Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le paradis à Madagascar

la vie a madagascar

C’est décidé, je renonce désormais à conduire en voiture.

17 Juin 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Etant dans ma soixante quatorzième année et ayant eu mon permis de conduire à l’âge de dix neuf ans j’estime avoir assez été obligé de me déplacer en voiture particulière et de ce fait comme je possède encore un beau 4x4 Toyota Fortuner D-4D avec peu de kilomètres et qu’il ne sert à rien de le laisser dans mon garage sans rouler, j’ai estimé qu’il était temps de m’en séparer.

C’est un beau véhicule avec moins de 60  000 km même s’il a déjà dix ans car je l’ai acheté neuf pour la somme de 40 000€ et si je peux le vendre à moitié prix vu son âge, je m’estimerais heureux et je serai même prêt à négocier.

L’avantage sur de nombreux autres véhicules de ce genre, celui-ci possède trois rangées de sièges et c’est l’idéal pour faire des randonnées dans la brousse avec pas moins de sept passagers confortablement assis. D’autant que ce véhicule contrairement à beaucoup d’autres de son gabarit possède un blocage de différentiel sur les quatre roues ce qui est très pratique pour s’en sortir facilement  lorsqu’on est embourbé par exemple.

Je le regretterai naturellement mais à quoi bon vouloir garder un véhicule dont on ne se sert plus. Ma femme a bien essayé de le conduire mais elle dit qu’il est trop haut et trop imposant pour elle. En effet quand on est habitué à rouler en quad, on n’est plus dans la même catégorie de véhicule. Pour ma part j’ai décidé définitivement de raccrocher mes crampons et de devenir sédentaire car j’ai bien assez vu du monde sans avoir besoin encore de perdre mon temps derrière un volant, d’autant qu’on peut voyager virtuellement et faire le tour du monde en moins de quarante… minutes sur Internet.

 

Lire la suite

Le moyen qu’à trouvé ma belle-mère pour me remercier d’exister

16 Juin 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

C’était il y a quelques années de cela, ma belle-mère a voulu me témoigner sa reconnaissance en organisant une fête chez moi, ici sur la côte-Est de Madagascar. Elle a lancé les invitations tout azimut et pour nourrir tous les invités, un zébu a été mis à mort directement devant tout le monde et les morceaux de viande découpés ont été enveloppés dans des feuilles de Ravinala et offert à chacun. Naturellement il y a eu des discours de plusieurs personnes qui voulaient me remercier… d’exister tout simplement d’après le peu que j’ai pu interpréter à ma façon.

Il faut savoir que le plus beau cadeau qu’on peut offrir à quelqu’un c’est le sacrifice d’un zébu qui naturellement est partagé entre toutes les personnes présentes. En effet un zébu est considéré comme une caisse d’épargne. Dès qu’on peut se le permettre on achète un veau de zébu puis on le mène à la pâture tous les jours jusqu’à ce qu’on soit obligé de le vendre ou l’offrir pour une raison ou une autre. Une fête où il n’y a pas de viande de zébu n’est pas une vraie fête.

Et dans les villages de la brousse on peut voir les cornes de zébu qui sont cloué sur des maisons ou sur des poteaux pour qu’on puisse se remémorer ce jour afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli. Les zébus sont une vraie richesse car peu de personnes ont un compte en banque par contre de nombreuses familles possèdent un ou plusieurs zébus et tous les jours la viande de zébu est vendue sur le marché local. Souvent c’est sur un billot en bois que sont découpés à la scie ou à la hache les morceaux contenant des os. Tout est vendu, même la queue de zébu est utilisée pour faire une recette gourmande… Ne me demandez pas la recette car je ne mange pas de ce pain là.

Pas loin d'une centaine de convives attendaient patiemment que les orateurs aient terminé leurs discours vantant mes mérites avant de pouvoir recevoir leur petit cadeau. Je ne sais toujours pas si c'était moi ou le zébu qu'on fêtait...

Lire la suite

La mariée était trop belle

15 Juin 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Beaucoup de retraités sont venus cueillir de belles fleurs à Madagascar. Oui mais ça... c’était avant car depuis bien longtemps les vols vers Madagascar ont été annulés et il n’est plus possible, pour l’instant, de venir choisir une belle fleur des îles pour lui passer la bague au doigt et la ramener en France. Nombreux sont ceux qui ont tentés l’aventure en choisissant la plus belle femme du monde, la fleur des îles, celle qui n’a aucun défaut avant de vivre avec elle, avant qu’elle ait changé son statut de demoiselle en dame. Bien entendu, tout comme en France il y a des mariages heureux, il peut y avoir des mariages heureux aussi à Madagascar.

Mais il faut bien admettre qu’en épousant une femme qui a la moitié de l’âge de son époux et qu’on la ramenant en France, le beau retraité du haut de ses soixante piges et de sa petite retraite ne gardera pas son prestige de Brad Pitt qu’il avait à Madagascar… surtout s’il était déjà plutôt un Brad en piteux état.

Bien entendu on ne va pas condamner les jeunes femmes de Madagascar qui choisissent ainsi ce moyen d’améliorer leurs conditions de vie très précaires parfois car ici les jeunes personnes sans travail ne sont pas aidées comme en France avec des tas d’allocations. Non ici, c’est la débrouille. Ou alors tu vas tous les jours patauger pieds nus dans les rizières pour planter le riz avec lequel tu te nourriras ou alors tu essaies de trouver quelqu’un qui peut te sortir de ce bourbier en te passant la bague au doigt si nécessaire.

Ainsi, j’ai connu Max, entre autres. Il avait sa petite retraite de maçon de France et il est venu se perdre sur la côte-Est de Madagascar où il a connu Rose, une gentille jeune femme qui avait des charmes non cachés. Bien que notre ami Max soit un peu près de ses sous, selon une autre de ses conquêtes d’avant Rose, il n’a pas lésiné pour organiser un mariage somptueux en invitant qui le voulait bien pour remplacer sa famille qui est naturellement restée en France. Il a fait mettre les petits plats dans les grands on ne lésinant pas sur la pièce montée à plusieurs étages qui a fait le bonheur des invités qui en guise de dessert se contentait généralement chez eux d’un bout de pain trempé dans une tasse de café noir.

Notre ami Max était aux anges et avait loué la plus belle voiture pour en faire le tour de la petite ville en faisant klaxonner à tout va pour montrer son bonheur. Il avait l’air tellement heureux ce jour des noces et  il voyait déjà sa vie changer du tout au tout. Il rêvait déjà d’une vie paisible avec une femme qui lui préparerait ses repas, qui lui laverait ses vêtements et qui lui ferait son ménage en France sans qu’il n’ait plus à se soucier de l’intendance car la vie d’un vieux retraité en France qui vit seul n’est pas si enviable, même s’il possède déjà une maison et tout le nécessaire pour y mener une vie bien pépère.

Toujours est-il que Max a réussi à ramener avec lui en France celle qui devait partager sa vie et à qui il pourrait faire visiter sa région en France et surtout l’éblouir dans tous les magasins qui existent en France mais sont totalement inconnus ici dans la petite ville de la brousse d’où Rose n’est jamais sorti.

Bien entendu, quand on se marie avec une femme de Madagascar il est obligatoire de lui payer un billet d’avion aller-retour, au cas où la vie commune ne conviendrait pas à la belle et qu’elle puisse revenir sans être retenue prisonnière en France.

Et au bout de deux mois à peine, j’ai revu Rose qui est revenue à Madagascar car décidément après avoir tout vu, tout bu et tout lu en France, Le soleil de Madagascar commençait à lui manquer sérieusement. Mais poussé certainement par sa famille et ses proches qui lui ont fait comprendre l’importance de la chance qu’elle avait de pouvoir se refaire une vie bien meilleure en France, la belle s’en retourna en France… mais aux dernières nouvelles, elle aurait quitté son beau et vieux mari pour un autre bien plus jeune et aussi fortuné.

Ainsi va la vie, quand on veut réaliser ses fantasmes, il ne faut pas non plus croire aux miracles car si parfois le destin peut aller à notre rencontre on ne gagne pas au loto tous les jours.

 

Lire la suite

Ici on ne rit pas avec le riz,

3 Juin 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

La nourriture de base de pratiquement toute la population gasy est tout naturellement le riz. Ce riz cultivé à Madagascar est souvent un cultivar à grains rouges contrairement à d’autres sortes de riz dans le monde. Une bonne partie du riz consommé à Madagascar étant du riz importé car la production locale ne couvre pas les besoins et quand il y a des excédents de production, le tarif du transport ne permettrait pas d’en tirer profit donc on préfère nourrir volaille et porc avec les excédents.

Ici on appelle paddy le riz qui n’a pas encore été décortiqué et ma femme a été très fière de présenter son premier bouquet de paddy qu’elle avait semé elle-même. Elle a décidé d’en faire un symbole en formant un bouquet de paddy qui trône maintenant sur la table de la salle commune.

Oui, il faut savoir qu’ici à Madagascar on n’a que faire d’une salle à manger d’un salon ou autre pièces bien définie. La plupart du temps se passe dehors. Et en général une maison n’est faite que pour dormir et se protéger des pluies nocturnes.

