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Le paradis à Madagascar
Articles récents

Rencontre avec un scientifique

24 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

A Morondave, j'ai fais la connaissance de Emmanuel Fauroux qui a fait des études scientifiques très poussées sur la vie sociale et l’économie des habitants d’une partie de cette région du sud-ouest de Madagascar. Plusieurs narrations m’ont amusée dans une de ses publications qu'il m'a prêté et dont j'ai fais mon livre de chevet car il n'y avait pas de télé à l'hôtel.
Plusieurs passages que j'ai relevé dans son livre me paraissaient surréalistes pour certaines car on peut dire que mes leçons de morales que je recevaient à l'école de mon enfance ne m'avaient pas préparé à ce genre de conception de la vie. 
Ainsi je peux lire au chapitre des alliances dans la société traditionnelle que l'union entre un homme et une femme était souvent éphémère en pays de l'ethnie Sakalava et que le mariage était une institution qui n’avait guère d’importance et se défaisait facilement. 
On se mariait, en moyenne, trois ou quatre fois dans la vie, souvent plus. Les femmes âgées interviewées avaient eu entre quatre et dix maris. 
Ainsi on peut lire par exemple que Narina avait environ soixante ans s’était mariée quatre fois. D’abord avec un homme de son village natal, qui cultivait là bas des champs situés sur les berges des cours d’eau. Ils cultivaient ensemble du manioc, des pois du Cap, des patates douces… Ils vivaient bien, car à l’époque on vendait facilement, à bon prix, la récolte de pois du Cap. Pourtant ce premier mari ne lui avait jamais offert de bœuf, et elle n’a pu avoir d’enfant avec lui. 
Elle s’est ensuite mariée avec un boucher, puis avec un militaire de carrière. Et enfin avec un éleveur. 
Son mari éleveur est mort, il y a plus de trente ans. De son vivant, lorsqu’il obtenait des bœufs contre la vente de produits agricoles, il lui donnait un sur trois. En de multiples autres occasions, aussi, il lui donnait un bœuf. Quand son mari est mort, son troupeau avait soixante dix têtes, mais comme elle n’avait que des filles, elle a dû faire garder son troupeau à droite et à gauche par des parents. Entre les bœufs qu’elle a dû sacrifier pour des funérailles familiales, et ceux qui ont été perdus ou consommés par les personnes qui les gardaient, elle a finit par tout perdre et, maintenant, elle est définitivement pauvre.
Voir : AOMBE 2 « Le bœuf et le riz dans la vie économique et sociale Sakalava de la vallée de la Maharivo » Era 1989 Emmanuel Fauroux Editeur Scientifique » 

Culture en bord de zône humide à Madagascar

Les zébus sont comme la caisse d'épargne en France c'est de l'argent placé qui donne des veaux à la place des intérêts.

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Morondave me voila

23 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

J'étais suis assis dans ce taxi-brousse en direction le sud-ouest après mon retour de l'île de la Réunion. Ma moto chinoise bien arrimée sur le toit du taxi-brousse.
A sept cent kilomètres par la route et trois cent soixante quatre kilomètres à vol d’oiseau de Tana (Antananarivo), la ville de Morondave est la ville la plus importante de cette région du Menabe. 
C’est un coin où il fait très chaud toute l’année et où la mer ne cesse de grignoter la terre au point que plusieurs villages et même un bout de la ville se trouvent maintenant recouverts par les eaux du canal du Mozambique qui sépare l’Afrique de Madagascar. 
Les rues sont ensablées et il est très difficile d’y circuler en moto si on n’est pas habitué. Ce sable blanc et très fin n’a guère d’adhérence et la moto chasse au moindre manque de vigilance.
 Imaginez une ville du Far ouest américain construite à la hâte avec de la tôle ondulée et du bois où, non pas un virevoltant (plante séchée par le soleil "tumbleweed") traverse la rue en roulant, poussée par le vent, mais un sachet en plastique gonflé par une douce brise venue de la mer traverse la rue bordée de petite baraques qui proposent des fripes, ou des tas de produits chinois à des prix défiants toute concurrence. 
On y trouve également comme partout à Madagascar des sortes de beignets gras contenant parfois de la viande hachée et qui attirent une multitude de mouches. 
Certains marchands chassent les mouches tant bien que mal avec une sorte de martinet où les lanières de cuir sont remplacées par des bandes de plastique. 
On découvre également des restaurants et des hôtels très sympathiques qui parfois bordent la plage et où les vagues viennent mourir à dix mètres de vous pendant que vous prenez votre petit déjeuner sous une paillote. 
Pour nous européens, la vie n’est vraiment pas chère car si vous pouvez obtenir une chambre qui donne sur la mer avec une douche à eau froide pour un prix défiant toute concurrence, un repas copieux de poisson sauce coco au riz ou aux petits légumes ne déchirera pas votre bourse non plus.


 

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La vie en rose quand on n'a pas de soucis

22 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

En ce temps là, les Frangipaniers émerveillaient avec leurs fleurs nacrées et il aurait été si facile d’en faire des colliers pour suspendre au cou des touristes, mais ceci se faisait déjà dans une autre partie du monde où on a un peu plus d’imagination qu’ici. 
Les Bougainvilliers, les Thunbergias, Poinsettias, Hibiscus, Pourpiers et bien d'autres innombrables touches colorées dans la nature m'offraient un spectacle permanent, de quoi voir la vie en roses si on n'a pas de soucis (Ces deux dernières fleurs par contre sont un peu plus rares à Madagascar).
Mais lorsqu’il y a une telle profusion de fleurs de fruits et de légumes est-il nécessaire d’avoir aussi tout le confort d’une vie occidentale ou encore d'être entouré de ce qu'on avait en France? 
Arrivé le jour où je devais laisser derrière moi toutes ces pensées et découvertes pour regagner la France afin de refaire un nouveau visa d’un trimestre et reprendre de plus belles mes aventures.
J'ai décidé de faire un saut de puce en avion jusqu'à l'île de la Réunion plus proche, avec un voyage beaucoup moins fatiguant car j’ai encore tant de choses à découvrir afin de pouvoir les raconter dans quelques années à mes arrières petits enfants car pour mes petits enfants c’est presque trop tard déjà… il ont à faire leur vie et à accumuler leurs propres aventures et mésaventures.
Je perçois un contraste saisissant entre Madagascar où règne la pauvreté en maître et l'ïle de la Réunion où on sent vraiment le "tip top" comme diraient les allemands.
En effet on n'a pas lésiné sur les moyens pour donner une image positive à cette partie de la France qui bénéficie tout naturellement de beaucoup de subventions.

 

Quand on n'a pas de fleurs de soucis on peut voir la vie en rose.

Est-ce l'homme ou la nature qui a inventé la dentelle?

Les fleurs de Frangipaniers se conjuguent en rose

Mais aussi en d'autres douces teintes pour ceux qui sont plus exigeants dans les couleurs.

Et que dire des nombreuses variétés d'Hibiscus qui se parent de douces teintes mais peuvent également avoir des formes schizophréniques.

