...

26 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" selon Victor Hugo dans l’Homme qui rit.

Pour certains malgaches pouvoir se payer une portion de vache qui rit est déjà le paradis car pour gagner sa croûte il faut affronter par exemple les éléments déchainés de l'océan Indien en découpant un vieux rafiot en ferraille échoué sur la plage avec un marteau et un burin en affrontant les vagues rageuse qui déferlent sur cet amas de ferraille..

De nos jours où le moindre clou est coupé avec une tronçonneuse on ne s’imagine même pas ce que c’est que de vraiment gagner sa vie en travaillant sans machine-outil. Et pourtant à Madagascar c’est chose courante que de couper de la ferraille en se servant d’un marteau et d’un burin.

Ici on connait la valeur du travail et on ne s’imagine même pas qu’on puisse travailler de façon différente car certaines personnes ne savent même pas ce que c’est qu’une machine électrique.

Maintes fois j’ai pu assister à la vison d’un travail harassant sous un soleil de plomb. Bien entendu pour nous qui ne sommes pas habitués à voir ce genre de travail cela parait invraisemblable mais ici à Madagascar il faut savoir qu’on n’attend pas une aide de l’état pour aller chercher son argent à la banque. Ici on vit au jour le jour et on ne sait pas ce que la marmite contiendra le lendemain. Peu de personnes peuvent compter sur un salaire en fin de mois et comme 90% du travail est dans l’informel, il n’y a naturellement aucune couverture sociale et quand on tombe malade, on ne mange pas si la famille ne vient pas en aide.

Il faut savoir qu’à Madagascar neuf personnes sur dix travaillent dans l’informel dont les trois quart sont dans le secteur agricole, donc non déclaré et sans couverture sociale. Ici on ne sait même pas ce que c’est que les congés payés et les chômeur ne savent pas ce que c’est que des indemnités de chômage.

Mais ils sont libres d’entreprendre sans demander trente six permissions, trente six autorisations, trente six conditions et autres interdits comme en occident. Bien sûr que cela engendre souvent des situations un peu rocambolesques ou encore des constructions légèrement hors normes. Mais après tout si on n’empiète pas sur les libertés de l’autre on arrive à vivre en communauté.

 

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Fruit de la passion, un délice des dieux.

25 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FRUITS

Sous la frondaison des arbres de ma mini jungle les lianes des fruits de la passion on créé un genre de tunnel et au plafond de ce tunnel pendent de délicieux fruits de la passion.

Quand on ramasse beaucoup de ces fruits qui sont tombés la nuit, on en fait un délicieux jus naturel et quand on n’en trouve qu’un ou deux, on les coupe au milieu et on déguste la chair juteuse et sucrée à souhaits.

Pour avoir de nouvelles lianes productrices de ces fruits, il suffit de jeter quelques graines près des broussailles ou des arbres afin que les lianes puissent s’accrocher. On peut également palisser les plants pour faire une culture intensive, mais pour ma part, je préfère de loin laisser faire la nature et ne pas commencer à vouloir produire un maximum de fruits d’une espèce au dépends d’autres espèces.

Toutefois, la forme des fruits qui poussent chez moi sont de couleur jaune et les fleurs sont autostériles c'est-à-dire qu’il faut plusieurs pieds  afin que les insectes puissent féconder les fleurs avec du pollen provenant d’autres pieds. La pollinisation croisée est obligatoire

Donc quand je savoure un fruit, je laisse toujours deux ou trois graines dans l’écorce du fruit et je le jette au hasard dans les broussailles afin qu’elles puissent germer, ce qui est fréquemment le cas s’il y a un peu d’humus et d’humidité.

Au soir de ma vie, je me contente de ce que la nature veut bien m’offrir et en aucun cas je ne me prendrai au jeu de vouloir produire plus que ce que j’ai besoin. Bien entendu, je ne suis pas capable de manger tous les avocats qui pendent aux branches d’un de mes avocatiers actuellement mais j’ai surpris ces jours-ci un chien errant qui est venu dévorer un gros avocat d’au moins un demi-kilo. Mais si j’arrive avant le chien je ramasse les avocats et je les distribue à ceux qui en veulent.

Passiflora edulis f. flavicarpa est son binôme

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Un magnifique champignon blanc

24 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Sur une branche pourrie d’un laurier rose j’ai eu la surprise de découvrir un champignon qui ne répond pas à des critères assez convainquant pour le déterminer d’une façon claire et nette car s’il ressemble à un autre champignon connu, il n’en a pas vraiment l’apparence. En effet les champignons de la même espèce peuvent prendre la plupart du temps des formes différentes mais il y a des caractères communs qui les distinguent.

