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Le paradis à Madagascar
Articles récents

L'Amour, ah ! l'Amour...

22 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #REFLEXIONS

Il y a huit ans, ma divine Sergine et moi-même avons pris la décision de concrétiser notre relation en la stabilisant par un lien qui est bien plus important que tout le reste.

En effet, quand après la phase romantique, l’attraction, vient le retour à la réalité. L’intendance à gérer au jour le jour, le besoin de se retourner de respirer.

Dans la première phase d’une relation, on minimise les défauts de l’autre et on est ébloui par les qualités et parfois l’aveuglement causé par l'attirance relègue les défauts et la raison à la portion congrue.

Puis vient la période où on se rend compte qu’on a des différences avec l’autre, pas la même conception de la vie, des comportements qui peuvent nous déstabiliser. Enfin bref, on se rend compte que l’imagination d’une vie de couple ne pouvait pas continuer sur un petit nuage rose et qu’il est temps de revenir sur terre et de regarder la réalité en face et de reconnaître qu’on a parfois placé ses rêves au-dessus de la réalité et qu’il est temps d’admettre ce que diraient certaines personnes de la perfide Albion : «nobody is perfect »…

Donc il faut trouver assez de clairvoyance pour devenir mature et réaliste et de se dire qu’il faut s’adapter à l’autre, accepter sa différence et naturellement mettre sous un boisseau l’idée que l’herbe est toujours plus verte ailleurs que chez soi. 

Si, contre vents et marées on a réussi à traverser les moments de doute, les moments pénibles et qu’on sent qu’on peut faire confiance à l’autre dans n’importe quelle situation, qu’on a envie de construire quelque chose non pas pour soi, mais pour l’autre, alors c’est gagné et on peut donc passer à la phase suivante qui devrait être le ciment qui vous lie, avoir un enfant qu’on éduque, à qui on donne une base solide en lui enseignant non pas ce que veulent lui enseigner les autres mais ce qu’on veut enseigner soi-même à son enfant. Un enfant, à mon humble avis, n’est pas une personne qu’on envoie dans des écoles pour s’en débarrasser pendant qu’on peut s’activer librement sous prétexte qu’il sera prêt avec des diplômes à gagner la course à l’échalote.

Ici, à Madagascar l’école n’est pas obligatoire et je préfère de loin que mon fils ne soit pas endoctriné, mais qu’il soit libre de choisir sa vie comme je l’ai fait moi-même car à quoi sert d’être bardé de diplômes et de ne pas trouver de travail, sinon de rentrer dans le troupeau d’un certain Panurge et de faire comme tout le monde. Seul la curiosité peut faire d’un homme quelqu’un d’exceptionnel et pas l’instruction car l’imagination et la curiosité ont beaucoup plus de valeur à mes yeux qu’un programme scolaire. Mais je ne me permettrai jamais de renier l’instruction pour autant car elle peut également faire sortir de l’obscurantisme… Pourtant, parfois aussi une certaine instruction peut faire des dégâts considérables en  enseignant des préceptes d’un autre âge et d’enseigner des croyances aberrantes. mais nous sommes arrivés dans un monde ou les infos en continu nous livrent tout sur tout et sur n'importe quoi et où il faut être simplement clairvoyant à défaut d'être instruit et de se contenter à connaitre ce qu'on a appris dans les écoles.

Voici notre Schtroumpf nommé Kévin qui est le ciment qui nous lie et pour qui on est prêt à tout donner afin qu’il soit simplement heureux de vivre comme nous le sommes et qu'il conserve toute sa vie son envie de vivre et non pas de rentrer dans le rang des gens dits" civilisés" mais qui à mon avis sont des prisonniers volontaires qui n'ont même plus le droit de sortir de chez eux sans autorisation qu'ils doivent se faire à eux-mêmes. C'est vraiment triste de savoir que les hommes en sont arrivés à se fabriquer des armes qu'ils retournent contre eux-mêmes pour se suicider collectivement.

 

 

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Quand tout va bien, ce n’est déjà pas si mal…

21 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #REFLEXIONS

Parfois on se pose des questions… quand on a le temps de se poser des questions et si certaines questions ne trouvent pas de réponse, ce n’est pas bien grave.

Voici ce qu’imagine ma divine Sergine :

Il y a des personnes qui peuvent se permettre d’aller consulter un psychologue quand elles s’ennuient ou quand elles  ont eu un grand chagrin ou quand elles se trouvent dans une situation qui ne leur convient pas ou que sais-je encore ?