La nature peut vraiment nous étonner par ses facultés telle cette fleur d'Hibiscus qui parée d'un rouge qui s'assombrit en son centre pour laisser jaillir un feu d'artifice.

Et encore une fleur d'Hibiscus qui semble s'envoler de son écrin de verdure.

Thunbergia, quel drôle de nom pour une si belle fleur.

Et c'est sur cette image de Bougainvilliers que s'achève mon article de ce jour.

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C'était la dernière ligne droite avant le retour en France 

21 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #MESAVENTURES

Nous sommes la veille de Noël et toujours pas de piste sérieuse concernant mon voleur qui m'a dérobé mes économies.. 
Un des témoins qui avait été convoqué par la police a pris la fuite et cela retarde d’autant notre enquête (en fait, quand un prisonnier prend la fuite, cela sous-entend qu'il a réussi à charmer ses surveillants en leur offrant un "koli koli": pot de vin). 
Comme les prisons sont sursaturées et qu'il n'y a plus de place pour d'autres occupants, on s'arrange pour que les prisonniers puissent s'échapper… parfois… mais cela ne veut pas dire qu'on ne fait pas d'efforts pour améliorer la situation.
J’ai donc demandé qu’une nouvelle réquisition soit préparée et qu’on fasse un transfert de compétences au commissariat de la ville où se cache le voleur pour éviter des déplacements onéreux juste pour auditer un témoin en relation téléphonique avec notre voleur par exemple. 
Les fêtes de fin d’année vont retarder d’autant l’enquête et il ne me reste guère plus d’un mois avant de revenir en France, histoire de refaire un visa de trois mois, durée maximale si on n'est pas résident.. 
D'autre part, il vaut mieux ne pas faire l’expérience d'être enfermé dans une prison malgache où la famille est obligée d’apporter de la nourriture aux prisonnier pour empêcher qu’ils ne meure de faim… Donc je préfère être à ma place qu’à celle de mon voleur s’il se fait prendre. 
De toute façon, je ne m’attarderai pas trop chez moi en France où il doit faire froid et humide. 
Ici, c’est en fin d'année que le plus grand nombre de plantes fleurissent et où les fruits et légumes seront disponibles à profusion pour un prix ridicule.
D'autant que si les pensions n'augmentent plus depuis un bail en France, vu que le cours de l'ariary, qui est la monnaie malgache a perdu énormément de sa valeur depuis que je suis résident dans le pays, et de ce fait, même si la vie augmente, le niveau de vie d'un français actuellement à Madagascar est beaucoup plus avantageux grâce au change.

Non ce n'est pas la porte d'entrée d'une prison… et à l'heure actuelle on n'emploie plus de pierre roulante pour obstruer un passage comme sur la photo.

Ici à l'heure actuelle, on a des cadenas chinois pour interdire l'entrée ou la sortie et qui sont la parfaite imitation des cadenas qu'on trouve en France sauf que les cadenas d'ici ne fonctionnent pas toujours très bien et certains peuvent se fermer mais on n'arrive plus à les ouvrir (les gentilés les appellent les "kadana")

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Le plus féroce des prédateurs sur terre

20 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

De retour dans la capitale, je fais un peu de prospection dans les espaces verts et je cadre des phasmes qui ne sont pas trop rares ici, à condition de ne pas les confondre avec des végétaux. Ces phasmes ont la particularité de se fondre dans leur environnement. (Mimétisme) 
Parfois on peut croiser également des enfants qui se promènent dans les ruelles avec un bambou en haut duquel est accroché un caméléon. Après m’être renseigné, il parait qu’ils organisent des combats de caméléons. Ce sont généralement de petits caméléons verts qu’il est possible de capturer sans aucune difficulté dans les buissons des espaces verts de la capitale. 
Dernièrement, j'ai même croisé une femme assise au bord d'un trottoir en ville avec un bambou au bout duquel était accroché un grand caméléon de plus de trente centimètres. Elle voulait le vendre, et quand on arrive à un tel comportement, c'est qu'un ventre creux pousse souvent les gens à ne plus se soucier de rien et que la seule arme des caméléons qui est de changer de couleur ne les sauve plus des prédateurs dont l'homme peut parfois en être le plus féroce.

La mante religieuse attend patiemment qu'un insecte passe à portée de ses pinces pour s'en emparer et en en faire son repas sans autre forme de procès.

D'autres phasmes imitent les nervures des feuilles et parfois se trompent de sens. Ce phasme (Carausius morosus) a la particularité de faire le mort quand il se sent menacé et il replie ses pattes le long de son corps pour ressembler à une brindille. Les femelles peuvent donner naissance à d'autres femelles sans être fécondées. Ce phasme se nourrit  de feuilles de certaines plantes.

On peut observer des caméléons qui se fendent un chemin entre les feuilles en se fondant dans la masse dans certains espaces verts de la capitale. 

Ces caméléons qui sont des insectivores peuvent projeter leur langue à grande vitesse pour attraper les insectes. Certaines espèces possèdent une langue qui est parfois deux fois plus longue que leur corps… (imaginez un homme mesurant un mètres quatre vingt avec une langue de  trois mètres soixante…)

La langue de cet animal est très visqueuse et le caméléon projette sa longue langue à la vitesse qui peut atteindre presque les cent kilomètres heure et cela peut se réaliser en un centième de seconde (J'ai eu la chance de pouvoir photographier partiellement la projection de la langue de cet animal dont la plupart des espèces se trouvent à Madagascar.

 

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Quand la police s'en mêle…

19 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

J’ai suivi seul une autre piste peu sérieuse qui m’emmenait à Mahajunga dans le Nord-ouest de l’île et j’ai distribué à tous les hôtels de la ville mon avis de recherche. 
Pourtant un avis de recherche officiel avec un tampon du ministère de l’intérieur, secrétariat d’état chargé de la sécurité publique, direction de la police nationale, direction de la police judiciaire, et enfin service central des affaires criminelles a été envoyé dans les commissariats et les bureaux de gendarmerie des principales villes du pays sans résultat. 
Le hasard veut qu’une personne comme on aimerait en connaître beaucoup me dit que le directeur de la police en question est justement un copain de promotion et que si je le désirais, il se ferait un plaisir de m’accompagner rendre une visite de courtoisie à son copain. 
Le directeur de la police se montre très coopératif et après un coup de baguette magique ou plutôt un coup de téléphone à qui de droit, il débloque l’affaire et voilà mes policiers plus déterminés que jamais à coup de tatanes dans les jambes des suspects pour leur faire avouer ce qu’ils savent sur le voleur. 

A défaut de trouver une piste sérieuse dans mon enquête, je pars en quête de curiosités locales et parfois on peut faire des rencontres spectaculaires comme ce baobab au tronc démesuré contrairement au corps de la jeune et charmante personne qui a posé sur la photo.
 

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Tamatave la ville aux parfums tombés du camion.

