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Le paradis à Madagascar
Articles récents

Le litchi nouveau est arrivé hé hé...

12 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Le beau litchi, le savoureux litchi avec juste une petite note acidulée qui vous dit d'en consommer à volonté. En effet c'est la saison du litchi à Madagascar et on en trouve sur de nombreux étals des marchés car les producteurs se pressent pour le vendre au prix fort de 0,11 € la grappe.
Quand le camion passera dans la brousse pour charger les litchis par paniers d'une vingtaine de kg les gens de la brousse ne toucheront pas grand chose, à savoir, juste assez pour les encourager à ne pas laisser les litchis pourrir sur le sol. Et même au port les litchis seront vendus aux environs de 0,20 € le kg. Bien entendu les transporteurs et autres intermédiaires vont faire de nouveau de sacrés bénéfices sur des litchis qui auront subi un bain de souffre pour qu'ils supportent le voyage jusqu'en Europe.
Pour conserver et garder la couleur du litchi, on pratique parfois la fumigation à l'anhydride sulfureux (SO2) suivi d'un trempage dans un bain d'acide, mais ce traitement actuellement légal peut s'avérer néfaste à la santé publique. Mais que ne ferait-on pas pour offrir de beaux fruits coloré à la population européenne et tout particulièrement aux consommateurs des hypers et supers marchés où ces fruits colorés de façon suspecte orneront les tables pour les fêtes de fin d'année.

 

La petite grapette (à droite sur la photo) d'une vingtaine de fruits est vendue à l'heure actuelle au prix fort sur les marchés locaux au prix de 0,11€ la grappe.

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Comment colorer ses journées.

11 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Mon cousin Daniel qui a visité bien des pays du sud-est asiatique m'a envoyé des photos de fleurs en me recommandant de les publier quand apparaitront les jours gris et froids en France afin d'offrir un peu de couleur à ceux qui doivent se contenter de rester chez eux en ne voyant que le ciel gris de ce mois de novembre qui précède l'arrivée de l'hiver et de ces jours glacés où la nature a mis en place ses stratégies pour faire face au froid et au gel et se prépare à un hibernage avant que les beaux jours reviennent.
 Bien entendu je ne pourrai pas envoyer toutes les images d'un seul coup et je vais en réserver pour un autre jour d'autant que je me suis attelé à essayer de mettre un nom sur les diverses photos de fleurs ce qui n'est pas une mince affaire si on ne possède pas toutes les caractéristiques d'une plante.

En effet dans certains pays tropicaux les plantes sont beaucoup plus exubérantes car elles peuvent croitre sans problèmes majeurs toute l'année.

Heliconia rostrata

Heliconia psittacorum

Heliconia psittacorum

Tradescantia pallida

Plumeria rubra (frangipanier rouge)

Plumeria pudica (Frangipanier banc)

Hibiscus rosa-sinensis

Canna indica

Ixora coccinea

A suivre dans un prochain article

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Ma pension a presque doublé en dix ans

10 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Je viens de constater que ma pension a presque doublé en dix ans de résidence à Madagascar car en 2010 je recevais  environs 2800 Ariary/€ au change  et aujourd'hui je viens de m'apercevoir que le cours du change est à presque 4700 Ariary/€
Donc au train où vont les choses, je pense que dès l'année prochaine ma pension aura effectivement doublée. Même si les prix augmentent, ils sont loin de suivre le cours de la dévaluation de la monnaie du pays face à l'Euro.
 On peut nettement se rendre compte sur ce graphique que le cours de la monnaie du pays a fortement chuté ou plutôt que l’Euro est devenu beaucoup plus cher à l’achat dans les banques car la pandémie a laissé des traces indélébiles sur les cours du change. 
Etant donné que l’euro est devenu plus cher et que la monnaie de Madagascar ne peut pas être employée pour payer des fournisseurs en dehors du pays, il faut donc impérativement acheter des devises étrangères pour payer les produits importés. 

J’ai donc décidé de me contenter désormais quand c’était possible de n’acheter plus que des produits locaux… sauf naturellement quelques incontournables comme l’huile d’olive extra vierge de l'UE, le vinaigre de cidre de Normandie ainsi que la moutarde de Dijon par exemple mais ceci avec parcimonie car on peut aussi vivre sans ces produits de luxe.
Comme je touche ma pension en euros qui sont changés automatiquement au cours du jour à leur arrivée ici sur mon compte, tous les mois je constate une augmentation et je pourrai donc béatement considérer ce fait comme une augmentation du montant de ma retraite. 
Mais pour que cela soit vrai, il faut naturellement résider à Madagascar et de ne pas recevoir tous les mois des colis de chez Amazon, Cdiscount ou autre.

https://www.xe.com/fr/currencycharts/?from=EUR&to=MGA&view=10Y

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Contribution à la connaissance d'un certain mode de vie à Madagascar