Souvent les gens se lavent dehors dans un seau d’eau dans une rivière, dans un lac ou autre point d’eau.  Ici où je réside, bien entendu j’ai apporté un peu de confort car je dispose d’une salle d’eau, d’une cuisine interne ainsi que d’une cuisine à l’extérieur comportant un petit fourneau à bois et un grand four à bois, plusieurs chambres à coucher et une grande salle commune. La majeure partie de la maison est composée du hall d’entrée et d’une immense salle centrale qui à mon avis a été construite pour en faire un restaurant avec un bar qui me sert actuellement de bureau.

Ainsi va la vie à Madagascar et si on vend encore une variante de la vache qui rit dans les épiceries, ici c’est plutôt le riz qui rit qui est à l’honneur.

Ma divine Sergine qui brandit fièrement son premier bouquet de paddy. Bien sûr qu'elle est belle la statue de la liberté aux USA mais je ne l'échangerai pas contre ma femme qui brandit fièrement son flambeau de paddy.

Lire la suite

Mon couvert floristique et faunistique à Madagascar (étape 2)

25 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Suite l’article concernant la faune et la flore de ma niche écologique que je suis en train de concevoir sur la Côte-Est de Madagascar, loin de moi l’idée de vouloir créer un zoo ou un parc naturel, mon désir est simplement de m’entourer de toute forme de vie qui voudra bien s’inviter dans mon environnement.

Un de mes citronniers issus de graines d'un citron que j'ai semé et qui porte déjà de biens beaux fruits qui me permettrons pour certains d'assaisonner mes crudités et si d'autres personnes ou certaines espèces animales peuvent en profiter aussi, cela me ravira car j'aime partager. Au moins quand mon heure aura sonné et que je sois obligé de laisser ma place il restera un peu de moi-même.

Je considère qu’il devient important à mes yeux de permettre des interactions entre la végétation et le monde animal dont je fais partie moi-même. En effet je fais partie de la vaste famille des mammifères que contestent pas mal d’hommes qui pensent qu’ils sont supérieurs aux autres animaux car ils sont le gratin sur le dessus du panier des prédateurs.

C'est incroyable comme cela pousse vite ici sous les tropiques car des graines de cotonniers que j'ai récupéré sur un arbre ont donné en un an des jeunes cotonniers de plus d'un mètre de heut pour certains et qui portent déjà des bourgeons prêts à fleurir.

 

Sachant que la biodiversité d’un lieu est fonction des différentes espèces, je fais mon possible pour introduire le maximum d’espèces diverses afin de les associer aux espèces déjà présentes. Restaurer la diversité du vivant, voilà mon objectif. Et si cet engagement peut paraitre comme le travail du colibri qui apporte sa goutte d’eau pour éteindre un feu de forêt, je n’en ai cure, car ce qui m’intéresse le plus, c’est que cela m’apporte un sentiment de sérénité, une envie de continuer à exister non pas pour moi mais pour la chaîne du vivant qui me lie à la nature.

Un de mes corossoliers

(Annona muricataqui donnera certainement des fleurs et des fruits qui attireront les insectes ainsi que des oiseaux et peut être même des caméléons qui sentent bien que les insectes sont attirés par des fleurs et des fruits et je ne parle pas des autres frugivores

A l’heure où on favorise la monoculture tout azimut, je suis pour la variabilité du monde du vivant sous toutes ses formes et non pas au bricolage du génome a des fins de convoitise. La biodiversité comme je la vois sont d’établir une interaction entre les différentes formes de vie et laisser la nature évoluer librement sans vouloir artificiellement en tirer le maximum de profits.

Il faut bien se rendre compte que la diversité des espèces vivantes forment des écosystèmes qui forment la biosphère dont nous dépendons et sans laquelle nous ne serions plus de ce monde. Tout s’emboîte dans la nature par sa diversité génétique.

La citronnelle (Lemon gras) offre une excellente boisson glacée qui peut être considéré comme du Lemon tea ou tout simplement en infusion selon les goûts.

Lire la suite

Visite de ma niche écologique (étape 1)

24 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Comme tous les jours, j’aime me baigner dans les alentours de ma niche écologique où je fais mon possible pour créer une biodiversité qui tranche avec ce qu’on s’attend à voir sur la côte-Est de Madagascar. Ici, on se soucie peu de l’environnement car la préoccupation principale est de trouver de quoi faire bouillir la marmite de riz. Et je peux aisément comprendre, car se nourrir est le point essentiel pour rester en vie.

Bien entendu pour moi c’est facile de m’occuper d’autre chose que de songer à me remplir le ventre tous les jours car ma pension obtenue après plus de quarante ans de travail en France et dans des pays limitrophes me permet de vivre confortablement à Madagascar avec un niveau de vie plus de trente fois supérieur à celui d’un ouvrier malgache qui a trouvé un emploi.

Mon plus grand plaisir est de ramasser jour après jours les fruits de la passion qu'on appelle des grenadelles ici et avec lesquels nous faisons un jus naturel qui accompagne nos repas quand la récolte est suffisante.

Bien entendu, on peut concilier une vie facile en améliorant également les conditions de vie de plusieurs familles de gentilés. IL faut savoir que si on laisse la nature se développer selon ses propres lois, la biodiversité serait assez limitée car beaucoup d’espèces ont tendances à se multiplier et à envahir trop d’espace au détriment d’autres espèces. Donc il faut de la main d’œuvre pour guider un peu en limitant la prolifération de certaines espèces et en favorisant l’implantation d’autres espèces.

Quand les bougainvilliers étalent leurs branches et colorent cet écrin de verdure, cela me remplit de joie, un peu comme si j'avais des papillons dans le ventre. Rien ne peut remplacer le spectacle que la nature nous offre gratuitement avec une mise en scène parfois spectaculaire.

 

Il faut savoir que réguler une petite jungle n’est pas pareil que de planter un champ de patates. En effet on peut laisser la nature s’implanter selon ses lois mais quand c’est au détriment d’autres espèces il faut y mettre bon ordre (selon ma vision toute personnelle). Je ne dis pas que c’est ce qu’il y a de mieux car les plantes s’installent selon leurs propres lois qui sont les lois de la nature.

Les premières fleurette de frangipaniers font également leur apparition pour mon plus grand bonheur. La nature peut être si belle pour celui qui est capable de l'observer, de la comprendre et de l'aimer sans la dénaturer. Malheureusement de nos jours, de nombreuses personnes préfèrent les plaisirs virtuels.

Ainsi j’essaie d’associer des plantes un peu au hasard (ce qui n’est pas la meilleure méthode, je le conçois) car il faut des associations bien spécifiques à chaque espèces pour que les plantes puissent bénéficier des meilleures conditions, mais comme je suis loin d’être un scientifique en la matière, je préfère compter sur mes doigts plutôt que de résoudre des problèmes avec des formules mathématiques.

Bien entendu, la nature a aussi ses caprices et si un arbre pousse de travers, c'est qu'il obéit à des lois et ce n'est pas à nous de vouloir à tout prix remédier à cet état de choses. Mais quand arrive un cyclone, ce qui a déjà été le cas, La végétation souffre car le vent arrache feuilles et arbres.

A chacun ses méthodes. Ainsi à quoi me servirait de savoir résoudre des problèmes avec des formules mathématiques, chimiques ou autres et rester assis sur une chaise toute la sainte journée en me tournant les pouces ? Je suis de ceux qui testent et qui n’ont pas peur de se salir les mains tous les jours avec des ongles rempli de terre. (En me lavant trente six fois les mains dans la journée.)

Bien entendu il m’arrive aussi de mettre en branle mes quelques neurones actifs et au croisement de mes connexions neuronales mes synapses font le bon choix… parfois. Ce que je considère comme un avantage, c’est que je n’ai nul besoin de suivre un traitement de résilience à chaque échec car les échecs m’apprennent à construire mon expérience.

L'Allamanda ou trompette d'or est en temps normal un arbuste grimpant mais quand il n'y a pas de tuteur, cet arbuste étale longuement ses branches sur le sol, au point que dans certains pays cette plante est devenue envahissante. Pour ma part, je lui fais une coupe régulière afin qu'il ne dépasse pas certaines limites.

A suivre...

Lire la suite

Pourquoi tant de gaspillage ?

22 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

En cette ère de sur-consommation, de gaspillage des richesses naturelles et où la pollution a atteint un degré jamais atteint depuis que les humains sont sur terre, j’ai décidé de consommer moins, de me contenter de ce que je peux avoir et non pas de ce que je pourrais avoir.

Bien entendu quand on a été formaté et que toute sa vie on a baigné dans une population où le luxe était de mise et où on ne se rendait même pas compte de l’impact qu’on avait sur l’environnement, on a envie de devenir minimaliste quand on réfléchit un peu.

Il en est ainsi par exemple dès le matin qu’on se lève et qu’on est assis en pyjama ou à poil devant sa tasse de café. Ce café à été certainement produit en Colombie ou ailleurs et a parcouru des milliers de km pour être versé dans la tasse devant laquelle on est assis. Puis avant de boire son café, si on réfléchit bien on se dit que ce café a été filtré dans du papier qui a été fabriqué on ne sait où mais en ayant abattu un arbre pour fabriquer ce papier filtre. Mais il y en a qui ont évolué et qui ne se servent plus de filtre à café car ils possèdent une machine où il suffit de mettre des dosettes en alu ou en plastique. L’alu et le plastique sont des richesses naturelles et si des millions de personnes utilisent ces capsules ou dosettes, cela en fait des barils de pétrole ou des exploitations d’aluminium qui ne se renouvellera pas.