18 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Tamatave est une ville portuaire de l’Est du pays au bord de l’océan indien. De nombreux pousse-pousses sillonnent les rues de cette citée où il pleut très souvent et qui est très exposée aux nombreux cyclones qui traversent l’île.
 Encore et toujours cette attente. Depuis trois semaines maintenant nous attendons avec impatience les résultats de la nouvelle réquisition. J’ai le sentiment profond d’avoir été lâché par mes enquêteurs depuis que j’ai distribué dans la rue plusieurs centaines de photos du voleur avec la promesse d’une prime à qui fournira des renseignements permettant d’arrêter le voleur. 
Le commissaire principal m’avait pourtant déconseillé d’avoir recours à ce système mais devant les résultats décevants des enquêteurs, j’ai pensé que c’était encore le meilleur moyen d’avoir des résultats positifs. 
Bien entendu j'ai été également hélé par des tas de marchands qui vendaient des parfums dont on ne connaissait pas la provenance. Ces parfums entêtants qui indisposaient ceux qui se laissait séduire par le bel emballage étaient probablement des "parfums tombés du camion".
 Des parfums qu'il était impossible de vendre à cause de leur puanteur ou des lots anciens quand ce ne sont pas des séries industrielles bas de gamme, ou tout simplement de la marchandise volée.

La plage de Tamatave après un cyclone. On y trouve du bois à volonté et parfois il faut être deux pour transporter de longue tiges de bambous.
 

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A la poursuite d'un lascar sur la côte-Est de Madagascar

17 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Des enquêteurs en civil  m’accompagnent une fois de plus pour retrouver mon voleur. 
Nous voilà de nouveau en route une fois de plus avec un inspecteur et deux enquêteurs ainsi qu’une complice qui se dit prête à collaborer. Ils sont tellement convaincus de pouvoir rentrer avec un wagon de complices et du voleur que je ne peux que me laisser envahir par cette confiance.
La journée commence mal car après un voyage en taxi-brousse qui a duré une bonne partie de la nuit, nous arrivons tous les cinq fourbus et accueillis par une pluie tropicale devant le seul hôtel qui dispose encore d’une chambre à deux lits.

Le jour se lève sur cette ville de la côte Est et les pousse-pousses zigzaguent entre les flaques d’eau qui par endroits recouvrent entièrement la route.

Nous décidons donc de commencer tout de suite nos investigations et d’aller quérir l’une des personnes en contact avec notre voleur. Malheureusement celui-ci nous dit l’avoir vu il y a quatre jours de cela et qu’il n’a aucune idée de l’endroit où il pourrait se trouver maintenant.

Les deux autres personnes détiennent un certificat de perte de leur téléphone, ce qui leur évite d’être suspectés et nous nous rendons à l’évidence qu’il est difficile de demander une réquisition pour chaque personne qui était en contact téléphonique avec notre voleur.

Nous décidons donc de demander une réquisition pour la personne qui a le plus grand nombre de relations téléphoniques et qui se sert du téléphone qui appartenait à un certain Arsénio qui nous a montré un certificat de perte de son téléphone.

 Une rue de Tamatave le matin après la pluie.

L'animation commence par le ballet des pousse-pousses qui cherchent les premiers clients qui se rendent à leur travail ainsi que les écoliers qui vont à l'école.

Sur la côte-Est de Madagascar, il pleut souvent la nuit mais l'eau a vite fait de s'évaporer dès que le soleil commence à baigner la ville de ses rayons 

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De retour dans la capitale Tananarive (Antananarivo)

16 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Je retrouve une fois de plus les magnifiques jacarandas qui forment un tunnel de fleurs mauves sur la route qui borde le lac d’Anosy dans la capitale. Ces arbres aux fleurs splendides sont d’autant plus curieux qu’ils pleurent de grosses gouttes d’eau. 
Ce pays est vraiment paradoxal car si certains endroits peuvent dégoûter par leur puanteur, leur crasse et par leur pollution visuelle, d’autres sont vraiment enchanteurs. 
Le lac offre le spectacle des hérons garde-bœufs qui guettent la surface de l’eau à la recherche de petits poissons.
Le héron anthracite ou plutôt l’aigrette ardoisée (Egretta ardesiaca) emploie une autre méthode qui consiste à déployer ses ailes en parapluie pour éviter les reflets du soleil sur l'eau et ainsi mieux voir ses proies. 
Les rapides Martins pêcheurs comptent plutôt sur leur vitesse et telles des flèches d’un bleu-outremer trouent la surface de l’eau pour y embrocher leurs proies.

Les jacarandas forment un tunnel de fleurs le long du Lac d'Anosy dans la capitale de Madagascar.

On peut voir des aigrettes sacrées (Egretta sacra) chasser de petits poissons.

Cet oiseau a une manière bien particulière pour pêcher car il étend ses ailes en éventail afin peut être de ne pas être ébloui par le soleil pour mieux repérer ses proies ou alors pour que les poissons viennent se mettre à l'abri sous ce "parapluie"? (Je n'ai pas trouvé d'explications sur Internet.)

Les Aigrettes garzettes (Egretta garzetta) sont très fréquents aux environs des plans d'eau et même dans les rizières de la capitale.

Ces oiseaux apprécient des perchoirs naturels.

On peut les observer par centaines le long des berge de l'île aux oiseaux qui se trouve près du quartier des hydrocarbures près d'une ancienne gare qui n'est plus en service. Et entre autres on peut également apercevoir des sarcelles "vivi" (Anas crecca)

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Nouvel épisode et enfin des indices.

15 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

 J’attends dans cette ville du sud en bord du canal de Mozambique en compagnie des policiers avec un océan de patience la réponse de l’opérateur de téléphonie. Le procureur de la république n’ayant fait aucune difficulté pour rédiger la précieuse réquisition adressée à l’opérateur des téléphones mobiles qui doit nous fournir l’adresse et le détail des appels des personnes qui étaient en relation téléphonique avec notre voleur. 
Nous pensons qu’il vaut mieux rester sur place tant que nous ne savons pas où se cache notre voleur. 
Les journées nous paraissent longues et chacun en profite pour s'adonner à des activités annexes.
Pour ma part, j'ai attrapé des ampoules aux pieds à force de marcher dans des chaussures "non tropicalisées". C'est dans un cabinet de massage qu'une gentille personne me colle un cataplasme d'argile. Selon cette personne l'argile possède des propriétés antiseptiques, cicatrisantes et hémostatique ce qui effectivement soulage ma douleur et en une séance par jour pendant plusieurs jours tout en rentré dans l'ordre.. 
Dès que nous recevons ce précieux papier sur lequel sont enregistrés tous les appels téléphoniques du voleur, nous constatons qu’il est inutile de rester dans le sud du pays et que c’est plutôt à Tamatave grande ville portuaire sur la côte Est que résident les personnes avec qui le voleur a eu des appels téléphoniques. 

Un dernier petit tour sous le tropique du cancer en pirogue avant de remonter vers la capitale de Madagascar, passage obligé pour aller vers Tamatave en taxi-brousse.
 

