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Le paradis à Madagascar

animaux

Mes gentilles petites grenouilles arboricoles

1 Juin 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

N’ayant pas de grandes connaissances concernant le monde des amphibiens, je me contente de les observer et de leur laisser vivre tranquillement leur vie en essayant au maximum de préserver un milieu de vie qui leur est favorable.

Ces petites grenouilles sont très vulnérables, que ce soit dans le changement de leur habitat ou des conditions météorologiques, Et j’ai même lu quelque part qu’une maladie fongique avait causé la disparition de nombreuses espèces.

En effet le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, une espèce parasite aquatique et microscopique a fait disparaitre ou fortement diminué certaines espèces de batraciens. Ce champignon se trouve dans l’eau et les spores de ce champignon s’accrochent sur la peau des grenouilles et va ronger leur peau jusqu’à provoquer leur mort. Ce champignon a éliminé plus d’espèces que n’importe quelle autre maladie. Heureusement que certaines espèces d’amphibiens sont capables de résister à l’infection grâce à des capacités de résistance différentes selon les espèces. Parfois c’est simplement le système immunitaire plus performant d’une espèce qui permet de résister.

Ce champignon s’est propagé à cause du commerce d’espèces sauvages qui sont entré en contact avec des espèces locales vulnérables. Pour contrer les espèces de ce champignon mutant, ou qu’un autre champignon apparaisse et tue d’autres espèces d’amphibiens, il est nécessaire de réglementer d’avantage le commerce des espèces sauvages qui a mon avis devraient rester sauvages et qui n’ont rien à faire dans des cages, terrariums ou autres moyens de garder en captivité des espèces.

Ceci est un aspect négatif, le revers de la médaille concernant la mondialisation à outrance.

Chez moi, de nombreuses espèces peuvent être observées tous les jours sur les feuilles de différents arbres comme les orangers, citronniers, frangipaniers, cotonniers etc.

J’ai remarqué que ces gentilles petites grenouilles se cachaient sous les feuilles la nuit ou par temps pluvieux et se replaçaient sur le dessus des feuilles quand il faisait beau.

Certaines grenouilles cherchaient à se  cacher dans le feuillage et qu’il fallait vraiment une certaine patience pour être capable de les dénicher. En augmentant la végétation, j’aime penser que je favoriserais la multiplication des espèces, et cela ne me déplait pas.

Car parfois il faut simplement laisser une chance à la nature et qu’au lieu de tout raser ou de faire de la monoculture, il faut favoriser et laisser la nature se développer. Ici sur la côte-Est de Madagascar, le climat tropical permet aux plantes de croître beaucoup plus rapidement de dans les pays tempérés comme la France. Et les gentilés d’ici considèrent que nettoyer un terrain en supprimant même l’herbe, c’est avoir un environnement « propre ». Si on appelle parfois Madagascar l’île rouge, c’est simplement à cause de la déforestation massive qui a mis les sols à nu et qui a favorisé le lessivage des terres en empêchant la fixation des sols par le système racinaire des plantes.

Il est permis d’espérer qu’un jour l’homme prendra conscience que la nature est le plus grand trésor qui lui est offert et quand je vois les images désolantes de la surface de Mars pour laquelle on injecte des sommes folles je pense vraiment que l’homme est devenu stupide et qu’on l’encourage à devenir de plus en plus bête au lieu de le sensibiliser à la protection de ce que nous possédons de plus important, c'est-à-dire notre environnement sur terre. Que nous importe ce qu’il y a sur d’autres planètes car si nous ne sommes pas capables de vivre sur notre planète on ne vivra certainement pas mieux ailleurs. Pour ma part je laisse le monde s’éblouir dans les miroirs aux alouettes car pendant ce temps on me laissera vivre ma vie tranquillement selon mes convictions.

Je m'imagine peut-être à tort qu'en installant des baignoires naturelles pour les batraciens en garnissant mes arbres avec des plantes épiphytique je pourrai leur garantir une réserve d'eau car ces plantes ont la faculté de conserver de l'eau au centre de leur feuillage. Bien entendu toutes les grenouille ne pondent peut-être pas leurs œufs dans de l'eau, mais l'eau a également la faculté d'attirer des insectes qui eux pondent leur œufs dans de l'eau et qui de cette façon augmentent la nourriture de ces petits amphibiens qui se nourrissent d'insectes. Ces insectes qui pollinisent également des fleurs.