8 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

La SPA et les Associations des droits de l’homme auraient vraiment beaucoup de travail ici où les hommes n’ont parfois rien à envier aux bêtes qui elles au moins sont parfois plus avantagées pour trouver de la nourriture. Les poulets se nourrissent souvent d’insectes, un peu de végétation et autres immondices rejetés par les hommes. En ajoutant à cela que dans certaines ethnies la viande de porc est fady (interdite) et chez d’autres c’est la viande de chèvre qui est impure, donc interdite à la consommation. Les interdits populaires (fady) et les coutumes locales sont bien enracinés sur l’Île rouge couleur de la latérite qui forme son sous-sol. Parfois les membres d’une ethnie économisent pendant de longs mois, voire des années pour être en mesure d’honorer leurs morts. On ouvre les tombeaux et on enveloppe les corps ou plutôt de ce qu’il en reste dans un nouveau tissu et tout cela dans une ambiance de fête où on sacrifie les zébus qui sont réservés souvent pour ces grandes occasions. Ainsi lorsqu’il est question de circoncision, on rassemble toute la famille et les parents ayant des garçons en âge de passer ce cap et qui payent les zébus et les boissons qui vont nourrir toute la famille pendant ces jours de fête. Il faut dire que le peuple malgache est très solidaire et partagerait son dernier grain de riz avec une personne moins fortunée. C’est un peuple qui se serre les coudes et là où on s’en rend compte physiquement et de façon spectaculaire c’est dans les taxis-bé (grands taxis), genre de mini-bus qui sillonnent les grandes villes : 1200 taxis-bé dans la capitale qui devient de la sorte une des villes les plus polluée au monde car ces véhicules souvent très vieux ne sont soumis à aucun contrôle antipollution. Ces véhicules sont limités à une dizaine de personnes en Europe et peuvent légalement charger entre vingt et trente personnes assises au coude à coude et parfois en serrant les fesses pour tenir sur des sièges minuscules. Il faut dire que les malgaches en général ne sont pas très grands comparés aux peuples occidentaux et comme leur nourriture qui pour la plupart du temps se compose de deux ou trois bols de riz par jour laisse peu de place à un excédent de lipides dans le corps. Pourtant certaines régions de l’île seraient favorables à une culture très variée de fruits et légumes ainsi qu’à un élevage très diversifié, mais faute à un enseignement basé principalement sur la religion et les croyances d’une autre époque ayant pour résultat un obscurantisme certain. Le malgache compte plus sur un éventuel miracle de Dieu que sur lui-même pour survivre. Les missionnaires de tout poil étant les principaux acteurs de cet état de choses. Bien sûr sans eux, l’illettrisme serait supérieur à ce qu’il est, mais ce n’est pas en sachant lire et écrire à Madagascar qu’on remplit son assiette de riz. De toute façon même les personnes ayant suivies leurs études supérieures ont beaucoup de peine à trouver du travail et quand ils en trouvent, ce travail est si mal rétribué qu’il est illusoire de vouloir créer une famille sereine sans problèmes d’argent. Ainsi on peut voir à longueur de journée des hommes valides de tout âge assis le long des routes dans la capitale en attendant que le travail tombe du ciel. Donc si vous allez faire vos emplettes, on viendra vous demander de porter vos courses, on vous demandera de nettoyer ou de garder votre véhicule, on vous proposera d’acheter des babioles qui vont d’une tapette de mouches à des serviettes de bain ou encore des antennes de télévision sans compter d’innombrables articles qui se marchandent parfois à dix pour cent de la valeur annoncée et si vous n’êtes toujours pas décidé à acheter ce dont vous n’avez pas besoin, on vous demandera : « combien vous donne ? ». Dès leur plus jeune âge, on apprend à certains enfants déshérités cette phrase en français : « Monsieur, donne-moi l’argent ». Les parents installent parfois leur bébé qui ne sait pas encore marcher sur un trottoir de la capitale avec un petit pot devant lui pour collecter des « madinka » (menue monnaie). Bien sûr le premier mai, fête du travail peut durer plusieurs mois à Madagascar pour certains qui se complaisent dans cette misère. Il est parfois très difficile pour les occidentaux de faire la part des choses entre le besoin de secourir son prochain sans encourager la mendicité. Dans une petite agglomération de l’Est du pays en bordure de mer où affluent les citadins le week-end, certains indigènes se sont spécialisés dans la confection de colliers et de bracelets avec différentes graines séchées et colorées. On peut y trouver des graines de plantes des tropiques et il faut avouer que le résultat est parfois très décoratif. D’autres confectionnent des sacs à main où des chapeaux avec des feuilles séchées de bananiers ou avec des fibres végétales qui apportent au produit terminé un effet naturel sans pareil. Même les enfants vendent déjà ces « souvenirs » aux touristes. Le bord de mer est constamment le théâtre de rassemblements quand les pêcheurs tirent leurs filets sur la plage de sable fin. Bien souvent il n’y a que du menu fretin qu’on fait griller tel quel après un lavage sommaire dans l’eau douce. Parfois pourtant de jeunes thons se laissent prendre dans les filets et ils sont plutôt réservés à la vente sur le marché local ou directement aux restaurants. Pourtant c’est la pêche au harpon près de la barrière de corail qui est la plus bénéfique avec de beaux poissons qui sont pour la plupart réservés aux nombreux hôtels restaurants qui sont des clients privilégiés. Quelques pêcheurs pêchent également des langoustes mais elles n’ont pas vraiment le temps de se développer car aucune mesure de protection sérieuse pour la faune sous marine n’est envisagée et des bateaux étrangers viennent jusque près des côtes pour draguer le fond marin et tant pis pour la barrière de corail qui s’étend sur plusieurs centaines de km le long de la côte-Est. La musique joue un grand rôle dans toutes les régions de la Grande Île. Elle est très rythmée et rares sont les jeunes des villes qui ne connaissent pas les nombreux chanteurs qui remplissent des stades quand ils viennent s’y produire. Non loin des routes malgaches, sur les hauteurs on peut distinguer maintenant d’affreux pylônes destinés aux communications des téléphones portables et si beaucoup de personnes n’ont pas encore de chaussures, un grand nombre surtout chez les jeunes possèdent pourtant un téléphone portable. Très peu peuvent se payer le crédit qui permet de passer des communications et ils se contentent d’interrompre la sonnerie à temps avant que l’autre puisse décrocher mais suffisamment pour afficher le numéro de l’appel manqué. Ici on appelle cela « biper » quelqu’un pour le prévenir qu’on veut lui parler à l’occasion. On peut ainsi inventer des codes si on bipe trois fois, c’est très urgent, si on bipe deux fois on se voit à l’occasion et si on bipe une fois c’est pour dire bonjour ou lui dire qu’on pense à lui. Il va sans dire que le plus beau cadeau qu’on peut faire à un malgache c’est lui offrir un téléphone portable. Souvent, si vous allez pour un petit dépannage dans un garage ou chez un des nombreux artisans qui ont « boutique sur rue », à la fin de l’intervention qui peut durer parfois plus d’une heure et quand arrive le moment de payer, on vous dit que vous pouvez donner ce que vous voulez. Quand je donne ainsi l'équivalent nos centimes européens rn cadeau, ces artisans se confondent en remerciements car le salaire de base de bien des malgaches est très bas, et tous n’ont pas la chance d’avoir un travail régulier. Il est évident qu’ici à part les fonctionnaires et quelques entreprises, les couvertures sociales sont inexistantes et si un artisan, un commerçant ou un travailleur de la terre doit faire un séjour à l’hôpital, tous les frais ainsi que la nourriture sont à sa charge. L’hygiène y est très déplorable si on n’a pas les moyens d’aller dans les rares centres médicaux privés réservés à une clientèle de luxe. Les malgaches ne sont pourtant pas dépourvus de tous moyens thérapeutiques car ils se transmettent de génération en génération les vertus de certaines plantes qui les aident tant bien que mal à enrayer biens des maux. On peut également concocter des produits de première nécessité comme le savon fabriqué avec l’aloès, une plante originaire du sud de l’île. Ici les machines électriques sont rares. Tout travail est exécuté à la main avec le coupe-coupe où avec une pelle dont la largeur dépasse à peine dix centimètres. Souvent le labourage des rizières se fait par piétinement des zébus. Le riz des montagnes dans l’Est du pays est planté directement sur le brulis des versants de colline. Dans le sud j’ai vu des panneaux le long de la route indiquant un reboisement mais les éleveurs préfèrent brûler ces plantations pour y faire paître leurs troupeaux de zébus qui peuvent parfois se compter par milliers dans les zones favorables à l’élevage. Les projets sont pour la plupart réduits à néant faute de suivi efficace. Ainsi les fonds de nombreuses ONG sont dilapidés dans des efforts vains ou encore sont détournés par des opportunistes malins. La corruption, malgré les efforts est très difficile à combattre dans un pays qui manque cruellement de personnes capables d’apporter des solutions efficaces. Le peuple malgache qui possède une espérance de vie très faible se compose en majorité de personnes mineures qui ne sont pas en mesure de voir plus loin que le contenu de leur bol de riz journalier. Les rares Don Quichottes qui se débattent contre des moulins à vent se heurtent souvent à des méthodes d’un autre temps. Parfois des personnes travaillent juste le temps de toucher leur salaire, puis elles arrêtent de travailler avant de vouloir reprendre leur travail quand elles ont dépensé leur salaire. Il existe encore de nos jours dans des régions boisées du sud ouest du pays une population mal connue, appelée les mikéas qui échappe aux recensements car elle vit en autarcie. D’autres regroupements de personnes vivent pauvrement en marge des riches éleveurs qui les considèrent comme les descendants des esclaves. L’occupation des sols se fait de façon anarchique dans les provinces loin des grandes agglomérations. Et bien souvent autour des grandes villes se serrent les uns contre les autres des baraquements faits de planches, de tôles et de tous matériaux pouvant offrir un abri sommaire. Il n’y a pas d’eau courante, ni évacuations des eaux usées dignes de ce nom. L’hygiène est un mot inconnu dans ces endroits où il faut parfois faire des centaines de mètres pour aller chercher de l’eau dans des seaux qui éclaboussent à chaque pas les pieds des enfants qui sont chargés de ces corvées. Certains d’entre eux n’ont jamais dormi sur un matelas et dorment souvent tout habillés à même le sol. La plupart du temps la promiscuité entre les parents et les enfants est telle que très tôt ces derniers sont parfaitement informés dans le domaine de la sexualité qui fait partie intégrante de la vie de tous les jours et s’en trouve ainsi banalisée. Souvent des jeunes filles ont déjà plusieurs enfants avant d’avoir atteint leur majorité. Parfois ce sont les grands parents qui gardent les enfants pendant que les parents de ces derniers commencent à travailler comme vendeuse de fruits, de légumes grappillés par ci par là. Souvent un simple bout de bâche en plastique posé sur le sol sert d’éventaire. Un tissu posé sur la tête les protège du soleil. Et quand un acheteur se présente il peut acheter un « tas » de fruits ou légumes. Pour la vente au poids, la marchande se rend en courant chez un commerçant plus aisé pour peser sa marchandise et elle va également acheter un sachet en plastique pour emballer sa vente. Tout ici est empirique à souhaits. On fait avec ce qu’on possède et personne ne s’en plaint. De toute façon ils possèdent la plus grande richesse du monde : du soleil dans le cœur. 