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Les pousse-pousses à Tuléar

14 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Si j’effectue la plupart de mes déplacements à pied, nos deux enquêteurs préfèrent se payer pour l’équivalent de quelques dizaines de nos centimes des pousse-pousses pour les transporter sur des courtes distances. Souvent ces moyens de transport rudimentaires qui pullulent dans certaines villes de Madagascar sont tractés par de jeunes malgaches qui n’ont même pas les moyens de s’offrir des chaussures et courent pieds nus sur l’asphalte brûlant pour un salaire de misère. Parfois le client se fait rare et ils attendent en rangées le long des trottoirs en hélant les passants d’un « pouch » qui fait penser qu’ils emploient leur dernier souffle dans un expir suppliant. Parfois lorsqu’ils ne connaissent pas le lieu de destination ils vont au hasard et s’arrêtent pour demander leur chemin aux passants. 
Ils sont même prêt à attendre gratuitement pendant plusieurs heures si on leur promet d’utiliser leur service. Parfois ils sont obligés de traîner des personnes qui font le double de leur propre poids. Les brancards de leur gagne-pain sont de ce fait assez longs pour qu’ils puissent régler leur position afin d’équilibrer le poids à tirer. Je ne me sens pas capable d’utiliser ce moyen de transport écologique, tout en sachant parfaitement que cela leur permettrait de gagner leur vie. 
Mes scrupules m’interdisent de voir un homme me traîner en courant devant moi tandis que je serais assis tel un pacha dans ce fragile véhicule à deux roues. Pourtant de très nombreuses personnes utilisent ce moyen de transport et les enfants en bas âge utilisent avantageusement ce moyen pour faire le trajet entre l’école et leur maison, ce qui leur évite de se faire renverser par une voiture car le plus souvent, lorsqu’il y a des trottoirs, ceux-ci sont encombrés par les marchands qui y étalent leurs marchandises.

Les premiers pousse-pousses en été introduits par les chinois qui sont venu à Madagascar puis le pousse-pousse a évolué car on lui a accroché un vélo modifié afin que ce moyen de transport soit un peu plus rapide et à l'heure actuelle se sont les tuk-tuks, genre de moto bâchée avec une banquette à l'arrière qui remplacent peu à peu les vélo-pousses.

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Il y a enquête et quête...

13 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #MESAVENTURES

Les jours se suivent et mes économies fondent sous le soleil sans que l’enquête ne nous apporte rien que de vains espoirs . 
Monsieur cent mille volts comme je surnomme l’un des enquêteurs qui semble être taillé dans du palissandre n’est pas prêt à céder au pessimisme. Il se dit prêt à suivre le voleur jusqu’en Amazonie si nécessaire.
Et ils ne font pas les choses à moitié mes deux enquêteurs car sous leur chemise ils portent à même la peau un étui avec de vrais pistolets chargés qu’ils sont fiers d’exhiber quand ils ont décidé de se payer un peu de bon temps en éclusant par exemple huit grandes bières à deux en moins d’une après-midi. 
Ceci à mes frais bien entendu, comme tout le reste d’ailleurs, hôtel, restaurants, frais de transport et même les unités de leurs téléphones portables. Je me sens obligé de leur faire la leçon et de les menacer d’arrêter de financer cette enquête sur le champ et de faire mon rapport au commissaire en rentrant s’ils persistaient dans leur comportement inqualifiable. Cela leur a donné une douche froide à tous les deux et ils m’ont supplié de leur pardonner et m’ont juré que cela ne se renouvellera plus. 
J’ai donc décidé que pour réduire les dépenses nous arrêtions de jouer aux flics américains et au lieu de nous promener en 4 x 4 en ville, nous effectuerons désormais nos trajets courts à pied et les autres en taxi-ville qui sont généralement de vieilles 4 L ou de mythiques 2 CV. 

Le sympatrique enquêteur qui jurait de poursuivre les voleurs jusqu'en Amazonie si nécessaire.
 

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Sous le soleil de Tuléar et sa région

11 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #MESAVENTURES

Après avoir bataillé et transpiré plus que nécessaire, nous voilà arrivés à bon port dans ce petit village au bord de la mer du canal du Mozambique. En parlant de village, je ne vois que quelques cabanes en bois et en matériaux naturels qui ne comptent qu’une pièce chacune. Mais si nous faisons connaissance avec la famille proche du voleur, pas de trace du voleur et sa famille nous avoue ne plus l’avoir vu depuis des lustres. Par contre la famille nous indique une autre piste plus proche de la mer qui est plus praticable pour le retour en ville.

Cette fois, c’est la végétation qui met à mal la peinture du véhicule car la piste est bordée d’épineux plus hauts que le véhicule et les branches fouettent celui-ci au point d’y tracer de longues éraflures. 
Nous arrivons enfin en ville afin d’y surveiller les boîtes de nuit et autres lieux de divertissement. Vers trois heures du matin, nous décidons d’aller prendre quelques heures de repos. Je m’affale sur le lit de l’hôtel en faisant tourner au maximum les pales du ventilateur et en ayant soin d’ajuster ma moustiquaire afin de ne pas laisser perturber mon sommeil par des insectes qui sont les animaux les plus dangereux de la grande Île car certaines espèces femelles d’anophèles véhiculent le parasite plasmodium qui provoque le paludisme.

Même avec tous les lézards, geckos et autres caméléons de toutes les couleurs très abondants dans la région et qui se nourrissent d’insectes, ces derniers sont très nombreux et souvent agaçants.

Pour me changer les idées afin de ne pas devenir triste et afin de chasser le mal-être qui pourrait s'installer au fond de moi , je me change les idées comme je le peux en admirant la nature, la faune et la flore et naturellement les conditions de vie des humains, leur manière de vivre etc.

Bien entendu il y a des gens heureux, il y a aussi ce fléau qu'est le paludisme qui est véhiculé par des moustiques du genre anophèles.

 Heureusement à Madagascar on trouve de nombreux prédateurs qui se nourrissent d'insectes afin de limiter leur nombre car si certain insectes pondent leur œufs dans l'eau stagnante et que les grenouilles, crapauds, poissons et autres en consomment pas mal,  il y a également de nombreux animaux terrestres qui en consomment journellement comme par exemple l'iguane à queue épineuse appelé également lézard de Madagascar(Oplurus cuvieri)

 Le caméléon géant de Madagascar qui est endémique peut mesurer jusqu'à 70 cm de long et comme tous les caméléons il peut tourner ses yeux globuleux indépendamment l'un de l'autre ce qui lui permet d'avoir une vision exceptionnelle et une légende malgache dit que le caméléon peut regarder en même temps vers le passé comme vers l'avenir car il peut tourner un œil vers l'arrière et l'autre en observant ce qui est devant lui. (Furcifer oustaleti)

Le caméléon rhinocéros comme d'autre caméléons parmi les 70 espèces qu'on peut trouver à Madagascar est très particulier avec son nez proéminent (Fucifer rhinoceratus). 