Baignoire naturelle

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Les escargonions tout mignons.

12 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Dernièrement en cherchant sous mes tables de la pépinière où je fais germer graines, noyaux et autres pépins, j’ai trouvé une coque de noix de coco avec un peu de terre et des œufs d’un beau jaune qui attire l’attention. Ne sachant ce que contenaient ces œufs, je les ai remis à l’abri où je les ai trouvé et hier matin j’ai eu la joie de trouver des tas de petits escargots qui avaient percé la coquille de leurs œufs et qui ressemblaient déjà à des escargots avec une minuscule coquille sur le dos.

Rien d’étonnant à cela car des escargots sont légions ici dans la brousse où ils trouvent nourriture en abondance quand c’est la saison des pluies nocturnes.

Cela me fait penser aux escargots qu’on ramassait en France pour les revendre à un traiteur ; C’est par seaux entiers qu’on a livré ces escargots à leur triste destin qui finissaient sur les tables des restaurants.

 Je me souviens de l’époque où pour chaque escargot on recevait un Ancien franc soit une piécette en aluminium. Pour ceux qui ne savent plus ce qu’était l’Ancien Franc, on pouvait acheter un paquet de gauloises pour  cent francs et pour y voir plus clair avec un euro de nos jours on pourrait acheter six paquets et demi de cigarettes de l’époque.

 

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Elle porte sa croix

8 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Elle, c'est une araignée que j'ai découvert en récoltant des baies roses sur un de mes nombreux buissons.

Elle me paraissait intéressante de par ses couleurs et des l'espèce de motif en croix qu'elle exhibe fièrement sur son dos jaune. Il est difficile de photographier une araignée qui veut se sauver pour se cacher dans le moindre recoin et j'ai été obligé d'utiliser des stratagèmes pour arriver enfin à la fatiguer assez pour qu'elle s'accorde une pause afin que je puisse la cadrer. Bien entendu je l'ai relâché exactement à l'endroit où je l'ai trouvé sans trop la perturber apparemment.

J'ai déjà découvert de nombreuses espèces faunistiques et floristique autour de la maison et j'ai l'impression que ce n'est pas terminé car à chaque fois que je mets le nez dehors j'ai de nouvelles surprises. Bien entendu il faut être sensibilisé à la nature pour voir des choses qui laissent indifférents de nombreuses personnes et dans ce cas précis je ne parle même pas des arachnophobes alors que les araignées nous préservent souvent des maladies tropicales car dans leur menu il y a certainement aussi les moustiques qui transportent et transmettent le paludisme qui se répandra inévitablement aussi dans l'hémisphère nord avec le réchauffement climatique.

 

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La couleuvre géante à nez plat

3 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Cela fait la troisième fois en ce mois d’avril que je me retrouve nez à nez avec ce grand serpent qui ne doit pas faire loin de 2 mètres de longueur avec une tête pourtant beaucoup plus petite par rapport au corps assez gros. N’ayant aucune compétence en herpétologie, je pensais naïvement qu’il s’agissait d’un boa.

0r, à chaque fois que je croisais ce serpent, il me fixait quelques secondes puis il allait se cacher dans la végétation environnante. Puis un jour je le retrouve près de mes clapiers à lapins et comme je n’étais pas loin de la maison, je me suis précipité pour attraper mon appareil photo et là comme il ne s’était pas trop éloigné j’ai enfin réussi à faire quelques photos de ce magnifique serpent.

Comme je suis d’un naturel plutôt curieux à défaut d’être instruit, j’ai donc essayé de trouver des  renseignements me permettant de déterminer cette espèce et à mon grand étonnement, ce qui se rapprochait le plus de cette espèce était une couleuvre, à savoir, la couleuvre géante de Madagascar ou encore la couleuvre à nez plat ou à groin.

C’est une espèce endémique de Madagascar qui a certainement été introduite ailleurs car l’homme veut comme d’habitude s’approprier la nature qu’elle soit faunistique ou floristique entre autres et naturellement comme je fais partie de cette espèce à deux pattes il m’arrive d’introduire des espèces floristiques qui viennent agrémenter ma biodiversité dans l’espoir de créer un paradis sur terre en accueillant toute faune qui voudra bien s’installer dans mon petit paradis.