Les marchands de l'informel dans la capitale 

Marchands spécialisés dans la vente de légumes directement sur le trottoir

la vie paisible dans la brousse. 

Ce que ces enfants ignorent ne peut en aucun cas leur créer un manque.

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C'est de la ouate ou du coton?

7 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Un jour en faisant des courses en ville, nous sommes passé près d'une habitation qui avait dans son jardin un arbre décoré de ouate. J'ai vu que c'était en fait un cotonnier, c'est à dire l'arbre qui fournit du coton en guise de "fruit". 
Et bien entendu si cela ne ressemble en rien aux différents fruits que nous connaissons, en séparant la ouate de son "écrin", j'ai découvert dans chaque gaine qui contient le coton des tas de graines que je me suis dépêché de replanter et surprise, ces graines ont germé et j'ai réussi à avoir deux arbrisseaux qui maintenant me fournissent à leur tour de la ouate ou coton que je récolte soigneusement et qui me sert à rembourrer le coussin sur lequel je suis assis présentement comme diraient les gentilés de certains pays où est récoltée le coton.
Et pour ne pas gâcher le plaisir, les fleurs de cet arbre sont lumineuses à souhait et ravissent la vue du pauvre confiné volontaire à perpétuité que je suis dans mon Eden sur terre. Bien entendu rien ne se passe jamais comme prévu et si de nombreuses graines germent, il y a des prédateurs qui ont jeté leur dévolu sur mes jeunes plants et je me suis demandé, "qui suis-je pour me débarrasser des prédateurs car je fais partie de l'espèce en haut de l'échelle des prédateurs". Donc je laisse les larves de papillons et autres mouches blanches dévorer les feuilles de mes plants de coton car si je plante une centaine de jeunes plants de coton et si l'un d'eux arrive à se reproduire grâce à ses graines je serai satisfait car nous faisons partie intégrante de la faune et de la flore et restreindre le cours naturel de la biodiversité c'est condamner à petit feu sa propre espèce.

 

Les belles fleurs du cotonnier 

Le coton qui émerge au bout de quelques jours de sa gaine et les graines se trouvent bien abritées dans ses pelotes de coton  

Naturellement il y a également des larves de papillon adorent les feuilles des jeunes plants de cotonniers. 

Et la mouche blanche n'est pas en reste pour s'attaquer aux feuilles des arbustes de cotonniers 

Mais les petites rainettes arboricoles veilles au grain et c'est ça aussi la biodiversité.

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Saviez-vous d'où vient le nom orchidée?

5 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

En fait, je ne le savais pas non plus mais j'avais déjà remarqué que les bulbes souterrains de certaines orchidées en France et à Madagascar avait une forme qu'on n'a aucun mal à comparer à une partie du cors des mâles… à savoir les testicules car le mot orkhidion signifie testicule ce qui a influencé les grecs.
Les orchidées sont au règne végétal ce que l'homme est au règne animal ai-je souvent entendu dire car les graines de certaines orchidées sont si fines qu'elles ne possèdent pas la force de se nourrir et c'est donc un champignon "qui lui donne un biberon sucré".
Par contre les orchidées ont la faculté de s'adapter dans des endroits très diversifiés car on peut en trouver accrochées à des branches d'arbres se nourrissant de l'humidité de l'air, d'autres se plaisent dans des terrains très pauvres où la concurrence avec d'autres plantes est minime.
Le plus grand nombre d'espèces se trouvent dans les régions tropicales et ainsi à Madagascar il est rare de faire une sortie sans en rencontrer.
Les orchidées sont parmi les plantes les plus répandues au monde avec plus de 25 000 espèces selon certaines sources.
Ici à Madagascar où je réside, il m'est arrivé d'en transplanter avec succès, ce que je ne recommande pas de faire dans les pays tempéré avec les espèces sauvages car il y aurait très peu de réussites sauf peut-être avec l'espèce qui se nomme Listera ovata qui n'est pas trop rare même en France.
Par contre les espèces tropicales si elles sont plantées dans des endroits qui leurs conviennent n'ont aucun mal à se multiplier car j'ai déjà bouturé de nombreuses espèces pour les multiplier de façon plus rapide.
Mon cousin Daniel qui aime se rendre dans les pays du sud-est asiatique m'a envoyé des photos prises lors d'une exposition d'orchidées dont je vous joins quelques images que j'ai réussi à déterminer sans aucune garantie que ce ne soient des espèces ressemblantes car il y a également souvent des variations, des formes et autres distinctions dans les différentes espèces.

Arundina graminifolia

Eriaxis rigida

Dendrobium victoriae-reginae

Et naturellement il y a également des espèces plus rares et difficiles à déterminer

Mais est-il vraiment nécessaire d'insulter avec des nom latins de telles beautés?

La, je me sens un peu las de copier-coller toutes ces beautés car je ne voudrai pas me gaver de tant de beauté et je me permet d'en garder pour un peu plus tard.

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Et plouf ! Le nez dans la rizière

4 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Il y a plus de dix and de cela quand j'avais entrepris de voyager à travers la Grande île comme on nomme parfois Madagascar, il y avait de très nombreux barrages de policiers, de gendarmerie ou de motards de la police qui consultaient les papiers du taxi-brousse et se moquaient de l'état des pneumatiques...  par contre, il était de coutume de grappiller quelques billets de banque en raison d'un chargement inhabituel, voire trop élevé sur le toit du véhicule. 
Le chauffeur offrait alors son journal aux forces de « l’ordre » qui pouvaient en outre les "vao vao" (nouvelles) trouver entre les pages du journal, un ou plusieurs billets de banque. 
Il est vrai que le salaire des petits fonctionnaires de l’état n’est vraiment pas très élevé et en échange de ces petits « suppléments » ils ferment les yeux sur l’état déplorable des véhicules dont certains roulent avec des pneus lisses, un éclairage défectueux voire des freins ne répondant absolument pas aux normes auxquelles nous sommes habitués maintenant en dans les pays occidentaux.

Très souvent les taxis-brousse dont les chauffeurs sont experts en mécanique changent eux-mêmes les plaquettes de frein en cours de route ou alors, j’ai eu la peur de ma vie quand le chauffeur après avoir changé tant bien que mal une roue, c’est la seconde qui commença à se dégonfler le soir sur une piste à des centaines de kilomètres d’une agglomération qu’on a pourtant réussi à atteindre de justesse avant que le second pneu soit complètement à plat.

Parfois lorsqu’on se trouve en relief montagneux, il n’est pas rare de sentir l’odeur désagréable des plaquettes de frein chauffées à blanc ou des disques d’embrayages des poids lourds qui sont très sollicités. Souvent on peut apercevoir des semi-remorques ou des taxi-brousse renversés dans le fossé, seule alternative pour s’arrêter quand les freins lâchent dans une descente. 

Une manière originale de s'arrêter quand les freins lâchent dans une descente...
 