 Cette espèce de Gecko d'un vert fluo se nourrit autant d'insectes que de fruits et on peut même l'apprivoiser car j'en ai vu un qui venait manger des bouts de fruits jusque dans ma main. il en existe une variété qui peut mesurer 30 cm et même 35 cm d'après la littérature (Phelsuma Madagascariensis) 

Naturellement le mimétisme est de rigueur chez certain geckos qui ont l'art et la manière de se "déguiser" en écorce pour mieux disparaître dans le décor et cela me rappelle ce que je devait enseigner aux bleus à l'armée quand j'était moniteur chez les commandos du 23 ème régiment d'infanterie à Metz devant-les-ponts avant de mériter mes premières sardines (galons): faire FOMEC c'est à dire faire disparaître les Formes, les Ombres, les Mouvements, les Éclats, ainsi que les Couleurs. 

Un petit caméléon rhinocéros que les gamins sont venus me vendre contre une poignée de bonbons. Puis j'ai relâché ce petit bout de rhino dans son élément de verdure.

Petit caméléon tapis ou caméléon à pierreries je ne saurai faire la différence... avis aux spécialistes.

Naturellement il y a aussi les mantes relieuses très nombreuses qui ne dédaignent pas les insectes qui ont l'imprudence de se trouver à portée de ses pinces redoutables. 
 

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Début d'une enquête policière 

11 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Cela fait plus de quinze jours maintenant que je sillonne l’île Rouge avec un inspecteur et un enquêteur de la police criminelle de Tananarive à la recherche du voleur qui m’a subtilisé une bonne partie de mes économies. 
J’ai accompagné les deux policiers dans le sud de la Grande Île (pour financer bien entendu l'enquête) en étant persuadé que le voleur allait se cacher à presque mille kilomètre au sein de sa famille. Nous avons donc, muni d’un ordre de mission, débuté notre enquête juste sur le tropique du capricorne. 
Dans la région de Tuléar Il fait chaud, très chaud et même les plantes se munissent d’épines pour empêcher les zébus de les priver de leurs précieuses feuilles.
A bord d’un soit disant quatre roues motrices nous roulons péniblement dans les sillons creusés dans le sable par les rares véhicules qui sillonnent cette région sèche et déserte dont le décor se résume à des buissons épineux écrasés par un soleil implacable.

De plus en plus souvent, des cailloux raclent maintenant le dessous du véhicule qui a de plus en plus de difficultés à avancer et les roues commencent à ne plus trouver prise dans le sable fin dans lequel elles se sont enfoncées.

Nous décidons donc de quitter ce véhicule pour avancer à pied en laissant le chauffeur du véhicule se débrouiller avec son véhicule allégé de nos poids respectifs dans l’espoir de trouver un tronçon de piste plus favorable un peu plus loin car il nous reste encore plusieurs heures avant d’arriver dans ce petit village de pêcheurs où sont censés habiter les membres de la famille du voleur, qui nous l’espérons vont nous fournir des indications permettant d’avancer dans cette enquête. 
L’inspecteur choisi ce moment pour aller à des affaires pressantes et je serais curieux de savoir comment il va se débrouiller pour se nettoyer car à part le sable et les plantes épineuses, je ne vois aucune autre solution pour remplacer le précieux papier toilette qui est utilisé chez nous… J’espère qu’il ne s’est pas servi de son ordre de mission pour cela. 

 

Les plantes des régions chaudes se garnissent d'épines afin de protéger leurs précieuses feuilles (Euphorbia millii)

Ce sont surtout des plantes épineuses contenant du latex qui résistent bien aux températures chaudes et sèches.(Euphorbia viguieri)

Et souvent aussi les plantes ne possèdent pas ou des feuilles très réduite on l'appelle l'Euphorbe crayon (Euphorbia tirucalli)

C'est un vrai calvaire que de traverser cette région sèche et tout naturellement on y trouve l'épine du Christ (Cette Euphorbe comme beaucoup d'entre-elles possède une sève irritante pour la peau).

Les plantes ont un pouvoir d'adaptation peu ordinaire et peuvent s'acclimater souvent dans des niches écologiques très particulières.

Si vous regardez bien au pied de l'Euphorbe de gauche se trouve une fleur qui se multiplie de façon exponentielle à Madagascar, il s'agit de la pervenche de Madagascar (Cantharantus roseus) dont il existe plusieurs variétés roses ou blanches. C'est une plante endémique de Madagascar et elle peut être dangereuse car elle est hallucinogène et je peux vous garantir que lorsqu'un de mes lapins en consomme, il se met à tourner dans son clapier en se cognant dans les parois jusqu'à épuisement. Les jeunes lapins sevrés meurent le plus souvent mais les adultes peuvent s'en tirer car lorsque je constate qu'ils commencent à courir comme des fous je les met dehors afin qu'ils ne se cognent pas dans les parois. Cette plante a des vertus thérapeutiques et des molécules qu'elle contient sont utilisés dans le traitement chimio-thérapeutique de nombreux cancers. 

Et dans certaines régions du sud de Madagascar on trouve tout naturellement les Raketa mena (Opuntia stricta) sortes de figues de Barbarie qui ont envahi le paysage et les habitants se rabattent sur les fruits rouges de ce cactus qui assèche les terres cultivables.

 

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En route vers d'autres cieux.

10 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Départ de Nosy-Be J’ai laissé à regret derrière moi l’île de Nosy bé ce matin à bord d’un hors bord ultra rapide pour ce pays où les bateaux poussifs crachant des nuages bleus tacataquent à travers les bouts de mer pour joindre les petites îles.
A présent j’attends patiemment le taxi-brousse qui doit me ramener vers Diego. Tout ce que je connais de ce moyen de locomotion, c’est la somme acquittée quelques jours plus tôt y compris le voyage aller-retour en mer de ce qu’ils appellent le « Diego Direct ». 
Pour le reste, rien n’est prévisible, ni l’heure ni la référence des véhicules. Seul le hasard régit de manière aléatoire mes aventures.

A côté de moi un couple de malgaches vient d’acheter un ananas dans une des nombreuses gargotes dont les propriétaires se contentent pour certains d’étaler leur marchandise sur une toile à même le sol. 
Sans me connaître, le couple coupe l’ananas en trois morceaux et veut m’en offrir un tiers. malheureusement, avec les repas pantagruéliques que je me suis offert dans la jungle, je suis dans l’incapacité d’avaler quoi que ce soit et je les remercie vivement en leur racontant ce que j’avais déjà ingéré le jour même ainsi que mes impressions concernant Madagascar. 
Diego Suarez avec ses nuits chaudes et moites, ses environs avec de belles plages, ses montagnes à l’horizon, c’est fini. Vers treize heures je reprends l’avion pour la capitale avant que mon aventure me guide vers d’autres cieux. 
Et me voici donc quelques jours plus tard assis au fond d'un Taxi-brousse, ballotté de gauche à droite au gré des virages et je peux admirer au loin à l’horizon des Hautes terres le soleil qui embrase le ciel de ce jour naissant. Les nuages semblent fuir ce brasier, prélude à une chaude journée tropicale.