Leioheterodon madagascariensis est le binôme latin de cette espèce de couleuvre qui fait certainement partie de la plus grande espèce de couleuvre du monde avec environs deux mètres de long.

On peut nettement distinguer sur cette photo que la tête est vraiment petite par rapport au corps. 

Il est très difficile de prendre des photos de cette couleuvre car elle se déplace assez rapidement et cherche toujours à disparaitre dans la végétation

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Madagascar le pays des surprises

28 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

« En allant m’ballader » commençait une chanson d’antan et c’est en sifflotant entre mes buissons de gaves (Psidium sp.) que j’ai été arrêté par une toile qui me barrait le passage. Sur cette toile, une chose triangulaire, colorée avec des pointes sur le dos attira mon attention. En regardant de plus près, je me suis aperçu que ce n’était pas un insecte car les insectes possèdent en général six pattes alors que là j’avais à faire à une espèce à huit pattes. Cela la classait dans la famille des araignées. Mais pas de n’importe quelle araignée car cette araignée était d’une forme triangulaire avec des pointes qui la rendait menaçante.

J’ai donc appelé mon fiston de huit ans en lui demandant d’aller vite me chercher mon appareil photo afin que j’immortalise cette espèce avant qu’elle ne décide de se cacher dans la végétation environnante. Décidément me dis-je la nature est vraiment imaginative pour créer cette sorte de merveille sur pattes capable de tisser sa toile entre deux buissons.

Comme je n’avais pas d’idée sur ce que pouvait être le binôme de cette espèce j’ai envoyé la photo sur un site d’insectes et un administrateur vient de me confirmer que cette espèce une Gasterocantha n’avait pas encore été décrite. Malgré qu’il existe des espèces un peu semblables aux Comores et Mascareignes ou ailleurs. L'espèce qui ressemble le plus à mon humble avis est Gasterocantha geminata qui a été découverte en Inde et au Sri Lanka et décrite par un certain Fabricius en 1798

L’identification d’une espèce est souvent délicate et il est important de prendre en compte le lieu de la découverte avec la végétation près de laquelle l’espèce a été découverte.

Pour cette espèce, tout ce qu’on peut dire, c’est que c’est une femelle adulte en fin de développement qu’on désigne sous le terme d’imago.

Voici les maigres renseignements que j’ai récoltés sur mes images transmises :

https://www.galerie-insecte.org/galerie/fiche.php?ref=279026

 
 

 

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Une mignonne petite boule de piquants.

23 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Hier en me promenant près de mon bassin non loin de ma petite jungle j’ai vu quelque chose qui flottait à la surface de l’eau et quand je me suis approché j’ai constaté que c’était un petit Tenrec, un animal qui ressemble à un hérisson mais qui n’est pas de la famille des hérissons malgré qu’il soit couvert de piquants comme les hérissons. C’est une espèce endémique de Madagascar qui a été importé naturellement dans les îles voisines car certaines personnes consomment la chair de cet animal.

Naturellement l’animal était mort noyé. J’ai donc prospecté les alentours et j’ai découvert un autre petit Tenrec que j’ai délicatement capturé pour le soumettre à une série de photos et je suis allé le déposer loin du bassin près de mes clapiers à lapins où il pourra venir se réfugier bien à l’abri de la pluie et où il trouvera assez de fruits et autres insectes à manger et surtout où il sera éloigné du bassin malgré que les pentes ne soient pas trop abruptes afin que les animaux puissent tranquillement venir s’abreuver. Malheureusement comme l’herbe à couvert une partie du bord du bassin, certainement qu’il est resté accroché avec ses piquants dans cette herbe et qu’il n’a pas trouvé prise pour se sortir de ce piège.

Sachant que dans de bonnes conditions une femelle peut donner naissance jusqu’à une trentaine de petits en une fois, je vais donc entreprendre des prospections plus assidues pour essayer de sauver d’autres petits qui s’égareraient de ce côté du bassin. Naturellement j’ai nettoyé les abords du bassin afin d’éviter que d’autres petits se fassent prendre dans ce piège mortel.

Tenrec ecaudatus est son binôme

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« La politique du cafard est d’éviter la langue du gecko ».