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Saison nostalgique

3 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

C'est la saison où on se remémore les morts. Dans certains pays comme Madagascar c'est la fête des morts qui rassemble les personnes d'une même famille pour aller sur la tombe d'un parent ou connaissance et y déposer quelques cigarettes d'y verser un peu d'alcool fort (toka gasy) etc. en criant et en chantant comme c'est le cas encore dans la brousse.
Les croyances à de multiples religions se mêlent aux traditions locales et aux traditions ainsi qu'au culte des ancêtres et parfois l'art funéraire  est une preuve des croyances ancestrales ainsi que le retournement des morts où tous les sept ans on déterre les ossements des morts qu'on enveloppe dans un linceul neuf en dansant autour de la tombe avant de les enterrer à nouveau. Mais certaines tombes sont des monument en béton, ce qui évite de déterrer les ossements.

Exemple d'art funéraire malgache
En France quand les jours raccourcissent et que les premiers froids vont faire leur apparition c'est la saison des géraniums qu'on dépose sur les tombes qui parfois se trouve dans des cimetières paysagers avec des arbres qui se colorent de teintes douces et sereines comme pour donner encore plus de calme à ceux qui reposent sous leur frondaison.

 

Cimetière de Bagneux

Cimetière de Pantin

Les photos des arbres colorés et des cimetières paysagers ont été réalisé par Daniel Thiel

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Le fruit défendu

1 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

L'homme serait-il retourné au paradis terrestre en consommant le fruit défendu? 
Telle a été la question que je me suis posé en voyant non loin de chez moi ici à Madagascar pousser un fruit  qui ressemblent à s'y méprendre au fameux coronavirus qui est avalé par de nombreuses personnes qui ne prennent pas la peine de se protéger les voies respiratoires avec un masque.
Ce fruit vert semble assez coriace et d'après les gentilés, il ne serait pas comestible. Il ressemble un peu aux images qui sont publiées et qui représente le coronavirus.
Les fruits sont portés sur un arbrisseau d'environs deux à trois mètres de haut mais malgré mes efforts pour identifier ces fruits, je dois m'avouer vaincu car rien de ce que j'ai trouvé sur la toile ne ressemble de près ou de loin à ces fruits surprenants.
La grosseur de ces fruits correspond à peu près à la taille d'une balle de tennis de table ou de baby foot. Malheureusement ce fruit ne rebondit pas lorsqu'on le laisse tomber au sol donc il est à déconseiller de s'en servir pour jouer au ping pong. Par contre, je le vois assez bien dans un baby foot sauf que je n'en ai pas à ma disposition et avec ses protubérances je crains que faire rouler ce fruit serait assez délicat également.
J'essaie de me creuser la cervelle pour savoir à quoi pourraient servir ces fruits mais ne possédant ni laboratoire ni les compétences pour analyser la consistance de ces fruits, je vais donc rester encore dans le vague jusqu'au jour où je trouverai peut-être à quoi pourrait servir ces fruits à moins qu'un lecteur ait une idée et dans ce cas je suis preneur.

Et voici donc la réponse à ma question car c'est l'auteur du binôme lui-même qui a répondu à la question et je ne peux que remercier vivement Thierry ainsi que Monsieur  Louis Nusbaumer qui m'ont gentiment aiguillé vers le spécialiste en question.

Gynochthodes refusa (Poir.) Razafim. & B. Bremer 

Rubiacée déterminée et décrite par Monsieur Sylvain Razafimandimbison, PhD, HDR Senior curator/förste intendent Department of Botany, Swedish Museum of Natural History

https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/31374-Coronavirus-signes-alerter

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Déconnexion avec la nature

31 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Une grande partie de la population mondiale vit actuellement en agglomération dans des cités urbaine et n'ont aucune idée de ce que peut leur apporter un plongeon dans la nature. Surtout avec l'actualité ou le stress prend de plus en plus de place avec cette situation inhabituelle auquel le monde n'était pas préparé du tout.
L'activité du cerveau est tout naturellement impacté par cette perte de la nature. Ce n'est pas en allant se plonger un mois de l'année pendant les vacances dans un milieu naturel que l'on en tirera un bénéfice réel car après les embouteillages monstres, les désillusions d'un environnement où on a perdu ses repères et autres aléas on revient parfois de cette période de vacances plus fatigué qu'en partant.
Il faut d'urgence repenser la nature pour les citadins afin qu'ils puissent se plonger chaque jour, ne serait-ce que quelques minutes dans un environnement serein et naturel. Aujourd'hui on a tout basé sur le virtuel, le factice, l'artificiel alors qu'une fenêtre sur la nature est un bien immense pour la santé et même sur la douleur d'après des recherches sérieuses.
Il faut repenser l'architecture des villes et autres lieux car ce dont l'homme a besoin sans vraiment s'en rendre compte, c'est l'eau, la terre, le soleil, le vent et les éléments de la nature qui sont un bienfait inouï pour nos fonctions sensorielles. L'humain est étroitement lié aux éléments naturels et nous sommes inclus dans ce flux de la nature. Autant les plantes sont sensibles aux variations saisonnières, autant nous suivons ce flux et se plonger dans la nature que ce soit pour y retrouver sérénité ou dans un esprit sportif est une nécessité absolue pour renforcer notre santé mentale et physique.
L'appartenance à un ensemble qui comprend la nature est inscrite dans nos gènes et s'en passer c'est amoindrir notre vécu. Il faut absolument se reconnecter avec la nature car l'homme moderne est en train de se taper la tête dans le mur de l'erreur.
Sans vouloir pousser les personnes à vouloir embrasser et enlacer les arbres, la végétation est un antidépresseur naturel et surtout gratuit... (que big pharma me pardonne de ne pas aller dans son sens).
En effet chaque plante a quelque chose à nous offrir et ce ne sont pas seulement ses fruits ou les médicaments et autres principes actifs tirés des plantes. Rien que l'air qui nous permet de vivre ce sont bien les plantes qui le "fabriquent" et si cet air était différent selon l'environnement dans lequel on se trouve. Par exemple si nous sommes dans une pinède ou une aulnaie ou encore dans une pessière nous pouvons peut-être avoir des airs différents comme c'est le cas par exemple pour l'air au niveau de la mer qui est différent de celui des montagnes.
Pour ma part je suis persuadé que les plantes nous offrent chacune des éléments différents. C'est pour cette raison que j'ai décidé de créer autour de chez moi un espace où le maximum de plantes différentes sont représentées car j'aimerai bénéficier pleinement des bienfaits de la nature. La biodiversité doit remplacer la monoculture et les hommes doivent se déshabituer à mettre dans leur caddie des produits qui proviennent de monocultures qui détruisent la nature.
Bien entendu il faut nourrir une population de plus en plus importante mais ne pourrait-il pas y avoir des façons différentes de les nourrir? Par exemple au lieu de faire des plantation en deux dimensions comme c'est le cas, pourquoi ne pas faire des plantations en  trois dimensions? Par exemple en créant des jardins suspendus ou des champs sur les toits avec par exemple des panneaux solaire qui couvrent tous les murs ou des plantations sur la mer en créant des îles flottantes… que sais-je. 

Mais je ne suis qu'un visionnaire et il y a certainement d'autres méthodes qui limiteraient le déboisement à outrance, la culture sur brûlis le pillage des essences en réduisant drastiquement également la faune au point que de nombreuses espèces sont menacées de disparition.
Il faut bien se mettre dans la tête que nous ne sommes pas plus importants que les espèces qui disparaissent et si le monde continue sur sa lancée, nous disparaitrons nous aussi car lorsque la dernière abeille aura disparu ce sera le tout de l'homme de disparaitre.
J'ai lu quelque part qu'en Chine on a construit des immeubles avec des balcons végétalisés mais les habitants ont déménagés car qui dit végétation dit aussi que cela attire la faune et comme les insectes n'étaient pas les bienvenus les habitants ont fui. Ce qui me fait penser sérieusement que l'homme s'est volontairement déconnecté de la nature.