Le véhicule avance par phases synchronisées avec les moments d’endormissement du chauffeur qui a roulé toute la nuit et à qui une pause serait salutaire. J’hésite à demander d’arrêter ce véhicule car nous ne sommes plus qu’à quelques dizaines de kilomètres de notre destination et comme les trois quarts des passagers dorment du sommeil des innocents sans se rendre compte du danger que représentent les pentes abruptes qui bordent la route et qu’un virage manqué nous ferait dévaler, je préfère remettre ma vie aux mains du destin. Jusqu’à présent ma bonne étoile m’a toujours protégé et je ne serais certainement pas en train de raconter mes aventures et mésaventures si cette fois encore cela n'avait pas été le cas. 


 

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 Forêt de Lokobe un univers vert et mystérieux

9 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Après un déplacement de sept Km en pirogue en zigzaguant entre les palétuviers, descendant parfois de la pirogue pour la pousser car elle touchait le fond de la mer, nous atteignons un bout de la forêt primaire de Lokobé qui offre une palette faunistique et floristique peu commune pour moi. 
Nous nous enfonçons dans les bois où les racines traçantes de certains arbres vénérables sont noueux et forment parfois des pièges si on ne regarde pas où on met les pieds. 
Des boas respectables, des oiseaux de paradis, des geckos, des lézards jusqu’à cinq fois plus grands que chez nous, enfin bref, à chaque pas mon regard est accroché par l’inhabituel. 
Même ce champignon blanc dans toutes ses parties, géant de la taille de nos plus gros cèpes avec une surface du chapeau glacée et brillante. Je ne saurais même pas dans quelle famille le ranger car s’il a un peu la stature d’un champignon qui lui ressemblait en France et qu'on appelait la petite prune du meunier qui est un excellent comestible. Sauf que ce champignon découvert dans cette forêt était dix fois plus grand et je n'ai pas eu le temps de l'étudier de plus près car ici les guides sont payés pour guider, pas pour s'arrêter en chemin et musarder.
La visite a vraiment été trop courte et je me suis juré que je referai des prospections plus longues mais sans guide dans des forêts semblables car les guides font ce parcours au pas de course. 
Le déjeuner pris dans une case en bordure de forêt avec du poisson frais cuisiné sur la braise était simplement délicieux et la sauce coco dans laquelle nageaient des morceaux de crabes était savoureuse à souhaits.

On pénètre dans un univers vert et mystérieux qui nous réserve bien des surprises.

Impossible de déterminer toutes ces espèces végétale de cet écrin de verdure sans avoir du temps devant soi. Mais une visite guidée est... une visite guidée.

Il ne faut pas non plus se balader dans cet environnement avec le nez en l'air car des obstacles comme des racines ou autres peuvent créer une chute.

Bien entendu les lémuriens, animaux emblématiques de Madagascar, sont présents dans cette forêt.

Et en levant les yeux il n'est pas rare d'apercevoir un tchitrec malgache(Terpsiphone mutata) 

Puis un peu plus bas en baissant les yeux on peut apercevoir un serpent de plus de deux mètres de long qui disparaît dans la végétation dès qu'on s'approche de lui.

Et que dire de plus de ce champignon spectaculaire dont le chapeau avait un diamètre de plus de vingt centimètres avec une cuticule du chapeau lisse glacée et brillante et des lames et lamellules qui laissaient deviner peut-être une sporée rose clair?

De retour de la forêt il était près de midi et nous avons croisé un pêcheur qui revenait avec des belles prises.

Quelques minutes plus tard une bonne odeur de poisson grillé se faisait sentir.

Et naturellement comme il était midi, quoi de meilleur que du poisson grillé sur les braises, garni de citron vert, agrémenté d'une sauce coco dans laquelle nageaient de beaux morceaux de crabe et du riz au curcuma. Un repas de fête dans un coin perdu de la forêt de Lokobe que je ne suis pas prêt d'oublier.

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Nosy-be l'île aux parfums

8 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

A Nosy-be, dans la campagne il n’y a pas d’électricité mais l’hôtel possède son groupe électrogène et pour ce qui est de l’eau chaude, il ne faut pas rêver. Malgré la chaleur, mon corps subit un choc thermique à chaque fois que je veux me doucher. Mais il faut dire qu’il n’y a rien de tel qu’une bonne douche froide pour me sortir de la léthargie dans laquelle me plonge la température chaude et humide du bord de mer.

Au restaurant de la plage le contenu d’une assiette posée sur le comptoir attire mon attention car on dirait à s’y méprendre nos chères cornes d'abondance séchées (Craterellus cornucopioïdes)
A ma question, la patronne des lieux me dit que ce sont des fleurs d’Ylang ylang (Cananga odorata) dont les arbres sont cultivés à grande échelle. L'essence de ces fleurs est utilisée en parfumerie (huile de Madagascar). Ces arbres qu’on étête pour faciliter la récolte des fleurs sont les lieux de prédilection des caméléons qui se nourrissent des nombreux insectes qui viennent certainement pour la pollinisation de ces fleurs odorantes d’une couleur jaune pâle en forme d’étoile. Renseignement pris, un pied de cet arbre âgé de dix ans peut fournir jusqu’à quinze Kg de fleurs. Il en faut plusieurs centaines de Kg pour obtenir par distillation un litre d’huile essentielle de qualité olfactive variable, de l’essence super-extra à l’essence de qualité. Toujours selon le guide évasion de Madagascar, l’Ylang Ylang offre une fragrance d’une puissante suavité qui confère de l’amplitude, du volume et du montant à certaines compositions lentes à s’épanouir… tout un poème là encore, et c’est à mon avis des commentaires qui n’ont rien à envier à ceux dont on qualifie certains de nos vins en France, même si nous ne ressentons pas toutes ces impressions avec les mêmes sens.

Cap sur l'île de Nosy-be

Fleurs d'Ylan ylang 

Plantation d'Ylang ylang à Nosy-be

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La course folle vers l'embarcadère

7 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Naturellement il fallait rattraper le temps perdu et sur la route, le chauffard commence à oublier les règles élémentaires de sécurité et traverse les villes et villages à l’allure des participants du Paris-Dakar.

Un peu plus tard, le chauffard risque d'écraser un enfant qui joue près de la route, puis il tente de doubler en sommet de côte alors qu’un véhicule vient en sens inverse . Il faut dire que les accidents de la route ne manquent pas avec des véhicules vétustes dont les freins sont défaillants. C'est à ce moment là que l’un des passagers a finalement réagit en menaçant le chauffeur de porter plainte, à la gendarmerie dont les barrages sont fréquents sur la route. J’ai enfin compris à quoi pouvaient servir ces checkpoints avec des herses sur la route. A chaque arrêt une conversation s’engage entre le chauffeur et les gendarmes en armes puis nous repartons sans encombre après que le chauffeur ait offert un journal dans lequel est glissé un koli koli (pot de vin).

Au début de notre voyage, la route est dans un état satisfaisant si on fait abstraction des quelques nids-de-poule entre lesquels notre pilote de course slalome. Mais à une vingtaine de Km de notre lieu d’embarquement en traversant une forêt de cocotiers, caféiers et de nombreux autres arbres qui me sont encore inconnus, la route devient impraticable car elle est totalement défoncée et se trouve être la cause de secousses qui vous envoient avec la tête dans le plafond à chaque chaos. Le chauffeur tente bien que mal d'éviter les nombreux trous en nous envoyant brinquebaler de gauche à droite. Il faut bien se tenir et en même temps surélever ses fesses pour amortir le prochain chaos.