24 Février 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

« La politique du cafard est d’éviter la langue du gecko »

Cet adage est d’un poète malgache (Jean-Luc Raharimanana) que j'interpréterai de la façon suivante même si ce n'était pas vraiment dans ce sens que l'auteur le pensait: à mon avis: Si on veut éviter des ennuis… il vaut mieux éviter de les chercher. Et en ce moment c’est d’actualité à Madagascar où l’opposition du régime en place fait tout et n’importe quoi pour semer le trouble dans la population qui a pourtant d’autres chats à fouetter si vous permettez l’expression. Et tout naturellement il y a des poursuites pour « préserver l’ordre public et maintenir la sécurité des personnes et des biens ».

Pour ceux qui ne connaissent pas les geckos vraiment très nombreux à Madagascar, ce sont des reptiles ressemblant aux lézards mais qui peuvent rester accroché des heures au plafond ou sur les murs et même sur les vitres.

J’adore ces petits animaux qui se nourissent d’insectes et également de fruits. Ils porteraient malheur selon les croyances de certaines personnes ignorantes et superstitieuses, mais peut-être ont elles raison sur le fait que cela pourrait porter malheur à ceux qui n’ont de cesse de critiquer la politique ?

Il m’est déjà arrivé de domestiquer un gecko en lui présentant tous les jours des morceaux de fruit sur mon bureau tant qu’au bout d’un certain temps il venait directement chercher sa nourriture sur ma main.

Décidément Madagascar est vraiment le pays qui pourrait ressembler le plus au paradis terrestre… sauf pour les mécontents.

 

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L’or rose de Madagascar,

30 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

En plus des produits issus de l’agriculture comme la vanille, des litchis, des girofles, cacao, épices  et autres, les crevettes de Madagascar ainsi que d’autres produits halieutiques font également rentrer des devises étrangères dans le pays.

Les crevettes sont de l’or rose pour certaines sociétés qui sont depuis des décennies assises sur une immense fortune grâce à l’exportation des crevettes qu’on appelle des camarons ici à Madagascar.

Ces crevettes sont très recherchées également par les restaurateurs de la grande île… mais depuis qu’un certain virus a fait son apparition, les vols qui ramenaient des cargaisons de touristes qui faisaient le bonheur des restaurateurs sont suspendus et comme plus de touristes ne viennent à Madagascar, les restaurateurs ne font plus leur beurre avec les crevettes.

Par contre pour ceux qui sont restés à Madagascar, ils profitent de cette aubaine pour remplir leurs congélateurs à des prix modiques.

Nous avons donc acheté hier, une fois de plus une grande marmite contenant 350 crevettes pour un peu plus de 50€. Certaines de ces crevettes dépassaient en longueur celle de la main d’une personne adulte. Il est évident que dans un pays ou la majorité gagne moins de 2€ par jour, faire une pêche miraculeuse qui rapporte 50€ fait le bonheur du pêcheur.

A savoir que ces camarons ne sont pas des crevettes d’élevage et elles sont toujours pêchées le jour même par des piroguiers sur les côtes de l’océan Indien.

Et dire que le gouvernement précédent voulait brader cette richesse à des tas de navires-usines chinois qui auraient ratissées le fond côtes de Madagascar en quelques années et privé la population côtière de leur richesse. Heureusement qu’avec le nouveau gouvernement il semblerait que ces accords aient été annulés.

Certaines de ces crevettes sont plus longues que la main d'une personne adulte.

Cette bassine fait plus de soixante cm de diamètre et une hauteur de trente cm ce qui nous donne un beau volume en crevettes. 

Avec six belles crevettes on a déjà autant sur l'assiette qu'avec un beau steak.

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Le Blongio nain.

29 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Un jour des gamins sont venus me trouver pour me demander de leur racheter un drôle d’oiseau qu’ils avaient attrapé près de  son nid. Ne sachant pas à quelle sauce ce pauvre oiseau allait être mangé si je ne l’achetais pas, j’ai cédé et j’ai donné quelques menue monnaie en échange de l’oiseau.

Bien entendu la première chose que j’ai fait c’est de me renseigner sur le régime alimentaire de cet oiseau et j’ai ainsi appris qu’il se nourrissait de poissons, mollusques et autres petites proies. Comme je résidais à l’époque près d’un lac très poissonneux j’ai posé l’oiseau au bord du plan d’eau en ayant pris soin de mettre à sa disposition quelques petits poissons que j’avais pêché avec un piège tendu de grillage très fins. Naturellement l’oiseau s’est précipité vers les poissions encore frétillants et j’ai su que s’il restait au bord de ce lac il ne mourrait pas de faim.