Pour ma part, mon café est issu de ma récolte ou des petits producteurs de la région. Mon filtre à café réutilisable est tressé avec des herbes ou feuilles de palmier. Je ne possède pas de moulin à café mais un mortier et un pilon pour réduire le café en poudre après l’avoir torréfié dans mon four à bois alimenté par du bois mort.

Bien entendu, je ne prétends pas avoir acquis la neutralité carbone ou autre perfection concernant la protection de la planète mais j’essaie au moins de réduire au maximum selon mes possibilités les pollutions et le gaspillage inconsidéré des matières premières.

J’apprends à devenir minimaliste après avoir été comme beaucoup de personne un gaspilleur. Il n’est jamais trop tard pour obtenir le pardon de la planète car nous n’en possédons pas d’autre et nous n’en posséderont pas d’autres contrairement aux idiots qui dépensent des milliards pour aller chercher de l’eau sur Mars alors que des humains meurent de soif sur terre.

Mais ce n’est que mon avis, celle d’un pauvre être inculte… mais heureux de vivre au paradis sur terre dans un coin perdu de Madagascar. Non, ne venez pas me rejoindre car j’aime la tranquillité et le calme ainsi que le bain que je prends tous les jours dans mon océan de verdure.

Ma belle-soeur qui réduit le café en poudre dans un mortier en bois et à l'aide d'un pilon qu'on conservera toute notre vie.

Mon fils à qui j'apprends du mieux que je peux à rester simple et à ne pas vouloir toujours posséder ce qui fait envie.

Il exhibe fièrement notre filtre à café à multiples usages.

Lire la suite

Les lavandières de Madagascar.

18 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

A une centaine de mètre de là où je réside, après de fortes pluies un lac d’une longueur de quelques centaines de mètres se forme et c’est le moment de l’année où les femmes viennent y laver linge, vaisselle et même se baigner tous les matins car ici, très peu de personne ont l’eau courante.

Si le mot lavandières sert souvent à désigner les femmes lavant le linge au bord de l’eau ou dans une fontaine publique comme c’était le cas en France dans la première partie du XXème siècle, C’était ne pas connaître la définition du mot lavandière car est lavandière généralement celle qui lave le linge des autres alors qu’ici à Madagascar on lave son linge en famille.

Ici dans la brousse ce sont les femmes qui viennent au bord de l’eau le matin avec une bassine en plastique placée sur la tête, le petit sachet en plastique de lessive dans l’autre main, et après avoir marché dans l’eau pour s’habituer à la température de l’eau, elle se lave le visage, puis les bras avant de soulever leur lambahoany (prononcé lambaoane) elle trempent leurs fesses dans l’eau pour laver cette partie de leur corps aussi. Puis elles se dirigent vers leur bassine et en sortent leur linge avant de remplir leur bassine d’eau puis elles commencent à laver leur linge dans la bassine en frottant énergiquement.

Pour ces femmes, c’est le moment de la journée où elles se retrouvent pour papoter, se raconter leurs petits secrets ou encore rire quand l’une ou l’autre raconte une chose amusante. Bien entendu tout en ayant ces activités elles doivent aussi s’occuper de leurs enfants qui eux aussi aiment barboter dans l’eau. Ces scènes font partie intégrante du paysage des la brousse de Madagascar.

Je me souviens du petit village de l’Est de la France au milieu duquel une fontaine-lavoir accueillait tous les jours le bétail qui venait s’abreuver puis à l’intérieur il y avait plusieurs bassins pour y laver son linge. Ce lavoir était alimenté en eau par une source d’origine naturelle. Cette eau était si limpide qu’il m’est arrivé souvent d’en boire directement au tuyau qui sortait de la bouche d’une figure de diable.

Ce lavoir du village était le symbole de plusieurs générations qui nous avaient précédés et quand le village a été raccordé au réseau d’eau et que tous les foyers étaient alimentés en eau, ce vieux lavoir qui ne servait plus a été démoli. C’est un peu comme si on voulait effacer une partie de la vie du village avant la modernisation qui a contraint les ménagères à rester chez elles en tournant le bouton de leur machine à laver électrique. C’est à cette période qu’à commencé la course à l’échalote, à celui qui pourrait se payer le plus de luxe, à celui ou celle qui aurait la plus grosse, la plus belle, la plus chère de tout ce que l’industrialisation pouvait apporter et qui a fini par faire endosser un gilet jaune à pas mal de retraitées et autres chômeurs, ainsi qu’à des mécontents de la vie qui pourtant ont retrouvé un peu de joie à pouvoir ensemble de nouveau déguster des saucisses grillées sur un rond-point devant un feu qui consumait du bois de palettes en riant et en blaguant. Puis un minuscule  intrus invisible à l’œil nu est venu définitivement enfermer les gens chez eux et à leur offrir de vieux films à la télé pour les dérider et tromper l’ennui pendant que la machine à laver lavait, essorait et séchait également le linge de la famille. Le malaise d’une grande partie du monde a débuté avec l’après-modernisme.

Heureusement, ici à Madagascar on sait encore vivre simplement et rire chaque jour car, qui est pauvre n’est pas pour autant malheureux.

Images prises en ce mois de mai entre la cote Est de Madagascar bordée par l'océan Indien et le canal des Pangalanes.

Lire la suite

Changement nécessaire de paradigme à Madagascar

1 Mai 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Hé oui, c’est fini les magouilles, les bizness qui rapportaient beaucoup d’argent en peu de temps. Avec le gouvernement actuel plus aucune concession n’est faite concernant la vente des richesses naturelles pour enrichir un membre du gouvernement, un membre de la législature ou de la justice... et je ne parle même pas de la police et autres institutions. Pour les ventes à l’étranger, les exportateurs doivent faire rentrer les devises dans le pays et ne pas ouvrir un compte à l’étranger comme c’était le cas pour beaucoup d’exportateurs.

 Tous les moyens étaient bons pour s’approprier de l’argent pour s’enrichir de manière illégale au détriment de la population qui en souffrait. Il a suffit d’un homme intègre à la tête du pays pour que cela change du tout au tout. Beaucoup se sont réfugié à l’étranger pour mieux pouvoir critiquer sans se faire taper sur les doigts. D’autres, qui espéraient encore s’en tirer sont dans le collimateur de la justice et il y a ceux pour qui il n’y avait pas de pardon qui sont entre quatre murs.

 Bien entendu l’opposition voudrait bien avoir du grain à moudre en espérant de mauvaises nouvelles ou des faux-pas, mais l’attente commence à amoindrir les revendications de l’opposition car avec les préoccupations relatives à la santé de la population. L’opposition qui avait encore espéré mettre son grain de sable dans les rouages en réclamant des vaccins a été entendue donc ; à elle de faire preuve de patriotisme en se faisant piquer les premiers afin d’être sûr que les vaccins qui sont sur le pas de la porte sont bien efficaces. En attendant le nombre de contaminations est à la baisse sans que personne n’ait encore été vacciné. En espérant que cela continue.

 

Lire la suite

Quand passe le courant à Madagascar

26 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Je n’ai jamais beaucoup voyagé dans ma vie car j’ai travaillé manuellement pendant quarante deux ans et demi. Quand je suis arrivé à Madagascar après avoir obtenu ma retraite, j’ai constaté que s’il y avait de nombreuses coupures de courant qu’on appelle ici les délestages, par contre le courant passe très bien dans la population, et même si les étrangers sont vus plutôt comme des portefeuilles sur pattes, on trouve ici une joie de vivre une envie de communiquer, même si souvent on ne parle pas la même langue.

Peut-on être pauvre et heureux en même temps ? Je réponds oui. Peut-on être riche et malheureux, je répondrai oui également car j’ai constaté que de nombreuses personnes en France avait le « mal vivre »  en eux, une espèce de mécontentement de recherche de l’impossible alors qu’ici les gens se contentent de ce qu’ils ont et ce qu’ils ne connaissent pas ne peut en aucun cas leur manquer.

Bien entendu tout n’est pas toujours bien cadré bien entretenu, bien net comme nous l’entendons mais ici à Madagascar, c’est la débrouille, l’ordre dans le désordre, l’opportunisme parfois aussi mais on est heureux d’exister de pouvoir partager son dernier grain de riz, d’être ne mesure de sourire, de rire, d’être heureux.

Si pour ma part, je me débrouille comme je peux en tant qu’électricien par nécessité, je constate quand même qu’il y a des travaux exécutés par des électriciens de métier qui laissent à désirer. Mais qui suis-je pour porter un jugement sur des choses que je ne connais pas ou si peu.

Toujours est-il que j’ai trouvé amusant la façon dont on distribue le courant électrique à Madagascar… voir image ci-dessous. Mais ne faisons pas d’un cas une généralité car Madagascar est et restera pour moi un paradis sur terre car j’y ai trouvé mon paradis.

 

Lire la suite

Madagascar et ses paradoxes.