Quoi de plus merveilleux que de pouvoir vivre dans un écrin de verdure que ce soit près de la mer, près d'un cours d'eau en montagne ou blotti dans la végétation.

Ces images sont le témoignage que je ne suis pas passé à ces endroits sans m'y arrêter pour en savourer la paix, la sérénité et le bonheur de vivre simplement sans autre chose que le sentiment de ne faire qu'un avec mon environnement.
 

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Ver plat ou mangeur de vers.

30 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Lorsque je veux retrouver sérénité et calme, je me dirige vers mon agro-atelier où je sème, je transvase, je bouture et je bricole avec les végétaux floraux ou autres plantes.
Dans mon havre de paix, seuls se font entendre le bourdonnement d'un bourdon, le cri d'un Toulou perché sur un acacia ou le rire des enfants qui passent journellement sur le sentier près de la maison pour aller chercher une brassée de bois dans la brousse afin de faire cuire la ration journalière de riz accompagné parfois selon les trouvailles d'un peu de verdure (fougères comestibles, certaines feuilles ou fleurs d'arbres etc.).
Donc dernièrement je repiquait tranquillement des boutures de Gaillardes dans des sachets que j'avais préalablement rempli de bon compost issu des détritus de mon élevage de léporidés. En dépliant un sachet pour le remplir de compost j'ai découvert un ver qui n'était pas un ver ordinaire car il n'avait pas la couleur d'un ver qu'on appelle aussi lombric et qui est utile pour décomposer la matière organique et aérer le sol.
Ce ver qu'on appelle ver plat devrait avoir une tête en éventail et la particularité de ce genre de ver est qu'il consomme des lombrics et autres insectes en leur injectant une substance paralysante.
D'autre part après quelques recherches sur des sites consacrés à une faune particulière,  j'ai appris que ce ver qui ressemble au Bipalium aurait selon certaine sources le pouvoir de se cloner en se séparant d'une partie de lui-même pour donner naissance à un autre Bipalium dépourvu de tête, ce qui fait que je suppose que le Bipalium que j'ai découvert ne possédait pas encore de tête en éventail à moins qu'il n'ait été guillotiné?
Une ligne longitudinale plus sombre était visible tout le long de son corps gluant qui laissait une trace visqueuse derrière lui lors de son déplacement, un peu comme les limaces ou les escargots ai-je remarqué.
Décidément on fait de jour en jour des découvertes fabuleuses pour qui les yeux servent non pas seulement à voir mais aussi à observer.

 

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Trouvailles fongiques de mon schtroumpf Kévin.

29 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Mon fils âgé de huit ans est revenu de sa vadrouille dans la mini-jungle qui jouxte notre maison d'habitation et il a fièrement étalé ses trouvailles du jour à savoir des Cèpes qui ressemblent à s'y méprendre aux Cèpes à tête bronzés qu'on trouve en France et qui sont d'excellents comestibles car ils appartiennent à la famille des Cèpes royaux au même titre que les Cèpes de Bordeaux, les Cèpes d'été, les Cèpes des pins ainsi que les Cèpes à têtes bronzés pour les quatre les plus connus.
Mais j'ai goûté un morceau d'un des Cèpes que mon fils à récolté et j'ai perçu une certaine saveur légèrement acerbe sans pour autant être vraiment écœurante comme c'est parfois le cas pour certaines espèces de champignons.
Bien entendu j'ai profité de l'occasion pour faire la leçon à mon fils en lui apprenant que tous les Cèpes ou autres champignons ne sont pas indiqués à mettre à la poêle si on ne veut pas passer soi-même à la casserole et même se faire mettre en bière.
En effet si on est certain qu'un champignon n'est pas toxique à 99%, on s'abstient de le consommer car il suffit de 1% pour avoir de graves problèmes d'intoxication.

On peut trouver en grand nombre ce genre de Cèpes à Madagascar après les fortes pluies. Sa taille est assez importante. La chair bleuit  légèrement à la cassure.

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Papillon joli sur mon doigt posé...

26 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Un jour, me baladant nonchalamment en pointant un doigt en l'air pour voir d'oû venait le vent, un joli papillon s'est posé sur mon doigt. Il était vraiment élégamment vêtu d'une robe noire avec des points blancs et ses ailes déployées présentaient  une belle couleur éclatante qui lui donnait un air de fête. J'ai appris que ce joli papillon était nommé Diadème ou Nymphale du pourpier (Hypolimnas misippus).
C'est la femelle de cette espèce car le mâle arbore sur ses ailes une couleur noire avec des taches blanches bordées de bleu selon les infos que j'ai pu glaner sur le Net .
Ce qui est étonnant pour ce papillon c'est que son régime alimentaire est le pourpier commun qui est une mauvaise herbe pour les agriculteurs qui pratiquent la monoculture. Mais je consomme moi aussi en salade occasionnellement cette mauvaise herbe si bonne pour la santé et il m'est même arrivé d'en mettre en bocaux avec du vinaigre comme les cornichons quand j'en trouvais en grande quantité.
Décidément, la nature n'a pas fini de nous étonner pour qui y est sensible.

 

Le mâle ne ressemble pas du tout à la femelle mais je n'en ai jamais vu encore dans la nature.

De profil on peut mieux constater sa robe noire avec ses pois blancs ce qui lui confère une apparence originale.

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Le poisson qui marche

24 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Un jour, en me promenant en bordure d'une mangrove au bord du canal du Mozambique sur la côte-Ouest de Madagascar, j'ai vu de mes yeux vu un poisson qui se dandinait sur la terre ferme. Bien entendu il n'était pas loin de l'eau mais avec ses yeux globuleux au-dessus de sa tête il avait un air étrange qui a attiré mon attention. J'ai appris que son binôme barbare est justement Periophtalmus babarus.
Il y a quelques centaines de millions d'années des animaux qui vivaient dans l'eau se sont dit: "et si on agrandissait notre ère de vie?)… ou alors pour échapper à des prédateurs, ils se sont précipités hors de l'eau et se sont dit: "pourquoi ne pas vivre sur terre où certains prédateurs ne nous suivrons pas dans l'immédiat?" 
Le passage entre le milieu aquatique et terrestre n'est peut-être pas terminé et dans quelques millions d'années quand l'homme aura disparu de la surface du globe ce poisson aura peut-être évolué en se dotant également d'ailes afin de pouvoir migrer encore plus loin… car je suppose que la curiosité est inscrite dans ses gènes tout comme chez l'homme qui voyage d'un bout à l'autre de la planète et qui ne l'oublions pas a beaucoup de point communs avec les rands singes comme le bonobo par exemple qui est resté dans ses arbres pour évoluer… ou pas?


 

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Arche floristique

23 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

J'ai décidé de construire une arche floristique virtuelle autour de chez moi. Oui je sais que le jardinage est plutôt devenu un hobby de nos jours… "Et pourtant, si j'en faisait une passion?",  me suis-je dit un jour que je me suis levé de je ne sais plus quel pied.
Bien entendu j'ai acheté des plantes à gauche et à droite durant toutes ces dernières années, puis on m'a fait cadeau d'autres plantes et enfin, il m'est arrivé d'échanger également des plantes quand je n'ai pas semé tout bêtement les graines qui ont germé et donné d'autres plantes.
Il en est ainsi d'une plante dont je n'ai pas trouvé de nom vernaculaire mais son binôme est: Clerodendrum paniculatum. Elle s'est dupliquée plusieurs fois par les racines depuis que je l'ai acheté. Cette plante faisait des rejets que j'ai replanté dans d'autres endroits et quand une plante reprend racines, je m'en réjouis. 
Je pense que ce sont les simples d'esprit comme moi, qui se contentent de peu et laissent tout le reste aux autres qui ne sont jamais satisfait et en veulent toujours plus au point de patauger dans la Covid19 qu'ils importent, exportent et transportent d'un coin à l'autre de la planète. Pour ma part, je reste bien sagement sur mon arche virtuelle qui tient bon le vent et les tempêtes.
La nature peut être si belle pour qui sait l'observer et essayer de la comprendre… un peu. Bien entendu cela ne vaut pas l'équipe du PSG qu'on regarde évoluer, bien calé dans son fauteuil, en applaudissant les prouesses d'un M'bapé et autre joueur qu'on fait venir à grands coups de millions pour épater la galerie.