Pour ma part, je me suis toujours dit que cela pourrait aller plus mal, que je pourrai avoir vu le jour sur le dépôt d’ordure d’une grande métropole d’Asie ou d’Amérique du sud.

J’aurai pu être la fille d’un parrain de la mafia qui ne peut jamais faire un pas dehors sans crainte de se faire abattre par une bande rivale ou autre. Ou être obligé de vivre dans une grande métropole bétonnée de partout avec des millions de personnes que je serai obligé de croiser tous les jours. J’aurai pu être… je ne sais pas… la fille d’un curé aussi… pourquoi pas ?

Je veux bien appartenir à une espèce sociable mais je préfère me retrouver en cercle très restreint ainsi je réduits d’autant les conflits toujours possible entre individus.

Ben non ! Je ne suis pas malade, je n’ai pas de problème psychique, je me sens bien dans ma peau et dans ma tête et je ne demande rien de plus que ce que la vie veut bien m’accorder tous les jours (sauf être obligée de porter un masque).

 Ici dans la brousse, ce ne seront pas les zébus ni les papillons ou autres espèces qui me refileront le virus et des espèces à deux pattes qui me ressemblent, j’en vois rarement. Je n’abuse de rien sinon d’air frais et de nature, de nature et encore de nature.

Donc tout va bien madame la marquise et je vous souhaite des achats de Noël qui vous apporteront satisfactions et contentements et pourquoi pas des sentiments et sensations pour apporter de la couleur dans la morosité de cette année.

Quand je fais des grimaces je me met en spectacle comme le font les artistes, qu'ils soient des clowns ou des personnes qui se veulent importantes; rien de plus, rien de moins.

 

 

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Cosmos caudatus la préférée de mes lapins.

20 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Je ne me rappelle plus comment elle est apparue chez moi mais elle est bien présente et se multiplie à sa guise car les multiples graines issues de chaque fleurette se répandent comme de la poudre dès qu’elles trouvent un endroit qui leur convient.

Cette plante est formée d’une tige d’environs un mètre de haut, garnie de feuilles finement ciselées ici sur sol siliceux sous forme de sable Et comme la fougère aigle n’est pas absente, je me risquerait à dire que c’est aussi une terre acide.

J’’ai tout d’abord confondu cette plante avec  la fameuse  Absinthe chinoise (Aertemisia annua) qui est préconisée pour guérir du paludisme, mais je me suis rendu compte que les fleurs n’étaient pas du tout les mêmes, alors que les feuilles sont très ressemblantes.

La plante serait comestible et largement utilisée comme légume ou salade, donc il n’est pas étonnant que mes lapins en raffolent.

Cette plante aurait des vertus médicinales avec une teneur élevée en minéraux ainsi qu’une activité antioxydante élevée.

Les feuilles ont une odeur et une saveur bien particulière et très  reconnaissable.

Chaque fleurette produit de nombreuses graines

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Mon buisson de Noël.

19 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

En fait, mon buisson à grandes fleurs jaune fleurit tout le long de l’année ici sous les tropiques à Madagascar On appelle parfois cette plante Trompette d’or à cause de ses grandes fleurs en forme de trompettes jaunes d’or.

Cet arbustes qui produit de longues «branches» est assez vigoureux, surtout si on le taille mais attention car cette plante contient un latex blanc caustique pour les yeux et qui peut provoquer des diarrhées en cas d’ingestion. Par contre elle faciliterait la cicatrisation des plaies. Ceci bien entendu pour le gens de la brousse qui ne peuvent pas avoir accès aux traitements conventionnels. C’est une plante grimpante qui peut avoir plus de quinze mètres de haut.

Cette plante vient d’Amérique du sud,  du Brésil et de la Guyane mais elle s’est naturalisée un peu partout dans les pays chauds. Elle ne supporte pas le gel, ni l’ombre ni les sols pollués ou calcaires. Elle peut devenir envahissante si on ne s’en occupe pas, d’autant qu’il est très facile de la bouturer simplement en plongeant un bout de branche dans de l’eau où elle développera des racines.

C’est mon Allamanda cathartica et je ne trouve plus de place pour y accrocher mes guirlandes de Noël...

 

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Connaissez vous l’Ipomée de Maurice ?

18 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

L'Ipomée de Maurice 

Ce matin, comme je m’baladais les yeux ouvert à l'inconnu, à un moment donné, mon regard se posa sur des fleurs flétries qui jonchaient le sol… mais j’avais beau regarder à gauche et à droite, je ne voyais pas la plante qui pouvait bien générer ces fleurs.