22 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Il y a maintenant près de quinze ans quand je suis arrivé à Madagascar, comme de nombreux touristes j’ai loué une chambre dans un hôtel. Je me souviens que cela me revenait à environs 200€ par mois pour une chambre. Bien entendu ce n’est pas cher comparé à la France, mais en quinze ans ces tarifs ont certainement évolués également. Et naturellement j’étais obligé de manger tous les jours dans un restaurant à  cette époque. Sachant qu’il n’est pas convenable pour un client d’aller inspecter les cuisines et ce qu’il y a réellement dans la composition des menus avant de passer commande, je me suis demandé s’il n’était pas plus intéressant pour moi de louer une chambre avec salle de bain attenante chez un privé.

J’ai donc consulté plusieurs agences immobilières mais aucune ne proposait vraiment ce que je cherchais. Puis un jour, passant devant un immeuble non loin de l’ambassade de France je vois une pancarte où était écrit maladroitement à la peinture bleue « AGENCE IMMOBILIERE MENDRIKA ».

Comme les portes étaient ouvertes j’ai risqué un œil à l’intérieur et j’ai constaté que l’agence comportait une petite pièce de trois mètres sur trois avec un bureau branlant et un banc collé contre un mur sur lequel étaient assis plusieurs personnes.

Bien entendu quand on voit un visage pâle à Madagascar cela correspond à un portefeuille bien garni sur pattes. Celle qui semblait être la directrice de cette agence s’est levé de sa chaise vétuste et tout de suite s’adressa à moi avec un grand sourire, laissant sa discussion avec les autres personnes en suspend.

Je lui expliquais donc ce que je désirais et elle me dit tout de suite qu’il n’y aurait aucun problème et qu’elle ferait tout pour que je trouve ce que je cherche. Elle me dit aussi que chaque visite me couterait la somme de 1,11€ sans les frais de transport. Comme j’avais acheté à l’époque un scooter 125 cm3, elle accepta de m’accompagner par ce mode de locomotion bien plus pratique qu’un taxi qui aurait eu du mal à se déplacer dans les embouteillages constants de la capitale.

Nous avons donc visité non loin du centre-ville plusieurs appartements, mais aucun ne correspondait à ce que je voulais car soit c’était délabré, soit il n’y passait pas un seul rayon de soleil car c’était entouré d’autres immeubles.

Puis voyant que rien ne convenait à ce que je désirais, elle me proposa un studio un peu à l’écart du centre ville sur la route qui mène à l’aéroport International. Nous avons donc pris rendez-vous avec la propriétaire de la maison qui était inspecteur du travail et son mari qui était ethnologue au Centre National de Recherche de l’Environnement.

Nous sommes entré dans la maison qui était entouré d’un mur en briques de deux mètres de haut avec du fil de fer barbelé au-dessus, ce qui me paraissait déjà une mesure de sécurité qui me convenait. Puis on me présenta la pièce avec une salle d’eau attenante. La pièce était grande, propre éclairée par des fenêtres sur trois côtés et ces fenêtres comportaient une protection en fer forgé ce qui était une protection supplémentaire.

Le seul inconvénient c’est que la salle de bain n’avait pas d’eau chaude. Mais la propriétaire me dit tout de suite que cela ne poserai pas de problèmes si je payais un ballon d’eau chaude elle serait d’accord pour l’installer et que naturellement je ne payerai pas de loyer jusqu’à ce que le ballon d’eau chaude me soit remboursé.

Je n’en espérais pas tant et nous avons donc signé un contrat de bail en bonne et dû forme.

Les propriétaires vivaient à l’étage au-dessus et nous sommes devenus assez rapidement de bons amis car c’était des gens charmants avec quatre enfants très bien éduqués et une jeune femme de ménage qui veillait sur la maison et faisait les travaux ménagers en l’absence de la famille.

Au bout d’un certain temps, j’ai compris qu’ils ont loué la partie où j’ai résidé afin de pouvoir payer un étage supplémentaire à leur maison car les trois filles ainsi que la femme de ménage étaient dans l’obligation de dormir dans une seule petite chambre et le garçon dormait sur le canapé installé dans la cuisine qui comportait également un escalier en colimaçon pour monter à l’étage.

Je me sentais vraiment à l’aise chez cette famille et naturellement je n’ai fais aucune objection à ce que le montant de la location soit augmentée chaque année car le loyer me revenait à moins de 50€ par mois. Bien entendu la facture d’eau et d’électricité était en plus car ils avaient pris la précaution d’installer deux compteurs électriques et nous partagions la facture d’eau qui était minime.

Bien entendu j’ai beaucoup voyagé à l’époque car je voulais connaître les autres régions de Madagascar et naturellement à l’époque je ne possédais pas encore de visa permanent et j’étais obligé de rentrer en France tous les trois mois. Car il me fallait aussi vendre tout ce que je possédait en France pour me sentir vraiment libre et de ne plus avoir un boulet à trainer derrière moi et des impôts fonciers à régler chaque année.

Puis un jour j’ai eu un coup de cœur pour une région de la côte-Est de Madagascar où j’ai commencé à construire un abri puis une maison et j’espaçais de plus en plus mes visites dans la capitale. Quand ma maison fut achevée, et naturellement l’étage des propriétaires dans la capitale terminé également, je me suis dit qu’il était temps de rendre le studio que j’avais loué mais j’ai décidé de mon plein gré de payer encore trois mois de loyer afin que les propriétaires puissent chercher un autre locataire s’ils le désiraient. Mais comme l’agrandissement de leur maison a été finalisé également, ils n’ont pas jugé nécessaire de relouer mon studio qui a été occupé par leur fils. Ils m’ont gentiment invité à leur table encore avant que je parte définitivement m’installer sur la côte-Est.

En conséquence, je me suis dit qu’il ne fallait pas juger de l’aspect d’une agence immobilière pour trouver ce qu’on cherche car comme aurait dit un certain Plutarque, « Barba non facit philosophum » ( la barbe ne fait pas le philosophe ).

 

Lire la suite

Randonnée dans la brousse de la côte-Est de Madagascar

17 Avril 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Hier, comme il faisait relativement beau après de nombreuses journées de pluie, je me suis dit que ce serait le temps idéal pour me déconfiner et sortir des sentiers battus.

 Je me suis donc engagé sur un sentier de sable blanc qui serpentait entre les broussailles de Psidium, d’anacardiers et autres espèces d’Eucalyptus. Parfois c’était la bruyère qui prenait le dessus et dans d’autres endroits c’était des fougères et notamment la fougère aigles qui est un indicateur de sol acide et pauvre ou la végétation a du mal à s’implanter si elle n’est pas acidophile.

Puis au détour du sentier j’ai longé une ancienne plantation d’ananas. Il est probable que dans le passé une case était implantée à cet endroit car en général il est extrêmement rare de voir des plantations loin des habitations de peur que les produits de la culture ne soient dérobés avant même qu’ils soient totalement mûrs.

Un peu plus loin une dépression avec un sol alluvionnaire permet à la végétation de former un écrin de verdure.

 

 

  

Cette dépression annonce le lit du canal des Pangalanes qui s’étire le long de la côte-Est sur près de 600 km mais dont une bonne partie est obstruée par les jacinthes d’eau qui empêchent la navigation ou encore des dépôts de sables qui ne permettent pas aux gros bateaux de transiter. La végétation y est  si dense par endroit qu’il est difficile de s’y frayer un chemin. Puis en regardant bien on peut découvrir une jeune pousse de Bois de rose (palissandre) ou encore d’être surpris par un vieil anacardier tortueux qui cherche désespérément la lumière pour étaler ses branches.

Parfois le sentier se rétrécie puis une trouée permet de d’avancer un peu plus facilement. Je poursuis mon chemin en me demandant ce que sera ma prochaine découverte.

Un papillon qui virevolte et se pose alternativement sur une fleur puis une autre attire l’attention.

 

Ce sont des Pervenches de Madagascar qui étaient son centre d’intérêt, une plante endémique qui naturellement a été exportée dans d’autres régions du monde car cette plante se reproduit très facilement sous les tropiques. Puis il y a cette autre plante qui forme des lianes et qui possède des tubercules ( Dioscorea bulbifera ).

Dianella ensifolia avec ses baies d’un beau bleu est actuellement en fruits et quelques fleurs de Psidium montrent le bout de leurs pétales. Puis en poussant plus loin les investigations, on se retrouve au bord d’un plan d’eau ferrugineuse où une grenouille effrayé cherche à disparaitre.

La nature est si diversifiée pour celui qui y est sensible et qui peut ainsi essayer de comprendre qu’il faut protéger ces endroits en ne laissant derrière lui que la trace de ses pas. En effet peu d’endroits au monde sont encore vierges et si ces endroits ne présentent pas d’intérêts pour les

hommes, il n’en est pas de même pour d’autres espèces du vivant dont l’homme n’est qu’un maillon. Et j’irai même jusqu’à prétendre que l’homme décidément a prouvé qu’il était le maillon faible du vivant car il a fait tout son possible pour dégrader, exterminer et  polluer la planète qui pourtant ne lui appartient pas car il n’est qu’un locataire de l’endroit où il vit.

La nature lui a tout donné pour lui rendre la vie plus agréable et quel a été le remerciement ? On ne peut espérer que l’homme se réveillera un jour et qu’il se rendra compte qu’il a emprunté le mauvais chemin en adorant le dieu argent et profit au détriment de la nature qui de toute façon lui survivra car l’homme aura causé sa perte en dégradant le trésor qui lui était offert. 