 

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Une belle prose qui m'a été adressée

22 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

En été 2006 avant de partir m'exiler définitivement à Madagascar j'ai tenu à faire une cousinade afin de passer un bon moment avec ma famille et c'était une journée réussie car nombreux étaient ceux qui ont répondu à l'appel et voici un exemple d'un témoignage de gentillesse que j'ai reçu en échange. Pour ma part j'ai considéré que c'était une réussite car j'ai eu des tas de messages de sympathie comme celui-ci:

Au détour du chemin silencieux le vieux moulin tout de rose vêtu émerge majestueux du fond du petit vallon.
Le pourpre coiffe la façade de sa chevelure verte.
Le bief tapissé d'une belle herbe verte n'a pas vu couler l'eau du ruisseau depuis longtemps déjà.
C'est l'heure de midi et le soleil brûlant de cette calme journée d'été plonge encore un peu plus la vieille bâtisse  dans sa torpeur qui semble être son caractère permanent, donnant l'impression que personne n'a fait retentir ses pas  dans cette vallée depuis des jours et des jours.
mais le maître des lieux dans un appel pathétique a fait venir tous ses cousins presque oubliés les uns des autres.
Et du fond de leur cœur l'enthousiasme des retrouvailles s'est répandu en écho dans la vallée.
la source endormie réveillée par la clameur, en s'étirant laisse  couler sa joie devant ces retrouvailles.. L'eau vive fait chanter la roue du moulin.
Demain ce grain écrasé par cette roue va s'envoler par dessus la colline et se répandre dans la plaine sur nous comme un filet et nous rappeler que nous en sommes les mailles indissociables
Merci à toi grand seigneur, dont la générosité n'a d'égal que l'affection que tu nous portes.
Demain tu verras dans nos regards que ton moulin tourne toujours et que chacun gardera ce désir de tendre à son tour cette main chaleureuse que tu as su nous ouvrir.
A Tremblay en France, le dimanche 30 juillet 2006
Conception et réalisation Marie Jeanne et Louis Tritz.

Photographies: Marie Jeanne Tritz née Thiel

Autre vue des bâtiments datant de 1737 avant mon départ pour Madagascar

Une petite partie de la tablée:

La journée s'annonçait belle, c'était bien avant le confinement. les chaises étaient un peu instables mais cela rajoutait du piment à cette journée réussie.
 

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Déplacement sur la côte Est de Madagascar

20 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #MESAVENTURES

Cela fait maintenant plus de dix ans que j'ai décidé sur un coup de tête de m'installer sur la côte-Est de Madagascar entre l'océan Indien et le canal des Pangalanes. Et quand j'ai quelque chose dans la tête je ne l'ai pas ailleurs disait ma mère car elle regrettait souvent amèrement d'avoir eu un fils aussi têtu et déterminé que moi.... (mais j'ai mis de l'eau dans mon vin depuis ce temps là, comme le dit l'adage).
Le jour du départ est arrivé et mon bateau est sur la remorque accrochée au 4x4 et le quad est dans le bateau. Ce qui m’offre trois modes de locomotion dont un sur l’eau quand je serai arrivé près du canal des Pangalanes, souvenir de la colonisation. 
En effet, les français ont fait creuser ce canal reliant les lagunes situées le long d’une partie de la côte Est pour éviter de transiter par la terre ferme entre les différentes lagunes. Il n’est pas aisé du tout de traverser des terres envahies soit par une végétation luxuriante soit par des zones humides, voire des marais où il est possible de tomber nez à nez avec un crocodile de quatre mètres de long. Il est encore moins aisé de longer en pirogue la côte de l’océan indien qui peut se montrer très fougueux et il faut être un pêcheur chevronné pour l’affronter dans les frêles pirogues.

En se déplaçant sur la terre ferme on a le risque de rencontrer un gentil crocodile.

En naviguant le long de la côte on a affaire aux vagues du fougueux océan Indien.

Il restait donc la navigation sur le canal des Pangalanes avec ses eaux calmes. Canal creusé pendant la colonisation entre les différents lacs sur des centaines de km reliant les villages en bord de mer.

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Découverte d'une plante vraiment bizarre

19 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

En défrichant mes plantes invasives j'ai découvert cachée derrière une masse imposante de Strelitzia (Oiseau de paradis) une troisième espèce de Sansevieria de la même famille que les langues de belle-mère mais ce qu'elle a de particulier c'est que cette plante n'a pas de feuilles ou plutôt ses feuilles sont parfaitement cylindriques et pointues.
Cette plante était encore rare il y a une vingtaine d'année. Puis elle a été multipliée à cause son originalité et sa résistance en intérieur car elle ne demande pas de soins particuliers ce qui est idéal pour les amateurs de plantes qui sont un peu… paresseux.
Il faut savoir qu'il existe plus d'une soixantaine d'espèces de cette famille et si j'en possède déjà trois, c'est un bon début pour en faire collection comme d'autres font la collection de boîtes de fromages.
Cette plante est très lente à se développer et il ne faut pas compter sur une poussée de plus d'une à quatre feuilles cylindriques par an.
Elle est comme d'autres espèces de sa famille très facile à maintenir en intérieur et décore autant un espace moderne qu'une serre ou même un intérieur baroque dans un cache-pot vintage en barbotine par exemple.
Oui je sais… j'ai un goût douteux en ce qui concerne la décoration intérieure.

Une espèce de Sansevieria, plante étonnante sans feuilles… ou plutôt sans tige car les tiges cylindriques et pointues sont des feuilles. (Sansevieria cylindrica)
 

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Analyse personnelle de la situation actuelle

17 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Pour ma part, ce que j'ai compris dans toute cette histoire de Covid 19 c'est qu'on est vraiment rentré de plein fouet dans le mur de l'irresponsabilité et plus rien ne sert de courir car il fallait partir à point et non pas surproduire et appauvrir la planète qui n'est plus capable de nourrir toute la population du globe.
On est arrivé à un point de saturation et celui qui a inventé ce virus a décidé que c'était terminé de se balader au bout du monde tous les ans pendant la période des vacances, de faire venir des bananes, des oranges du pétrole et autres produits du Brésil ou de Chine dans des bateaux poubelles qui polluent les océans.
Même ici à Madagascar où il n'y a pas beaucoup de bateaux qui accostent, d'avion qui atterrissent presque pas de grosses usines qui polluent etc. On déconseille désormais de ne plus consommer de poisson qui pèse plus de 5 kg car il sont bourrés de particules de plastique et autres rejets dans l'océan. Donc j'ai arrêté d'acheter aux pêcheurs des gros poissons. 
Avec ce ralentissement momentanée du fonctionnement habituel, les populations seront dans l'obligation de choisir un autre mode de vie. C'est comme au jeu de l'oie quand on atterrit sur la case "prison" il faut attendre qu'un autre joueur vienne nous délivrer et quand on tombe sur la case "tête de mort" il faut recommencer la partie. Donc certains sont tombés sur la case "tête de mort" et d'autres sur la case "prison" et il n'y a que des personnes comme moi qui ont compris que le monde allait à sa perte qui se sont retirés au fin fond de la terre, isolé du monde afin de ne pas trop subir les revers de cette pandémie.
Mais ce n'est que mon analyse toute personnelle qui n'engage que moi et qui ne veut pas dire que j'ai raison... mais c'est mon raisonnement.