Enfin en deux mots une vraie partie de plaisir pour laquelle il fallait payer. J’ai bien vu de nombreux champignons sur des troncs tombés mais il m’était impossible de retarder le voyage car le bateau nous attendait pour nous emmener au terme du voyage.

Par contre, les paysages traversés sont simplement sublimes, comme ceux qu’on voit dans les films : des rivières tumultueuses, des montagnes ou tsingy qui sont des zones de reliefs karstiques hérissés d’aiguilles calcaires et des forêts avec des essences vraiment inhabituelles pour moi. C’est un pays à mille facettes. 

Voici le genre d'accidents avec des freins défaillants et qui ne sont pas rares à Madagascar.
 

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Départ vers l’île paradisiaque de Nosy-Be 

6 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

C’est une île qui n'est pas très grande car on peut facilement la traverser dans un sens ou dans un autre dans une seule journée s'il n'y a pas d'obstacles. Elle est entourée d'une mer avec de belles plages. 
Bien sûr c’est un des endroits les plus prisés et parmi les plus cher de Madagascar, un peu comme notre côte d’Azur en France. Sauf que cette île possède encore une forêt primaire, (ou presque primaire) et de belles opportunités de découvertes.. 
Donc le taxi-brousse se pointe dès quatre heures du matin avec une bonne heure d’avance et cinq minutes plus tard il est bondé avec une vingtaine de passagers pour une camionnette limitée à onze places en France. Les amortisseurs ne sont pas une nécessité dans ce pays où de toute façon il faudrait les changer chaque mois à cause de l'état déplorable des voies de circulation. 
Les bagages bien arrimés à l’aide de cordages sur le toit du véhicule et serrés comme des harengs dans une boîte à sardines, nous voilà en route vers l’embarcadère où nous serons pris en charge par un bateau. 
Le véhicule vétuste file à une allure guère rassurante puis s'arrête à la première station service, et là, il faut près d’une demi-heure non pas seulement pour faire le plein mais le chauffeur palabre longuement avec un individu en tee-shirt rouge jusqu’àu moment où cet individu ouvre la porte coulissante latérale de la camionnette et se coince tant bien que mal sur la banquette près de trois passagers qui étaient déjà à l’étroit, ce qui a occasionné une autre discussion entre le chauffeur et les passagers de la banquette qui n’étaient pas très heureux de devoir serrer leur fesses. Mais c'est çà aussi l'aventure.
Demain je vous conterai la suite du voyage qui n'est pas de tout repos...


 

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Mon état de santé est en berne.

5 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Mon état de santé était plutôt déplorable après huit jours de présence dans la Grande île car j’ai attrapé au vol un rhume causé par la climatisation installée dans la chambre de l'hôtel et que j’avais réglé à fond.
Je tousse à m’arracher les poumons d'autant que j’ai dormi une nuit entière avec un diffuseur de produit anti-moustique que j’avais installé la veille de peur de me faire piquer par l'animal le plus féroce de Madagascar le moustique du genre anophèles et autre gentil aedes...
 Pour diagnostiquer ce bilan médical je dirai que mon organisme est capable de transformer non pas de l’eau en vin mais tout solide ingéré en liquide. J’ai préféré le jour même me rendre dans une pharmacie pour acheter du charbon qui traite les diarrhées et avec un sirop contre la toux ainsi qu’une boîte de vitamines C.

Tout est rentré dans l’ordre en peu de temps car je n’avais pas le temps d’être malade.

En effet dès le lendemain matin 5 h c’est le départ en taxi-brousse puis en vedette rapide vers l’île paradisiaque de Nosy-bé. 


 

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A la plage de Ramena

4 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Des cabanons fabriqués en tôles ondulées ou de bric et de broc sont plantés à moins de 30 mètres de la plage de sable blanc. La crasse et les odeurs nauséabondes faites d’un mélange de détritus en décomposition et de nourriture préparée sur de petits réchauds à charbon de bois n’encouragent pas les touristes à rester longtemps à cet endroit qui pourrait être paradisiaque.

Malheureusement l’homme se permet tout et n'importe quoi, comme s’il régnait sur terre que pour dégrader et salir ce qui est beau. Rien n’est entrepris pour réparer ou embellir faute de moyens selon les dires. Pendant ce temps là des grappes de jeunes en âge de travailler font des siestes à longueur de journée. Sur la plage une barque avec un fond crevé est couchée sur le flanc. Pour elle il ne sera plus question d’aller faire une virée en mer. Si personne n’a un travail fixe, de nombreuses personnes ont leur «handy» même s’ils n’ont pas les moyens de se payer une recharge. Ils se contentent de « biper » pour avertir l’autre qu’il a quelque chose à lui dire. Ici, chez le « raseur » de la plage, le « client » est assis sur un caillou pour se faire raser le crâne et lorsque la « coupe coco » est terminée, un coup de pied dans les reins l’expulse du siège et le suivant enlève déjà son tee-shirt délavé pour prendre la place et le ballet d'une vieille tondeuse électrique dont le fil se perd dans les méandres des planches et des tôles entassées recommence. 

Ce bateau pourrait être idéal avec un pavillon de complaisance pour des transport "olé-olé" à bas coûts comme 70% des navires de la marine marchande du monde qui sont hors normes.

Voir la vidéo très instructive: 

Arnaud Demanche - BEYROUTH, ILE MAURICE : STOP AUX ...

Une si belle plage réduite à un dépôt d'ordures et de bric à brac.

En m'éloignant de quelques pas le long du rivage, je suis tombé sur ce bout de tôle ondulé, rouillé sur lequel était gribouillé "ZONE MILITAIRE AXER INTERDI"mais comme il n'y avait personne et comme il n'y avait pas de barrière physique j'ai continué ma ballade et je suis enfin tombé sur un bout de plage avec une vue splendide sur la mer. Bien entendu depuis ma ballade, certainement que des améliorations ont été effectuées pour attirer le client car à l'époque on ne payait pas encore l'entrée comme c'est le cas aujourd'hui selon la photo que m'a gentiment envoyé William qui a visité Ramena après moi.

Photo envoyée gentiment par William et Chantal qui ont visité Ramena et ont ramené cette photo de Ramena avec le panneau qui indique: "Circuit Mer d’Émeraude EXIGEZ VOS TICKETS 2000 Ar pour les nationaux ( environs 0,50€) 10 000 Ar pour les étrangers (reconnaissables à la couleur de leur peau claire je suppose). il est inscrit également que cette participation financière contribue à la gestion,à la propreté du site et au développement local.(Effectivement il y a une nette différence entre le panneau avant et après les amélioration et on n'y aurait jamais pensé à appeler cette plage "Mer d’Émeraude".

Mesdames et Messieurs les jurés, jugez par vous-mêmes, mon seul délit a été d'AXER mon regard sur cette mer d’Émeraude après avoir eu accès à la plage en passant par ce terrain militaire.