De nombreuses fleurs de nymphéas et des scirpes garnissent une partie de cette zone. Heureusement j’avais prévu de chausser mes bottes et j’ai pu ainsi longer le bord et je suis tombé sur un coin où nageaient des sphaignes, ce qui permet de me dire qu’un début de tourbière est en train de se former.

En se tournant vers la gauche, une barrière d’oreilles d’éléphant est plantée comme à la parade.

Les niaoulis, ces arbres qui bordent généralement les cours d’eau ou les lacs sont en fleurs. Et non loin un zébu est attaché avec une corde à la patte et me regarde d’un air de se dire que je ne fais pas partie de son monde.                                                                                                                                                                   

 Puis continuant le sentier on arrive près du canal des Pangalanes.     

Une pirogue attend son propriétaire, prête à se frayer un chemin à travers les scirpes et les joncs pour rejoindre les eaux plus profondes du canal. Un peu plus loin d’autres pirogues sont elles aussi tirées sur le bord car c’est très tôt le matin que les pêcheurs vont à la pêche et la journée leur femmes se rendent au marché local

pour vendre ce que leur mari aura réussi à ramener dans ses filets. parfois il faut patienter pendant des heures pour vendre le produit de sa pêche car la plupart des hommes valides ont comme gagne-vie la pêche que ce soit sur l'océan fougueux ou sur la calme canal des Pangalanes ainsi que les différents lacs et bras qui composent le canal.

Cheminant à travers cette végétation on peut croiser un éleveur qui amène son zébu à la pâture. Et passant sous un oranger on constate que de nombreux agrumes tombés à terre et qui pourrissent.

Après un dernier regard sur le canal des Pangalanes qui dort au milieu de cette végétation, il n’y a plus qu’à rebrousser chemin. Et arrivé un peu plus haut, on distingue tout au bout du canal l’endroit où le canal des Pangalanes est relié à l’océan Indien avec le pont qui l’enjambe et qui sépare la ville de la brousse de Madagascar ainsi que la fin de la route goudronnée vers le sud.

C’est dans cette ville de Mahanoro que partent de nombreux bateaux chargés d’approvisionner les villes et villages qui bordent la côte-Est et qui tacataquent à longueur de journée sur le canal.

Vue du canal des Pangalanes au coucher du soleil.

 

 

 

              

Lire la suite

Enfer des pauvres et paradis des riches...

26 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" selon Victor Hugo dans l’Homme qui rit.

Pour certains malgaches pouvoir se payer une portion de vache qui rit est déjà le paradis car pour gagner sa croûte il faut affronter par exemple les éléments déchainés de l'océan Indien en découpant un vieux rafiot en ferraille échoué sur la plage avec un marteau et un burin en affrontant les vagues rageuse qui déferlent sur cet amas de ferraille..

De nos jours où le moindre clou est coupé avec une tronçonneuse on ne s’imagine même pas ce que c’est que de vraiment gagner sa vie en travaillant sans machine-outil. Et pourtant à Madagascar c’est chose courante que de couper de la ferraille en se servant d’un marteau et d’un burin.

Ici on connait la valeur du travail et on ne s’imagine même pas qu’on puisse travailler de façon différente car certaines personnes ne savent même pas ce que c’est qu’une machine électrique.

Maintes fois j’ai pu assister à la vison d’un travail harassant sous un soleil de plomb. Bien entendu pour nous qui ne sommes pas habitués à voir ce genre de travail cela parait invraisemblable mais ici à Madagascar il faut savoir qu’on n’attend pas une aide de l’état pour aller chercher son argent à la banque. Ici on vit au jour le jour et on ne sait pas ce que la marmite contiendra le lendemain. Peu de personnes peuvent compter sur un salaire en fin de mois et comme 90% du travail est dans l’informel, il n’y a naturellement aucune couverture sociale et quand on tombe malade, on ne mange pas si la famille ne vient pas en aide.

Il faut savoir qu’à Madagascar neuf personnes sur dix travaillent dans l’informel dont les trois quart sont dans le secteur agricole, donc non déclaré et sans couverture sociale. Ici on ne sait même pas ce que c’est que les congés payés et les chômeur ne savent pas ce que c’est que des indemnités de chômage.

Mais ils sont libres d’entreprendre sans demander trente six permissions, trente six autorisations, trente six conditions et autres interdits comme en occident. Bien sûr que cela engendre souvent des situations un peu rocambolesques ou encore des constructions légèrement hors normes. Mais après tout si on n’empiète pas sur les libertés de l’autre on arrive à vivre en communauté.

 

Lire la suite

La vie ordinaire des gentilés de la brousse à Madagascar

16 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Dans la brousse à Madagascar, personne n’a d’eau courante au robinet et souvent il n’y a pas de puits non plus. D’ailleurs à quoi servirait un puits là où il y a autant d’eau qu’on le désire ?

Donc en face de chez moi il y a une vallée qui se remplit au fur et à mesure des pluies nocturnes et cette étendue d’eau sert autant aux gamins pour aller à la pêche que pour les adultes s’y tremper leur derrière ou se laver les dents que pour y laver le linge ou y faire la vaisselle.

C’est bien plus pratique que de tirer de l’eau avec une corde et un seau d’un puits.

Donc tous les matins, c’est le défilé, et les uns après les autres viennent du village situé à quelques centaines de mètres  barboter dans cette eau qui en même temps est très poissonneuse puisque les enfants viennent y pêcher de la blanchaille avec des cannes à pêche bricolées par leurs soins ou alors avec des bouts de moustiquaire qui leurs servent de filets. Souvent, les enfants repartent avec assez de poissons pour agrémenter d’un peu de protéines animales le repas de midi.

Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas se permettre d’acheter du charbon de bois et qui vont simplement chercher du bois dans les broussailles afin de pouvoir alimenter le feu qui sert à faire cuire le riz qui colle au fond de la marmite en aluminium.

D’autres un peu plus fortuné se servent du fatapera un petit fourneau en tôle prévu pour brûler du charbon de bois. Souvent il flotte dans l’air une odeur de riz brûlé qui va servir à préparer une boisson que de nombreuse personnes ont l’habitude de boire en accompagnement de leur repas.

Les gens vivent de peu, et s’il y a des personnes, surtout des hommes, qui essayent de noyer leurs conditions de vie dans le tokagasy qui est une boisson fortement alcoolisée.

En général les gens rient, et discutent longuement entre eux et parfois ils chantent même et ils ont l'air d'être content de leur sort car ce qu’on ne connait pas, ne peut leur manquer en aucun cas.

 

Lire la suite

Une histoire d'Or… dinaire.

25 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Madagascar est un pays où on trouve de l’or comme au bon vieux temps de la ruée vers l’or dans l’Ouest des States.

 On peut  voir d’ailleurs à une centaine de km de chez moi ici sur la côte Est de Madagascar tous les jours des piétons qui vont à la rivière avec leur batées en forme de chapeau chinois qui leurs permettent grâce à un mouvement circulaire de séparer les sédiments les plus légers avec  l’or plus lourd.

Et naturellement comme au bon vieux temps des westerns, il vaut mieux ne pas tremper dans le commerce de l’or surtout dans un pays pauvre où l’or est considéré comme un signe extérieur de richesse car on ne lésine pas sur les moyens pour trafiquer, bidouiller et transformer l’or en argent sans pour autant être un alchimiste.

Mais il y a des petits malins hauts placés qui sont en mesure de se faufiler à travers les lois et de faire sortir l’or du pays par la voie des airs… sans autorisation selon les uns, avec la complicité des responsables des aéroports selon d’autres sources.

En fait alors que les vols aériens sont suspendus des petits malins ont réussi  à faire sortir illégalement plus de  73 kg d’or du pays mais ils se sont fait arrêter à leur arrivée par la douane en Afrique du Sud.

L’enquête est en cours pour connaître les commanditaires de cette affaire et le Président de la République a affirmé que la tolérance zéro était à l’ordre du jour.

Wait and see... comme diraient les gentilés de la perfide Albion

 

Lire la suite

Quand le ciel nous tombe sur la tête à Madagascar

24 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Le 17 janvier dans la matinée, un habitant de la commune de Bemanevika dans le Nord-est de Madagascar raconte : «  J’étais tranquillement assis devant ma case à compter mes doigts de pied quand soudain un bruit effroyable me fait sursauter et j’en ai perdu le contrôle de mes comptes. Je me suis donc levé et j’ai enfilé mes « kapas chinois » qu’on appelle tongs dans d’autres lieux et je me suis dirigé en traînant des pieds vers l’endroit supposé d’où est venu ce fracas assourdissant. Et qu’ai-je découvert ? Un amas de panneaux solaires et autres débris et supports tordus. »

Bien entendu la nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre et la moitié du village est venu constater les faits. Des personnes bien intentionnées ont aussitôt alerté les autorités qui se sont autorisées à donner leur avis et finalement ils ont conclu un peu vite que c’était un bout de station spatiale.

Donc nous pouvons en conclure que las d’envoyer des virus des quatre coins de la planète, voilà donc qu’on nous envoie des satellites sur la tête. Les gaulois l’avaient bien dit en leur temps que le ciel nous tombera sur la tête un jour.