Carte montrant le trafic des bateaux en temps réel ce matin 6 heures le 17 octobre2020. Sur le plan des gaz à effet de serre  les émissions de CO2 de l'industrie maritime représente environ un milliards de tonnes...

Sur cette carte du monde on voit le flux aérien en temps réel ce matin à six heure le 17 octobre 2020 en sachant que 1 kg de kérosène utilisé, ce sont 3 kg de CO2 qui sont envoyé dans l'atmosphère.

Mais ces deux exemples ne sont qu'une broutille comparé à la pollution du trafic sur terre ferme.

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Les langues de belles-mères me défient

16 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Non rassurez-vous je suis monogame et par conséquent je n'ai qu'une belle-mère... par contre j'ai des tas de langues de belles-mères qui ne diront  jamais du mal de moi.
Voici donc son histoire: Un jour on m'a apporté une plante grasse en forme de langue qu'on nomme de façon vernaculaire langue de belle-mère. Je l'ai planté dehors dans un coin et elle s'est rapidement multiplié au point que j'en possède des centaines de pieds actuellement. Bien entendu il existe des tas d'espèces, de variétés ou de formes de cette plante mais pour ma part je n'en possède que deux espèces dont (Sanseveria zeylanica) et une autre espèce qui est bordée de jaune (Sansevieria trefasciata).
C'est une plante qui s'adapte très bien aux climats secs ou en intérieur et souvent il suffit de déraciner une de ces plantes et de la jeter dans un coin pour que ses racines s'enfoncent dans le sol d'elles-mêmes au bout d'un certain temps. Elle se plait particulièrement dans les sols sableux.
Elle demande juste un endroit lumineux et chaud pour s'y plaire mais elle pourra également être planté dans un endroit ombragé. Donc si vous avez des problèmes avec vos plantes d'intérieur, avec celle-ci vous n'aurez aucun soucis à vous faire car même si vous oubliez de l'arroser pendant plusieurs semaines, elle subsistera... sauf si vous l'abandonnez pendant quelques mois sans lui accorder le moindre verre d'eau. En effet, même les chameaux auront besoin de s'abreuver après la traversée du désert.
Cette plante est idéale pour ceux qui partent en vacances pendant un mois par exemple car ils seront certains que leur Langue de belle-mère n'aura pas laissé pendre ses feuilles coriaces et aura très bien supporté l'absence d'arrosage.
Si vous avez plusieurs feuilles dans le même pot et que la plante commence à être à l'étroit, vous pouvez l'arracher du pot, trancher la racine qui relie deux plants et les replanter à part. La cicatrisation se fera sans problème car c'est vraiment une plante très coriace. Vous en trouverez peut-être dans les bureaux de tabacs et si ce n'est pas le cas, essayez les fleuristes et autres jardineries.

Un petit coin de langues de belle-mère en fleurs qui se multiplient de façon exponentielle.

La seconde espèce est moins prolifique... peut-être qu'elle n'a pas trouvé l'endroit idéal pour se multiplier donc "wait and see" comme diraient nos amis anglais.
 

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On ne recule devant rien pour satisfaire le voyageur

15 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Ici à Mada les différences avec la France sont parfois impressionnantes, bouleversantes, émouvantes, et parfois ahurissantes. Bien sûr il faut toujours compter ici sur le traditionnel «mora mora» qui pourrait se traduire par «doucement, doucement» et il ne servirait à rien de vouloir bousculer les habitudes insulaires car on n’y gagnerait qu’à s’énerver soi-même. 
Les minibus (taxi-brousse) qui relient les grandes villes entre elles ne prennent le départ que lorsque tout a été fait pour que toutes les places soient prises. Il va sans dire que cela peut prendre des heures en ne négligeant pas de faire appel à des rabatteurs qui ratissent les alentours du stationnement pour guider les éventuels clients vers tel ou tel autre bureau des différentes coopératives de taxis-brousse. 
J’ai ainsi été témoin d’une scène étonnante. Le taxi-brousse en question était presque complet en voyageurs et on chargeait le reste des bagages sur la galerie du toit. Parmi les paniers de poules, les pneus de voitures, les valises et les balles de fripes destinés à être vendues dans les villes de la province, il y avait également un quad (quadricycle) qu’une dizaine de «chargeurs» avaient hissé péniblement sur le toit du taxi-brousse. 
Bien sûr, quand le départ est imminent, on prévient par téléphone portable tous les voyageurs qui avaient retenus leur place à l’avance et qui ne tardent pas à arriver les uns après les autres. 
Mais à ma stupeur, un vif mécontentement se dégagea des voyageurs à la vue du quad sur le toit du véhicule et plusieurs d’entre eux exigèrent d’être remboursés car ils craignaient un accident à cause du surpoids. 
Finalement après une heure d’attente c’est le départ après avoir caché le quad sous une bâche et qu’on ait péniblement déniché d’autres clients. Le voyage qui, malgré la crainte de voir la galerie du taxi-brousse arrachée dans les nombreux virages pris à la limite de la prudence avec souvent les pneus du véhicule qui crient leur inquiétude se déroula à mon grand étonnement sans incidents majeurs. 

Un taxi brousse bondé dans lequel les voyageurs devront se serrer les uns contre les autres pendant des heures durant sur un trajet de routes défoncées et parfois sur des pistes ensablées... pour les routes de l'impossible on utilisera des camions bâchés ou tout ce monde s'entassera tant bien que mal au milieu des poules, des colis, des bidons et bien d'autres éléments pour relier les villes et villages entre eux car très rares sont les lignes de chemin de fer. mais l'espoir d'une amélioration fait vivre et on s'accommode de ces moyens de locomotion en attendant mieux et en priant pour arriver sans encombres majeurs à destination.

Et naturellement quand les freins sont trop sollicités, il peut arriver que l'on loupe un virage et que le semi-remorque se retrouve avec les roues dans le sens inverse de celui pour lequel ils ont été créés. Certaines mauvaise langues diront que c'est plus facile de repeindre le dessous du camion... et de vérifier si tout est encore en ordre.
 

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La région du Menabe dans le Sud -Ouest de Madagascar.

14 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Je me souviens avoir acheté une moto chinoise pour pouvoir me déplacer dans cette région mais si les pistes sont praticables sur certains tronçons, celle qui mène de Morondave à Belo sur Tsiribihina est vraiment éprouvante car je me suis étalé avec cette moto au moins vingt fois dans le sable sec et mouvant.

A un moment donné la moto s'est enfoncée presque jusqu'aux essieux et plus moyen de continuer. Il était neuf heures du soir et il ne me restait plus qu'à refaire le chemin dans le sens inverse soit environs  80km. C'était vraiment la galère.

Le lendemain je me suis contenté de visiter l'allée des baobab pas très loin de la ville de Morondave. Ce sont des arbres gigantesques avec des branches qui semblent être ancrés dans le ciel. Ces arbres sont les emblèmes de cette région car on en voit un peu partout autant près des  plants d'eau que le long des pistes.

Ce qui m'a le plus amusé dans cette ville c'est le "bus scolaire" tracté à la main.

Bus scolaire tracté à la main avec une vitesse limitée à 10 km/h.

Ah ! la fameuse allée des baobabs qui a rendu célèbre cette région du Menabe.

Des baobabs en veux tu ? En voilà.

Le tronc impressionnant de ces arbres en font une curiosité.

Ces arbres immenses émergent de la végétation tels des mastodontes.

Parfois isolés et parfois amoureux, ils s'enlacent et s'embrassent.

L'extrémité de leurs branches semblent s'enraciner dans le ciel.

Bien entendu ils sont présents également au bord des zones humides.