Le lendemain je retrouvais mon oiseau à quelques mètres de l’endroit où je l’avais posé en train de scruter la surface de l’eau près du bord ou de tout petits poissons faisaient frémir la surface. Plus tard j’ai appris que cet oiseau portait encore son plumage juvénile. Comme il avait l’air de ne pas savoir comment attraper ces petits poissons j’ai donc continué à l’alimenter jour après jour avec des poissons que j’avais attrapé dans mon piège la nuit.

Au bout d’un certain  temps, je me suis rendu compte que l’oiseau avait perdu toute crainte envers les humains et qu’il venait même se poser sur la clôture qui bordait mon jardinet devant la maison et qu’il commençait à attraper lui-même ses proies.

Puis peu à peu ses apparitions devenaient plus espacées jusqu’au jour où il ne revint plus et je pense qu’il avait peut-être fait son nid ailleurs et comme je ne savais pas si c’était une femelle ou un mâle, je me suis imaginé qu’il a fondé sa propre famille quelque part dans la brousse bordant ce lac long de plus de 800 mètres.

Ixobrychus minutus est son binôme.

Ici sur la côte -Est de Madagascar le Blongio nain est appelé Tombatoratche. L'oiseau porte encore son plumage juvénile qui peut être confondu avec celui de la femelle de l'espèce. 

caché dans la végétation le Blongio nain scrute la surface de l'eau afin d'y attraper un poisson

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Le tangue de Madagascar.

23 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Encore une espèce endémique de Madagascar que j’ai confondu avec les hérissons bien connus en France. Et pourtant cette espèce n’a rien à voir avec les hérissons, même si la ressemblance est frappante et la taille pratiquement identique et pourtant cet animal serait plus proche de la famille des éléphants que celle des hérissons d’après la bibliographie.

Ici il est très commun autour de la maison car je laisse volontairement des tas de bois et de détritus organiques afin de laisser des abris pour la faune, que ce soit pour les serpents inoffensifs, les batraciens, les lézards et bien d’autres espèces qui trouvent ainsi un refuge pour se cacher ou encore se mettre à l’abri du soleil ou des affres du temps.

Pour en revenir à ce petit animal curieux, il ne sort que la nuit pour se nourrir autant de fruits tombés que de limaces, escargots et autres insectes, vers ou larves qui sont à son menu. Son museau est plus allongé que celui des hérissons et son corps est couvert de piquants comme celui du hérisson mais sa salive est toxique, chose rare chez les mammifères, et autre curiosité, il peut avoir entre vingt et une trentaine de petit en une seule portée.

C’est vraiment un curieux petit animal qui est bienvenu chez moi alors que les malgaches l’attrapent et le mangent. Il a d’ailleurs été introduit sur les îles de l’océan indien où il est chassé pour sa viande.

 

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Un caméléon qui veut imiter une branche

12 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Il est intéressant de noter la faculté des caméléons à se confondre avec leur environnement et c’est le cas de ce petit caméléon qui possède une espèce de corne sur son nez. Je ne sais pas à quoi peut servir cet appendice sauf à lui donner une apparence qui le distingue des autres espèces de caméléons. Comme je ne suis pas certain de son binôme je vais donc l'appeler Pinocchio à cause de son nez qui s'allonge quand il ment et  qu'il tient à se confondre avec du bois dont est fabriqué le vrai Pinocchio.

En effet, il a une faculté très surprenante de prendre la même couleur de son support, en l’occurrence d’une branchette avec la cerise sur le gâteau des ponctuations ressemblant à s’y méprendre au lichen qui colonise la branchette.

Nous avons déjà découvert de nombreux spécimens de cette espèce qui apparemment ne correspond pas vraiment aux autres espèces décrites et localisées ici sur la côte Est de Madagascar.

Maintenant que la végétation reprend du poil de la bête grâce aux efforts que j’ai apporté pour implanter une biodiversité floristique, j’espère vivement que la faune s’y trouvera à l’aise et recommencera à repeupler ce petit Eden que je suis en train de créer.

 

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Le Machaon citron vert

11 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Cela pourrait être un cocktail au citron vert mais ce n’est pas le cas car si la chenille du papillon appelé vulgairement  Machaon citron vert ou voilier échiquier est bien implantée sur les feuilles de citronniers et autres agrumes chez moi, cette chenille formera après plusieurs stades un beau papillon nommé Machaon citron vert (Papilio demoleus).