Mais pour en revenir à la réalité, les deux tiers de la population mondiale n’ayant pas accès à une connexion Internet rapide et bon marché à cause de nombreux obstacles, Google a pensé présenter une solution appelée Project Loon. En fait il s’agit d’envoyer à 20 km dans la stratosphère des ballons gonflés à l’hélium avec des émetteurs-récepteurs et des panneaux solaires qui leurs permettent de produire l’énergie nécessaire et  qui forment un anneau de connectivité continue autour du globe.

Sources :

https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/google-project-loon-google-acces-internet-grace-ballons-47183/

https://www.futura-sciences.com/tech/google/projet-loon/

https://www.franceinter.fr/electro/avec-son-projet-loon-google-va-deployer-internet-au-kenya

https://fr.wikipedia.org/wiki/Projet_Loon

https://www.flightradar24.com/49.04,2.08/8

https://lexpress.mg/18/01/2021/sambava-un-anneau-de-satellite-secrase-a-antogopahitra/

Lire la suite

La ruée vers l’or à Madagascar.

15 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

S’il y a eu dans le passé la ruée vers l’or dans l’Ouest des Etats–Unis, ici à Madagascar ce serait plutôt vers l’Est qu’il faut se diriger pour trouver des tonnes d’or qu’il suffit de ramasser à la pelle le long du canal des Pangalanes.

 C’est en réfléchissant comment je pourrai non pas m’enrichir mais enrichir la terre aride et siliceuse du bord de mer que m’est venu l’idée d’aller prospecter du côté du canal des Pangalanes à une centaine de mètres de chez moi où j’ai découvert une couche de vingt centimètres d’épaisseur d’or… brun issu des alluvions causées par les inondations du canal des Pangalanes lors de fortes pluies et que les bras qui relient le canal à la mer ont été obstrués..

En France et ailleurs cet or brun coûte une fortune alors qu’ici il suffit d’aller le chercher gratuitement au bord du canal. Bien entendu vous ne pourrez pas le vendre car personne ne vous l'achètera. Mais cet or, je n’échangerai pas pour de l’or dix huit carats car il me permet de planter des arbres fruitiers et autres plantes que je pourrai manger contrairement à l’or ordinaire qui ne se mange pas et quand il n’y aura plus assez de nourriture pour nourrir toute l’humanité, mon or brun me permettra de produire de la nourriture.

Bien entendu il faudra de la sueur et de la patience mais c’est moins difficile que de tamiser des tonnes d’eau et de gravier dans une batée pour trouver quelques paillettes d’or qui ne suffiront même pas pour acheter de quoi s’alimenter correctement.

Travaillez, prenez de la peine un trésor est caché dans la terre disait en son temps un paysan à ses enfants.

 

Lire la suite

Madagascar aura une ville nouvelle.

14 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Son Excellence le Président de la République de Madagascar en la Personne d’Andry Rajoelina a des visions futuristes qui se veulent ambitieuses et novatrices au grand dam de l’opposition qui regrette le bon vieux temps où on pouvait laisser la plèbe dans la crasse en s’enrichissant comme cela a été souvent le cas depuis l’indépendance du pays.

Dans son allocution présidentielle de fin d’année le Président de la République a donc dévoilé ses projets, notamment en ce qui concerne la ville nouvelle qui devrait accueillir les Jeux des îles de l’océan indien en 2023. Cette nouvelle ville portera le nom de Tanamasoandro (ville de lumière) et  devrait être construite à une vingtaine de kilomètres à l’Ouest de la capitale actuelle Antananarivo.

En effet, il est impossible de moderniser la capitale actuelle dont différents quartiers sont souvent inondés. Sans parler des glissements de terrains qui font s’écrouler des maisons ou encore du trafic routier qui est totalement asphyxié tous les jours aux heures de pointes.

Cette capitale avait été construite sur des collines surplombant des rizières qui, au fur et à mesure ont été comblées et tout cela dans un désordre incroyable au mépris des règles sanitaires élémentaires, sans plans précis et souvent même sans autorisations. Les gouvernants successifs étant plus occupés à s’occuper de leur affaires personnelles que de celui des citoyens en établissant des règles afin qu’on ne construise pas à tort et à travers.

Il faut espérer que la ville nouvelle dont les travaux devraient bientôt débuter sera une ville moderne et non pas un ramassis de tôles, de planches qui ressemble plus à des bidons-villes qu’à des villes modernes.

Comment refaire une rue correcte dans ce dédale de constructions anarchiques? 

Certains trottoirs n'ont jamais été refaits depuis la colonisation 

Vue partielle d'une partie de la capitale construite sur des versants de collines. 

Certaines rues de la capitale sont un peu laissées à l'abandon depuis des lustres et il est difficile de moderniser sans arracher des bâtiments. Donc il est plus facile de refaire une ville moderne ailleurs que de réhabiliter l'existant qui ne serait finalement que du rafistolage.

Lire la suite

Réveillons-nous?

1 Janvier 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Après le réveillon, il faut se réveiller et ce n’est pas toujours facile, surtout si on a une Covid qui frappe à la porte.

Ici à Madagascar, la Covid n’est pas très répandue et ceci parce que Madagascar est une île perdue dans l’océan indien et que les frontières aériennes ont été fermées à temps… même si le pays souffre économiquement car les principales entrées de devises étaient liées au tourisme… et quand le tourisme va… tout va… pour le mieux.

Mais quand le tourisme est absent,

on met la clé sous le paillasson…

dirait le poète.

En ce qui me concerne, j’ai coupé définitivement les ponts avec les voyages et je me suis fixé dans ma brousse jouxtée d’une mini-jungle et une niche écologique où je me trouve à l’aise.

Je m’occupe de ma petite plantation d’arbres fruitiers, de plantes décoratives et de bien d’autres choses qui me permettent de passer des jours heureux dans mon Eden sur terre.

Avec des plats simples et sains je peux me permettre de vivre autrement selon mes envies et pas selon des règles pré-établies par des mamamouchis du pouvoir ou par des aliments imposés par les super et hypermarchés de tout poil..

(Toute ressemblance, etc. etc. n’est que le fruit du hasard)

Que cette nouvelle année qui ne se présente pas sous les meilleures auspices vous préserve et vous garde en bonne santé morale et physique et que des sensations et sentiments nouveaux illuminent votre chemin.

C’est tout ce que je vous souhaite à tous.

Voici l'assiette de mon réveillon: Poivrons aux crevettes avec garniture de tomates cerise de ma production personnelle arrosé d'un verre de jus de fruit de la passion (production personnelle également).

Lire la suite

Comment redorer le blason de Madagascar  grâce à Tom Cruise ?

29 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Ce week-end entre Noël et le jour de l’an, le couple présidentiel de Madagascar s’est rendu sur l’île d’Ankao où s’est déroulée la rencontre entre le chef de l’état de Madagascar et le héros de « Mission impossible ».

Rien de mieux que d’attirer le regard du monde sur Madagascar qui comme de nombreux autres pays a beaucoup souffert du manque de touristes car faut-il le rappeler, le tourisme est une des activités économiques les plus importantes de Madagascar.

Le tourisme permet d’être une des premières sources de devises du pays mais depuis l’apparition de la pandémie, la monnaie du pays ne cesse de dégringoler face à l’euro et comme il est impossible d’effectuer des achats en dehors du pays avec la monnaie malgache, le pays a besoin de devises étrangères pour faire face aux importations étrangères.. ; Et Tom Cruise pourrait être un ambassadeur de première classe pour favoriser la destination d’éventuelles futures vacances.

Etant donné que le président de la république de Madagascar de Madagascar est également un professionnel de la communication, il faut dire qu’il ne fait pas dans la demi-mesure pour faire rayonner Madagascar aux yeux du monde car il s’est donné comme objectif prioritaire de sortir Madagascar de l’ornière dans laquelle le pays se vautrait depuis son indépendance.

Mais on peut joindre l’utile à l’agréable car il parait évident aussi que Tom Cruise ait simplement cherché à s’isoler dans un trou perdu au fin fond du monde où il sera à l’abri des curieux et autres  paparazzis qui le harcèlent nuit et jour. Et on peut le comprendre car, qui attire du monde attire également des virus et pour s’en prémunir quoi de mieux que de s’isoler ? (Un certain Lapalice en aurait dit autant…)

 

Lire la suite

Passez de bonnes fêtes de Noël

24 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Il est évident que cette année n’a pas été parmi les meilleures à Madagascar en ce qui concerne la conjoncture liée au cycle économique du pays avec une « surchauffe » causée par un minuscule virus qui bouscule les meilleurs plans, les meilleures volontés, les meilleures intentions afin de sortir enfin le pays de sa misère et de le faire entrer dans une période de prospérité.

Mais contre vents et marées, petit à petits, on voit des améliorations, et si, comme dans la légende du colibri, chaque personne apporte sa goutte d’eau pour éteindre l’incendie qui ravage le pays depuis son indépendance, au bout du chemin il y aura une éclaircie qui pourra enfin montrer qu’un petit nombre de personnes à la tête d’un pays tel que Madagascar peut insuffler un espoir immense et c’est justement le courage d’affronter  les difficultés qui  donne un immense espoir, telle une lumière qui inonde le monde.