Ce champignon dont j’ai trouvé deux exemplaires possède  un anneau très marqué sur le pied et qui me ferait penser à une mini-jupe des années soixante. J’ai eu beau chercher,  je n’ai rien trouvé de semblable dans la littérature.

Donc il se pourrait que ce soit une espèce qui n’a pas encore été décrite et j’aimerai tant lui donner un binôme sachant toutefois qu’il s’agit d’une espèce qui entre dans la famille des Lentinus ou assimilés.

Si j’avais le pouvoir de le décrire microscopiquement car on y découvre des caractères qui sont plus probants que la macroscopie et si j’étais en savoir de faire une description latine afin de faire valider un binôme, je l’appellerai Lentinus brevi habitu qu’on pourrait traduire par Lentin à robe courte.

Sachant que Madagascar est le pays par excellence de l’endémisme autant floristique que faunistique, rien ne serait étonnant que de nouvelles espèces non découvertes au monde puissent y évoluer.

 

 

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Une mignonne petite boule de piquants.

23 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Hier en me promenant près de mon bassin non loin de ma petite jungle j’ai vu quelque chose qui flottait à la surface de l’eau et quand je me suis approché j’ai constaté que c’était un petit Tenrec, un animal qui ressemble à un hérisson mais qui n’est pas de la famille des hérissons malgré qu’il soit couvert de piquants comme les hérissons. C’est une espèce endémique de Madagascar qui a été importé naturellement dans les îles voisines car certaines personnes consomment la chair de cet animal.

Naturellement l’animal était mort noyé. J’ai donc prospecté les alentours et j’ai découvert un autre petit Tenrec que j’ai délicatement capturé pour le soumettre à une série de photos et je suis allé le déposer loin du bassin près de mes clapiers à lapins où il pourra venir se réfugier bien à l’abri de la pluie et où il trouvera assez de fruits et autres insectes à manger et surtout où il sera éloigné du bassin malgré que les pentes ne soient pas trop abruptes afin que les animaux puissent tranquillement venir s’abreuver. Malheureusement comme l’herbe à couvert une partie du bord du bassin, certainement qu’il est resté accroché avec ses piquants dans cette herbe et qu’il n’a pas trouvé prise pour se sortir de ce piège.

Sachant que dans de bonnes conditions une femelle peut donner naissance jusqu’à une trentaine de petits en une fois, je vais donc entreprendre des prospections plus assidues pour essayer de sauver d’autres petits qui s’égareraient de ce côté du bassin. Naturellement j’ai nettoyé les abords du bassin afin d’éviter que d’autres petits se fassent prendre dans ce piège mortel.

Tenrec ecaudatus est son binôme

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Sous mon acacia je dormais heureux…

22 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Juste en face de la fenêtre de ma chambre à coucher pousse un bel arbre qui est actuellement en fleurs. Il s’agit d’un acacia apparenté au mimosa sauf que ses belles fleurs jaunes au lieu d’être des pompons comme chez les mimosas sont des inflorescences allongées et c’est le festival tous les matins avec des insectes bourdonnants qui viennent se gaver du nectar de ces fleurs parfumées qui m’enivre à chaque fois que je viens me reposer sous mon arbre.

La particularité de cet acacia c’est que ses gousses se tortillent pour ressembler à des oreilles d’où son binôme : acacia auriculiformis, (en forme d’oreille).

En plus de donner de l’ombre, cet arbre avec ses nombreuses feuilles qui tombent au sol forment une couche superficielle d’humus car le sable du sol n’est pas vraiment nourrissant pour les plantes par contre cet arbre pousse même sur des sols très pauvres et je suis obligé constamment d’arracher des jeunes pousses si je ne veux pas être envahi et que cela devienne une forêt qui m’empêcherai de sortir de chez moi. Bien entendu, dans les endroits qui ne sont pas encore planté par d’autres espèces je laisse faire la nature car cet arbre pousse à une vitesse incroyable, et en milieu favorable cet arbre peut atteindre une hauteur de 10 mètres en cinq ans. Soit une poussée de dix à vingt cm par mois.

Mais ce qui est très intéressant pour moi c’est que les lapins mangent également les feuilles de cet arbre, ce qui fait que lorsque je n’ai plus assez d’herbe pour les nourrir il suffit de leur offrir une petite branche garnie de feuilles pour les rassasier ponctuellement.

 

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