Et quand on est au bord de l'eau, on voit flotter ce genre de trèfle qui en réalité est une fougère aquatique extrêmement rare en Europe et qui porte le joli binôme de Marsilea quadrifolia.

Et voilà la visite guidée du Menabe s'achève ici... à suivre dans un autre coin de la Grande île qui ne finit pas d'étonner celui qui sait la regarder sous tous ses angles.

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L'ami Fernand

13 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Mon ami Fernand vient de m'envoyer un mail qui m'a scié et j'ai voulu vérifier si cette nouvelle était vraie ou fausse mais apparemment c'est une nouvelle qui pourrait révolutionner le monde car plus besoin de chercher du pétrole ailleurs que sur les décharges.
Et le slogan serait :"tu es pétrole et tu retournera en pétrole".
En fait on peut mettre dans cette machine  tout ce qui est plastique: des sacs plastiques, des bouchons de bouteille, des bassines, des flacons de détergent ou de shampoing… Bref, tout ce qui est en polyéthylène et en polypropylène. 
Avec 1kg de plastique, on produit séparément 650 g de diesel, 180g d’essence, 100g de gaz et 7g de résidu selon certaines sources.

«En prenant en compte le temps de nettoyage, on pourrait transformer assez de gasoil, d'essence et de gaz pour ouvrir une station service avec plusieurs de ces machines nommées Chrysalis. Et du coup plus besoin de camion citerne sur les routes car ce serait directement du producteur au consommateurs qui amèneraient leurs sacs plastiques et recevraient en échange un peu de carburant et pourquoi pas une bouteille de gaz si on amène assez de plastique. 

Le prix de revient de cette installation reviendrait donc aux alentours de 50 000€ selon des infos que j'ai pu collecter.


Cette machine est commercialisée à partir de cette année et elle intéressera certainement beaucoup de personnes qui habitent dans des pays comme Madagascar qui n'a pas de pétrole mais trop de déchets plastiques à ne plus savoir qu'en faire et qui se dispersent dans les mers car faut-il le rappeler, Madagascar est une île

Affaire à suivre...

https://earthwake.fr/

 

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Mon ami Alphonse.

12 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

C'était un samedi comme un autre j'étais désœuvré et je lisais machinalement le journal régional qui était étalé devant mes yeux. 
Ayant parcouru les grands titres, un petit article attira mon attention où il était question d'une exposition de champignons qui allait se dérouler ce week-end et que toutes les personnes intéressées pouvaient si elles le désiraient apporter leur trouvailles afin de les faire déterminer. 
Comme j'ai un esprit un peu tortueux je me suis dit que j'allais donc ramasser des tas de champignons que sûrement on ne pourrait pas déterminer. Sitôt pensé, sitôt en chemin avec une boîte à chaussures vide sous le bras.
Je n'y connaissais pas grand-chose en champignons mais j'en avais déjà vu dans les haies, les bois et les près lors de mes nombreuses journées de hautes études buissonnières.
Je courrait tel un furet de gauche à droite puis ne trouvant plus d'espèces différentes, je changeais de coin et pendant plusieurs heures je vadrouillais ainsi entre les arbres les haies et autres obstacles naturels et quand enfin ayant rempli ma boîte à chaussure avec des champignons, je me suis dit que j'allais créer le buzz avec ma boîte à chaussure rempli de champignons très divers.
Je me suis donc rendu au centre culturel où devait se dérouler l'exposition et je n'y voyais qu'un Monsieur en train de tripoter des tas de champignons très divers étalés sur les tables.
Tout de suite il déversa le contenu de ma boîte à chaussures avec le reste des champignons puis il me colla deux champignons dans les mains et me dit d'aller les ranger sur la table en face de l'étiquette "Stropharia aeruginosa". je me souviens avoir fait deux pas  puis être revenu vers lui en lui demandant de me répéter ce qu'il venait de dire car j'avais déjà oublié ce qu'il m'avait demandé.
Peu à peu je me suis forcé à retenir les noms barbares qu'il me disait et vers minuit nous avions posés la majeure partie des champignons sur les tables avec les étiquettes correspondantes à chaque espèce.
Il me demanda si je pouvais revenir le dimanche matin pour terminer la mise en place et pour accueillir les premiers visiteurs.
J'étais vraiment flatté de ne plus être une personne lambda mais qu'on me demandait un service qui allait me faire entrer dans le domaine de la mycologie.
Je n'oublierai jamais ce jour qui fut pour moi le début d'une longue aventure avec les champignons et si mon ami Alphonse n'est plus de ce monde, il restera malgré tout un être qui aura beaucoup compté dans ma vie car grâce à lui j'ai quitté ma peau de jeune homme complexé pour devenir un adulte qui allait contribuer à son tour à sensibiliser des personnes aux merveilles de la nature que mon ami Alphonse aimait et protégeait de son mieux.

Mon ami Alphonse était un grand homme cultivé et rigoureux dans son approche concernant les champignons.

Il a même reçu une médaille agricole pour sa contribution à une thèse sur les champignons des terrils.

Il serait temps de ne plus confondre la culture avec l'agriculture... car il aurait plutôt mérité la légion d'honneur plutôt que de la donner à des rois et reines de Belgique d'Espagne qui n'ont d'autres mérites que d'être nés avec une cuillère en or dans la bouche... 

Photo d'une exposition de champignons dans le hall de l'Hôtel de ville de Saint Avold que nous avons réalisé ensemble Alphonse et moi-même.

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L'or des fous

11 Octobre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

J'aime plonger mes mains dans mon tonneau d'or. Bien entendu ce n'est pas du métal que contient mon tonneaux mais de l'or brun issu des matières organiques qui se sont dégradés et ont formé du terreau qui me donne de belles tomates entre autres.
J'ai appris dernièrement dans les nouvelles que dans le sud de Madagascar des gens mourraient de faim et de soif actuellement.  Donc en leur apportant un seau d'eau et un sac de riz et vous placez à côté une palette pleine de lingots d'or, que pensez-vous que vont choisir ces gens affamés? Seul le fou prendra la palette de lingots d'or et mourra de faim et de soif.
Je ne comprends pas les gens qui aiment l'or. Pour ma part j'ai toujours détesté l'or et même étant marié deux fois, je n'ai jamais porté d'alliance ou autre gadget en or.
Il m'est arrivé lors de mes prospections sur les terrils des houillères de Lorraine à la découverte de champignons thermophiles de trouver de l'or… mais c'était de l'or des fous, de la pyrite qui ne vaut pas un clou.
Et si on m'offrait un tonneau rempli d'or, je le refuserai car j'ai ma petite retraite qui ne connait pas la crise obtenue après quarante deux ans et demi de bons et loyaux services dont une trentaine d'années sur une plateforme chimique à risques hauts du type Seveso 2.
On peut être heureux et satisfait de son sort même sans ors ni artifices qui ne sont fait que pour pavaner tels des paons ou encore pour vivre dans la crainte de se faire voler son or.

Mon tonneau de 200 litres "d'or brun" que je n'échangerai pour rien au monde car il suffit à mon bonheur.

Mes plants de tomates ne me coûtent rien car avec les graines d'une seul tomate je produit des tas de jeunes plants grâce à mon bon terreau sans aucun additif.

Ce pourpier est issu de boutures que j'ai prélevé sur d'anciens plants et comme par miracle ils donneront de nouveaux plants sans efforts autre que l'apport de mon "or brun".

A droite des boutures de poivrier à gauche des graines d'un de mes cotonnier qui ont germées et donné de jeunes plants sans aucune difficulté et au milieu des boutures de Gaillardes fraichement plantées.

Essayez donc de planter une pépite d'or, elle ne produira rien du tout et comme le dit l'adage: "Entre l'or et le son l'âne choisira toujours le son".


 

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