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Piste incertaine pour se rendre à la plage de Ramena

3 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

La piste est en mauvais état et les nids de poule peuvent atteindre une cinquantaine de cm de profondeur et plusieurs mètres de diamètre en ressemblant à nos mardelles (trous de bombes de la dernière guerre mondiale).

Tantôt c’est une végétation dense faite de broussailles, de baobabs, d’arbustes ou d’arbres dont certains portent des fruits comestibles et parfois ce sont des cactus qui offrent une vision inhabituelle pour les « vahazas » (étrangers).  

Le chauffeur de taxi s’est assis au bord de la route à l’ombre d’un grand arbre avec deux branches en fourche. En grimpant le talus je rencontre des centaines de mille pattes dont certains sont enroulés sur eux-mêmes. Ils ont une taille trois fois à quatre fois supérieure à celle de nos mille-pattes français. 
Arrivé près du tronc que j’examine dans l’espoir d’y trouver un champignon, je découvre avec surprise un petit serpent qui semble faire la sieste juste dans la fourche des deux branches. Après avoir pris des photos, j’ai caressé avec une branchette sa peau sur le dos et vif comme l’éclair il a lancé sa tête vers l’endroit où la branchette était entrée en contact avec son corps. Puis sur la défensive, son corps est devenu dur comme s’il avait bandé tous ses muscles et qu’il se tenait prêt à frapper une seconde fois. J’ai abandonné le serpent dans cette posture pour pousser plus loin mes investigations avant de revenir par le même chemin car la végétation trop dense ne me permettait plus d’aller plus loin. Un coupe-coupe pour pousser plus loin mes investigations m'aurait été très utile. 
Quand je suis de nouveau arrivé près de l’arbre avec les branches en fourche, j’ai constaté que mon serpent s’était calmé et avait repris sa sieste comme si rien ne s’était passé.  Il est très pénible de rester plus de cinq minutes sous ce soleil brûlant et je me contente de faire de petites incursions en surfant d’un arbre à l’autre pour progresser à l’ombre. 

Les mythique R4 appelés familièrement les 4L on en vu passer des postérieurs sur leurs sièges et pour emprunter la piste qui menaient à la plage de Ramena ce véhicule me ramena sans encombres majeur.

Rencontré en bord de route, les iules ou mille-pattes sont des animaux qui décomposent la litière donc des amis des jardiniers au même titre que les vers de terre et autres qui "fabriquent" le compost

Petit serpent qui se reposait dans la fourche formée par deux branches toujours en bord de piste.
 

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Sur la piste vers la plage de Ramena

2 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Sur la piste qui nous amène vers la plage de Ramena, nous rencontrons des ânes qui sont certainement croisés avec des zèbres car ils ont encore des zébrures sur les pattes. Les chèvres, les ânes et les poules circulent librement sur la route. Les zébus portent des marques au fer rouge sur le train arrière. 
Les sentiments n’ont pas leur place ici où la vie peut être si belle mais également très cruelle. Une vie ne semble pas avoir beaucoup de valeur ici car les risques de maladie ou d’accident ne sont pas pris en compte par de nombreux individus qui mettent leur destin dans les mains de Dieu en ne comptant que sur la chance.

Un peu plus loin sur la piste, nous longeons une mangrove et entre les nombreuses racines des palétuviers des milliers d’araignées d’eau filent à une vitesse incroyable. Ces petits crabes dont certains sont presque transparents s’enfoncent sous le sable dès que l’eau de la mer arrive.

Il y a tant de choses insolites pour un étranger qui sait se servir de ses yeux, pour, non pas simplement  y jeter un regard, mais aussi y voir un peu de fantaisie. 

Les zébus avaient la priorité sur la route menant de Diego-Suarez à Ramena. 

Il n'était pas rare de croiser également des ânes sur la route. 

Ces crabes minuscules de la mangrove se déplace à grande vitesse.

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Khat du matin, gueule de babouin...

1 Septembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

En me promenant rue Lafayette à Diego-Suarez avec ses trottoirs encombrés de marchands très variés, je suis tombé sur un vendeur de khat qui revendait sa marchandise aux nombreux clients qui mâchouillaient cette drogue au vu et au su de tout le monde.
Cette plante est formée de petits paquets de branchettes terminées par des feuilles d’un vert tendre que de nombreuses personnes broutaient et mâchaient en formant une boule proéminente sur la joue. 
Puis dans l'après-midi j'ai voulu sortir de la ville pour me diriger vers une forêt avoisinante et  j'ai découvert un grand boa de près de  deux mètres qui avait été écrasé par une voiture sur la piste.
Et comme l'après-midi était déjà bien entamée, je n'ai pas eu accès à la visite de la forêt car il n'y avait plus de guide et on m'a dit qu'on ne pouvait pas pénétrer dans la forêt sans guide alors que j'avais mon GPS de poche avec moi et qu'il m'aurait été impossible de me perdre.
Par contre, pas grand-chose en champignon à part ces espèces de Polypore qui ressemblait à une Tramète et je suppose que c'était bien Daedaleopsis confragosa  qui colonisaient une souche de cocotier calciné. Il est vrai que cela me fait une belle jambe de reconnaître ce champignon par son binôme latin, mais après tout il y en a qui collectionnent des timbres-postes, moi je collectionne des noms latins de champignons. C'est un passe-temps comme un autre.

Vendeur de khat sur un trottoir de Diego-Suarez 

Détail des feuilles que mâchouillent les drogués dès le matin et qui leur donne une gueule de babouin. 

Culture du khat aux environs de la ville. 

Daedaleopsis confragosa, un champignon dur à cuire mais en ajoutant des cailloux dans l'eau de cuisson et quand les cailloux sont mous le champignons devrait être à point. (Recette que je n'ai pas encore expérimenté...)
 

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Les soirées chaudes a Diego-Suarez

31 Août 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Sur les trottoirs de Diego-Suarez certains étaient allongés dans leurs pousse-pousses qui ne servaient pas à grand-chose car les rares touristes préféraient se faire véhiculer par des taxis dont la course en ville revenait au prix d’un ticket de bus ou de métro chez nous. 
Les casseurs de cailloux au bord de la route rythment leur travail par des toc…tap…troc…tac, et leurs enfants auront certainement le même métier de casseur de cailloux que leur père ou leur mère alors qu’en France de nombreux métiers d’autrefois comme par exemple les ripiers ont totalement disparu.

Les soirées promettent d’être  chaudes dans les nombreux locaux où on sert une mauvaise bière ou des sodas très sucrés. 

On entend les rythmes du salegy ou du watcha watcha qui sont des danses locales très suggestives et qui « bougent » comme diraient les jeunes d’ailleurs.

Autres chansons de jadis comme « le temps des cerises » ou « j’entends siffler le train » m’ont fait faire un sacré bond dans le passé. 
Et quand ces dames se mettent sur leur 31, le sang des hommes bouillonne, ce qui fait encore monter d'un cran les températures corporelles.

Quand ces dames sont de sortie elles apportent avec elles la joie de vivre et cela se lit sur leur visages.
 

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