En référence à Alan Thuring : « Parfois ce sont les personnes que l’on imagine capable de rien qui font des choses que personne n’aurait imaginé. »

 

Lire la suite

Le médecin malgré moi.

16 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Depuis quelques jours je sentais bien que j’avais des glaires qui remontaient de mes poumons et je me suis dit que c’était un inconvénient de la vieillesse et rien de plus… Mais hier, en début d’après-midi, alors que j’étais en train de regarder un documentaire à la télé je fut pris d’une violente quinte de toux, qui,  je sentais bien, allait m’arracher les poumons si je ne faisais rien contre. Cela a bien duré pendant au moins pendant une heure sans que je puisse m’arrêter de tousser.

Je me suis dit que j’avais certainement inhalé, une mycobactérie, un virus ou autre saleté d’agent pathogène… enfin bref ce n’était pas des « macrobes » car je fais toujours bien attention à ne pas avaler n’importe quoi.

J’ai donc eu l’idée d’aller dans ma mini-jungle ou parmi des tas d’arbustes il y avait également des Niaouli  (Melaleuca quinquenerviadont les feuilles ont une très forte odeur de feuilles d’Eucalyptus. J’ai donc fait bouillir de l’eau dans une marmite et j’y ai jeté plusieurs poignées de feuilles de niaouli car j’ai une véritable petite forêt de ce genre d’arbres à un jet de pierre de la maison sans compter au moins trois autres espèces  d’Eucalyptus  également.                                                                                                              

Donc, quand l’eau était assez chaude, j’ai commencé à inhaler ces émanations produites par les feuilles trempée dans l'eau chaude et c’est à ce moment que ma compagne, la divine Sergine est venue m’apporter une tasse d’eau chaude dans laquelle elle a mis du miel, du jus de citron ainsi que du gingembre râpé et croyez-moi si vous le voulez, ce n’était ni de l’homéopathie et encore moins une saleté d’antibiotiques qui m’avait tapé sur les reins il y a quelques années lorsque j’ai eu les même symptômes. Mais en quelques minutes j’ai arrêté de tousser et si malgré tout j’ai eu quelques effets indésirables, comme mes cordes vocales qui n’ont certainement pas apprécié cette inhalation de vapeur chaude, j’ai eu une voix rauque mais aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre et je me suis dit que ce n’était pas la peine de recommencer des inhalations car tant que je ne toussais pas il ne servait à rien de continuer.

Bien entendu si je n’avais pas eu de résultats concluant, je n’aurai pas eu d’autre choix que de me rabattre sur des médicaments de Big pharma… mais quand on peut lire certains faits au sujet de Big Pharma on peut se poser des questions, sont-ils là pour faire du fric ou pour le bien de l’humanité ?: https://www.aimsib.org/2020/12/13/brandy-vaughan-decedee-en-quelques-heures/

Je pense que si chacun possédait une plante verte sur son balcon ou devant sa baie vitrée appelé Niaouli, à chaque fois qu’une petite grippe, rhume et autres petits bobos de l’hiver apparait, il serait plus efficace de grappiller quelques feuilles de son Niaouli et de faire des inhalations, cela dégagerait le nez et autres petits bobos qui ruinent parfois les journées hivernales en France et si cela n’agit pas immédiatement, il sera toujours temps de se tourner vers la médecine et la pharmacopée.

Les fruits du Niaouli sont des capsules qui sont en grappes et les fleurs ont une odeur de miel. Cela peut-être une plante utile et très décorative avec son tronc blanc et son écorce molle qui attire la curiosité.

Lire la suite

Quand les exportateurs de Madagascar se font taper sur les doigts.

22 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Sachant que la monnaie de Madagascar, l’Ariary n’a aucune valeur en dehors des frontière de l’état, de nombreuses entreprises exportatrices ont ouvert un compte à l’étranger afin d’y stocker les devises étrangères résultant de leur exportations et qui leurs permettrons de payer des achats d’importation.

Mais l’état malgache ne l’entend désormais plus de cette oreille car si des devises étrangères n’entrent pas dans le pays, il va y avoir des problèmes pour taxer ces devises et la balance commerciale sera déséquilibrée ou comme je m’imagine les rentrées de devises vont manquer dans le pays ce qui risque d’avoir des conséquences sur le PIB ou autre. Je n’y connais rien en commerce international mais toujours est-il qu’il va y avoir des sanctions qui vont tomber pour toutes les entreprises exportatrices ne déclarent pas leurs  gains.

En fait, fini la récré et "entrez dans le rang une fois pour toute" ont annoncé les dirigeants du pays.

Ah ! Ah ! Dur d’être un exportateur à Madagascar.

https://www.madagascar-tribune.com/Non-rapatriement-de-devises-1594-societes-sanctionnees.html

Comme ailleurs au monde les entreprises malgaches ont pignon sur rue.

 