C’est la chenille de ce papillon qui est un ravageur des feuilles d’agrumes surtout des jeunes plants et je peux dire que j’en ai sacrifié des jeunes plants avant que quelques uns aient tout de même réussi à sauver leur peau et m’offrent  à présent des citrons, des pamplemousses ainsi que des oranges.

Tous ces arbres étant issus de pépins que j’ai plantés et qui ont germés avant de devenir des arbres fruitiers qui portent déjà des fruits  et tout ceci en moins de dix ans.

Il faut dire qu’ici sur la côte-Est de Madagascar les plantes poussent vite car le temps chaud et humide favorise beaucoup les poussées.

Mais il n’y a pas que les plantes qu’on veut introduire qui poussent vite car la concurrence est rude et souvent je suis obligé d’y mettre un holà si je ne veux pas que la concurrence déloyale s’installe car il y a des espèces de plantes inféodées qui ont un avantage sur le plantes qu’on introduit, donc il faut savoir ménager les papillons et les arbres fruitiers afin qu’une certaine harmonie s’installe.

Chenilles du papillon Machaon citron vert à un stade intermédiaire

Chenille adulte du papillon Machaon citron Vert

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Un amour de petit lémurien

12 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Il y a un peu plus d'une dizaine d’années quand je suis arrivé à Madagascar, un jour, plusieurs jeunes garçons sont venus me voir et ils m’ont présenté une petite boule de poils avec des yeux immenses qui me regardaient déjà avec une tendresse infinie.

Je ne me souviens plus pour combien d’argent ils voulaient me le vendre. J’ai d’abord été très peiné de savoir que des jeunes s’amusaient à braconner des espèces sauvages mais je me suis dit que si je ne prenais pas en charge ce pauvre animal, il risquait de mourir faute de soins.

Après avoir marchandé au prix le plus bas possible afin qu’ils comprennent que cela ne valait pas le coup d’aller braconner, j’ai donné à manger différentes sortes de fruits et je me suis rendu compte qu’il ne devait pas avoir mangé depuis longtemps. Bien entendu après avoir mis l’animal en confiance, j’ai coupé la ficelle qui était attachée autour de sa taille et je le gardais près de moi sans qu’il n’ait eu la moindre  envie de s’échapper.

Je me suis renseigné en ville et plusieurs vieux m’ont dit que dans le temps ils voyaient souvent ce genre de lémuriens qui se balançaient même sur les fils entre les poteaux électriques.

Au bout de quelques semaines mon petit lémurien ne voulait plus se séparer de moi et si je le posais délicatement parmi les plantes de la véranda, il pouvait faire des bonds de près de deux mètres pour venir se poser sur mes épaules ou sur le sommet de ma tête.

Même quand je le posais par terre, il sautait sur mon bras et s’accrochait tant qu’il pouvait. Il m’accompagnait ainsi pendant de nombreuses heures de la journée et il arrivait que la nuit il vienne se glisser sous mes draps et se lover près de mes jambes.

Cette espèce de lémurien n’a été décrite que ces dernières années par un groupe de scientifiques ils ont baptisé ce lémurien Cheirogalus grovesi en hommage  au célèbre primatologue et anthropologue Colin Groves décédé en 2018.

Avec ses grands yeux cette boule de poils me fixaient toujours intensément, et avec sa petite taille il avait conquis mon cœur et je lui laissais entière liberté de se mouvoir où il le désirait. La nuit il pouvait même s’aventurer dehors et mon espoir secret était qu’il lui revienne l’envie de s’échapper et de refaire sa vie loin des prédateurs à deux pattes que nous sommes.

Si au bout de quelques mois il s’est effectivement perdu dans la nature alors que c’était la saison des fruits sauvages, je me suis imaginé qu’il  ou elle, a trouvé l’âme sœur et que si je ne revois plus mon gentil lémurien nain, je lui souhaite une longue vie heureuse.

Il faut savoir que la biodiversité de Madagascar est littéralement rongée par la déforestation et le braconnage. Et selon certaines sources 90% des lémuriens seraient en voie de disparition.

Ce petit lémurien qui fait partie des plus petits primates de la planète à peine découvert est déjà sur la liste des espèces qui s’éteindront inévitablement sous la menace des cultures sur brûlis, de la déforestation et autres braconnages.

 

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