Lire la suite

Contribution à la connaissance d'un certain mode de vie à Madagascar

8 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

La SPA et les Associations des droits de l’homme auraient vraiment beaucoup de travail ici où les hommes n’ont parfois rien à envier aux bêtes qui elles au moins sont parfois plus avantagées pour trouver de la nourriture. Les poulets se nourrissent souvent d’insectes, un peu de végétation et autres immondices rejetés par les hommes. En ajoutant à cela que dans certaines ethnies la viande de porc est fady (interdite) et chez d’autres c’est la viande de chèvre qui est impure, donc interdite à la consommation. Les interdits populaires (fady) et les coutumes locales sont bien enracinés sur l’Île rouge couleur de la latérite qui forme son sous-sol. Parfois les membres d’une ethnie économisent pendant de longs mois, voire des années pour être en mesure d’honorer leurs morts. On ouvre les tombeaux et on enveloppe les corps ou plutôt de ce qu’il en reste dans un nouveau tissu et tout cela dans une ambiance de fête où on sacrifie les zébus qui sont réservés souvent pour ces grandes occasions. Ainsi lorsqu’il est question de circoncision, on rassemble toute la famille et les parents ayant des garçons en âge de passer ce cap et qui payent les zébus et les boissons qui vont nourrir toute la famille pendant ces jours de fête. Il faut dire que le peuple malgache est très solidaire et partagerait son dernier grain de riz avec une personne moins fortunée. C’est un peuple qui se serre les coudes et là où on s’en rend compte physiquement et de façon spectaculaire c’est dans les taxis-bé (grands taxis), genre de mini-bus qui sillonnent les grandes villes : 1200 taxis-bé dans la capitale qui devient de la sorte une des villes les plus polluée au monde car ces véhicules souvent très vieux ne sont soumis à aucun contrôle antipollution. Ces véhicules sont limités à une dizaine de personnes en Europe et peuvent légalement charger entre vingt et trente personnes assises au coude à coude et parfois en serrant les fesses pour tenir sur des sièges minuscules. Il faut dire que les malgaches en général ne sont pas très grands comparés aux peuples occidentaux et comme leur nourriture qui pour la plupart du temps se compose de deux ou trois bols de riz par jour laisse peu de place à un excédent de lipides dans le corps. Pourtant certaines régions de l’île seraient favorables à une culture très variée de fruits et légumes ainsi qu’à un élevage très diversifié, mais faute à un enseignement basé principalement sur la religion et les croyances d’une autre époque ayant pour résultat un obscurantisme certain. Le malgache compte plus sur un éventuel miracle de Dieu que sur lui-même pour survivre. Les missionnaires de tout poil étant les principaux acteurs de cet état de choses. Bien sûr sans eux, l’illettrisme serait supérieur à ce qu’il est, mais ce n’est pas en sachant lire et écrire à Madagascar qu’on remplit son assiette de riz. De toute façon même les personnes ayant suivies leurs études supérieures ont beaucoup de peine à trouver du travail et quand ils en trouvent, ce travail est si mal rétribué qu’il est illusoire de vouloir créer une famille sereine sans problèmes d’argent. Ainsi on peut voir à longueur de journée des hommes valides de tout âge assis le long des routes dans la capitale en attendant que le travail tombe du ciel. Donc si vous allez faire vos emplettes, on viendra vous demander de porter vos courses, on vous demandera de nettoyer ou de garder votre véhicule, on vous proposera d’acheter des babioles qui vont d’une tapette de mouches à des serviettes de bain ou encore des antennes de télévision sans compter d’innombrables articles qui se marchandent parfois à dix pour cent de la valeur annoncée et si vous n’êtes toujours pas décidé à acheter ce dont vous n’avez pas besoin, on vous demandera : « combien vous donne ? ». Dès leur plus jeune âge, on apprend à certains enfants déshérités cette phrase en français : « Monsieur, donne-moi l’argent ». Les parents installent parfois leur bébé qui ne sait pas encore marcher sur un trottoir de la capitale avec un petit pot devant lui pour collecter des « madinka » (menue monnaie). Bien sûr le premier mai, fête du travail peut durer plusieurs mois à Madagascar pour certains qui se complaisent dans cette misère. Il est parfois très difficile pour les occidentaux de faire la part des choses entre le besoin de secourir son prochain sans encourager la mendicité. Dans une petite agglomération de l’Est du pays en bordure de mer où affluent les citadins le week-end, certains indigènes se sont spécialisés dans la confection de colliers et de bracelets avec différentes graines séchées et colorées. On peut y trouver des graines de plantes des tropiques et il faut avouer que le résultat est parfois très décoratif. D’autres confectionnent des sacs à main où des chapeaux avec des feuilles séchées de bananiers ou avec des fibres végétales qui apportent au produit terminé un effet naturel sans pareil. Même les enfants vendent déjà ces « souvenirs » aux touristes. Le bord de mer est constamment le théâtre de rassemblements quand les pêcheurs tirent leurs filets sur la plage de sable fin. Bien souvent il n’y a que du menu fretin qu’on fait griller tel quel après un lavage sommaire dans l’eau douce. Parfois pourtant de jeunes thons se laissent prendre dans les filets et ils sont plutôt réservés à la vente sur le marché local ou directement aux restaurants. Pourtant c’est la pêche au harpon près de la barrière de corail qui est la plus bénéfique avec de beaux poissons qui sont pour la plupart réservés aux nombreux hôtels restaurants qui sont des clients privilégiés. Quelques pêcheurs pêchent également des langoustes mais elles n’ont pas vraiment le temps de se développer car aucune mesure de protection sérieuse pour la faune sous marine n’est envisagée et des bateaux étrangers viennent jusque près des côtes pour draguer le fond marin et tant pis pour la barrière de corail qui s’étend sur plusieurs centaines de km le long de la côte-Est. La musique joue un grand rôle dans toutes les régions de la Grande Île. Elle est très rythmée et rares sont les jeunes des villes qui ne connaissent pas les nombreux chanteurs qui remplissent des stades quand ils viennent s’y produire. Non loin des routes malgaches, sur les hauteurs on peut distinguer maintenant d’affreux pylônes destinés aux communications des téléphones portables et si beaucoup de personnes n’ont pas encore de chaussures, un grand nombre surtout chez les jeunes possèdent pourtant un téléphone portable. Très peu peuvent se payer le crédit qui permet de passer des communications et ils se contentent d’interrompre la sonnerie à temps avant que l’autre puisse décrocher mais suffisamment pour afficher le numéro de l’appel manqué. Ici on appelle cela « biper » quelqu’un pour le prévenir qu’on veut lui parler à l’occasion. On peut ainsi inventer des codes si on bipe trois fois, c’est très urgent, si on bipe deux fois on se voit à l’occasion et si on bipe une fois c’est pour dire bonjour ou lui dire qu’on pense à lui. Il va sans dire que le plus beau cadeau qu’on peut faire à un malgache c’est lui offrir un téléphone portable. Souvent, si vous allez pour un petit dépannage dans un garage ou chez un des nombreux artisans qui ont « boutique sur rue », à la fin de l’intervention qui peut durer parfois plus d’une heure et quand arrive le moment de payer, on vous dit que vous pouvez donner ce que vous voulez. Quand je donne ainsi l'équivalent nos centimes européens rn cadeau, ces artisans se confondent en remerciements car le salaire de base de bien des malgaches est très bas, et tous n’ont pas la chance d’avoir un travail régulier. Il est évident qu’ici à part les fonctionnaires et quelques entreprises, les couvertures sociales sont inexistantes et si un artisan, un commerçant ou un travailleur de la terre doit faire un séjour à l’hôpital, tous les frais ainsi que la nourriture sont à sa charge. L’hygiène y est très déplorable si on n’a pas les moyens d’aller dans les rares centres médicaux privés réservés à une clientèle de luxe. Les malgaches ne sont pourtant pas dépourvus de tous moyens thérapeutiques car ils se transmettent de génération en génération les vertus de certaines plantes qui les aident tant bien que mal à enrayer biens des maux. On peut également concocter des produits de première nécessité comme le savon fabriqué avec l’aloès, une plante originaire du sud de l’île. Ici les machines électriques sont rares. Tout travail est exécuté à la main avec le coupe-coupe où avec une pelle dont la largeur dépasse à peine dix centimètres. Souvent le labourage des rizières se fait par piétinement des zébus. Le riz des montagnes dans l’Est du pays est planté directement sur le brulis des versants de colline. Dans le sud j’ai vu des panneaux le long de la route indiquant un reboisement mais les éleveurs préfèrent brûler ces plantations pour y faire paître leurs troupeaux de zébus qui peuvent parfois se compter par milliers dans les zones favorables à l’élevage. Les projets sont pour la plupart réduits à néant faute de suivi efficace. Ainsi les fonds de nombreuses ONG sont dilapidés dans des efforts vains ou encore sont détournés par des opportunistes malins. La corruption, malgré les efforts est très difficile à combattre dans un pays qui manque cruellement de personnes capables d’apporter des solutions efficaces. Le peuple malgache qui possède une espérance de vie très faible se compose en majorité de personnes mineures qui ne sont pas en mesure de voir plus loin que le contenu de leur bol de riz journalier. Les rares Don Quichottes qui se débattent contre des moulins à vent se heurtent souvent à des méthodes d’un autre temps. Parfois des personnes travaillent juste le temps de toucher leur salaire, puis elles arrêtent de travailler avant de vouloir reprendre leur travail quand elles ont dépensé leur salaire. Il existe encore de nos jours dans des régions boisées du sud ouest du pays une population mal connue, appelée les mikéas qui échappe aux recensements car elle vit en autarcie. D’autres regroupements de personnes vivent pauvrement en marge des riches éleveurs qui les considèrent comme les descendants des esclaves. L’occupation des sols se fait de façon anarchique dans les provinces loin des grandes agglomérations. Et bien souvent autour des grandes villes se serrent les uns contre les autres des baraquements faits de planches, de tôles et de tous matériaux pouvant offrir un abri sommaire. Il n’y a pas d’eau courante, ni évacuations des eaux usées dignes de ce nom. L’hygiène est un mot inconnu dans ces endroits où il faut parfois faire des centaines de mètres pour aller chercher de l’eau dans des seaux qui éclaboussent à chaque pas les pieds des enfants qui sont chargés de ces corvées. Certains d’entre eux n’ont jamais dormi sur un matelas et dorment souvent tout habillés à même le sol. La plupart du temps la promiscuité entre les parents et les enfants est telle que très tôt ces derniers sont parfaitement informés dans le domaine de la sexualité qui fait partie intégrante de la vie de tous les jours et s’en trouve ainsi banalisée. Souvent des jeunes filles ont déjà plusieurs enfants avant d’avoir atteint leur majorité. Parfois ce sont les grands parents qui gardent les enfants pendant que les parents de ces derniers commencent à travailler comme vendeuse de fruits, de légumes grappillés par ci par là. Souvent un simple bout de bâche en plastique posé sur le sol sert d’éventaire. Un tissu posé sur la tête les protège du soleil. Et quand un acheteur se présente il peut acheter un « tas » de fruits ou légumes. Pour la vente au poids, la marchande se rend en courant chez un commerçant plus aisé pour peser sa marchandise et elle va également acheter un sachet en plastique pour emballer sa vente. Tout ici est empirique à souhaits. On fait avec ce qu’on possède et personne ne s’en plaint. De toute façon ils possèdent la plus grande richesse du monde : du soleil dans le cœur. 

Les marchands de l'informel dans la capitale 

Marchands spécialisés dans la vente de légumes directement sur le trottoir

la vie paisible dans la brousse. 

Ce que ces enfants ignorent ne peut en aucun cas leur créer un manque.

Lire la suite

La région du Menabe dans le Sud -Ouest de Madagascar.

14 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Je me souviens avoir acheté une moto chinoise pour pouvoir me déplacer dans cette région mais si les pistes sont praticables sur certains tronçons, celle qui mène de Morondave à Belo sur Tsiribihina est vraiment éprouvante car je me suis étalé avec cette moto au moins vingt fois dans le sable sec et mouvant.

A un moment donné la moto s'est enfoncée presque jusqu'aux essieux et plus moyen de continuer. Il était neuf heures du soir et il ne me restait plus qu'à refaire le chemin dans le sens inverse soit environs  80km. C'était vraiment la galère.

Le lendemain je me suis contenté de visiter l'allée des baobab pas très loin de la ville de Morondave. Ce sont des arbres gigantesques avec des branches qui semblent être ancrés dans le ciel. Ces arbres sont les emblèmes de cette région car on en voit un peu partout autant près des  plants d'eau que le long des pistes.

Ce qui m'a le plus amusé dans cette ville c'est le "bus scolaire" tracté à la main.

Bus scolaire tracté à la main avec une vitesse limitée à 10 km/h.

Ah ! la fameuse allée des baobabs qui a rendu célèbre cette région du Menabe.

Des baobabs en veux tu ? En voilà.

Le tronc impressionnant de ces arbres en font une curiosité.

Ces arbres immenses émergent de la végétation tels des mastodontes.

Parfois isolés et parfois amoureux, ils s'enlacent et s'embrassent.

L'extrémité de leurs branches semblent s'enraciner dans le ciel.

Bien entendu ils sont présents également au bord des zones humides.

Et quand on est au bord de l'eau, on voit flotter ce genre de trèfle qui en réalité est une fougère aquatique extrêmement rare en Europe et qui porte le joli binôme de Marsilea quadrifolia.

Et voilà la visite guidée du Menabe s'achève ici... à suivre dans un autre coin de la Grande île qui ne finit pas d'étonner celui qui sait la regarder sous tous ses angles.

Lire la suite
1 2 > >>