Alors me vint l’idée de lever mes yeux vers le ciel et c’est là au bout d’une liane qui serpentait le long d’un tronc d’Eucalyptus que je vis les fleurs qui garnissaient cette plante qui est une tubéreuse aux tiges volubiles qui peuvent atteindre une bonne dizaine de mètres de long.

C’est une plante des forêts pluviales tropicales entre autres habitats.  Certains peuples d’Afrique utilisent cette plante à des fins médicinales mais pour ma part je préfère la considérer comme un élément de la biodiversité et si je ne sais pas à quoi elle pourrait être utile à l’homme, ce n’est pas bien grave car il se pourrait bien qu’elle réussisse à exister plus longtemps que les humains si l’homme ne la détruit pas auparavant.

Et comme tout être vivant elle a sa place dans l’écosystème et il n’est pas vraiment obligatoire à mes yeux de connaitre les raisons de son existence.

Pourtant, l’homme est, de par sa nature, curieux de tout et il se pourrait bien qu’il veuille un jour ou l’autre faire subir des tests à cette plante ou à une autre en créant une maladie qui puisse anéantir aussi cette plante comme il l’a fait avec un certain coronavirus qui lui sert à «suicider» l’humanité.

Ipomoea mauritiana Jacq.

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Furcifer rhinoceratus est mon nom.

17 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Petit, il l’est, mais malgré tout il est indépendant et cherche sa nourriture en attrapant les insectes avec sa langue gluante. Il a vraiment l’air drôle avec son nez proéminent qui lui confère une notoriété car avec un tel appendice il ne passe pas inaperçu.

En fait, ce n’est pas le premier de cette espèce qu’on a découvert dans le feuillage de la mini jungle qui jouxte notre maison d’habitation sur la côte-Est de Madagascar.

Je n’ai pas réussi à bien déterminer cette espèce car il se peut que cette espèce n’ait pas encore été décrite. D’après mes recherches, elle s’approche le plus de l’espèce « Caméléon rhinocéros » (Furcifer rhinoceratus) sans pour autant qu’on puisse y trouver toutes les caractéristiques, ce qui la différencie de cette espèce.

Bien entendu après la photo, l’espèce a été soigneusement remise exactement à l’endroit où elle a été découverte et on espèce qu’elle n’aura pas enflé des chevilles après avoir été la vedette du jour.

Décidément on n’est jamais au bout des découvertes à Madagascar et c’est bien pour cette raison que j’essaie de diversifier au maximum la flore afin que la faune puisse y trouver sa niche écologique. Bien entendu on ne pourra jamais être exhaustif dans la composition d’une flore qui puisse satisfaire le maximum d’espèces faunistiques mais comme le colibri, il me suffit d’apporter ma goutte d’eau pour éteindre les feux de brousse afin de donner une petite chance de survie à de nombreuses espèces.

 

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Le médecin malgré moi.

16 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Depuis quelques jours je sentais bien que j’avais des glaires qui remontaient de mes poumons et je me suis dit que c’était un inconvénient de la vieillesse et rien de plus… Mais hier, en début d’après-midi, alors que j’étais en train de regarder un documentaire à la télé je fut pris d’une violente quinte de toux, qui,  je sentais bien, allait m’arracher les poumons si je ne faisais rien contre. Cela a bien duré pendant au moins pendant une heure sans que je puisse m’arrêter de tousser.

Je me suis dit que j’avais certainement inhalé, une mycobactérie, un virus ou autre saleté d’agent pathogène… enfin bref ce n’était pas des « macrobes » car je fais toujours bien attention à ne pas avaler n’importe quoi.

J’ai donc eu l’idée d’aller dans ma mini-jungle ou parmi des tas d’arbustes il y avait également des Niaouli  (Melaleuca quinquenerviadont les feuilles ont une très forte odeur de feuilles d’Eucalyptus. J’ai donc fait bouillir de l’eau dans une marmite et j’y ai jeté plusieurs poignées de feuilles de niaouli car j’ai une véritable petite forêt de ce genre d’arbres à un jet de pierre de la maison sans compter au moins trois autres espèces  d’Eucalyptus  également.                                                                                                              

Donc, quand l’eau était assez chaude, j’ai commencé à inhaler ces émanations produites par les feuilles trempée dans l'eau chaude et c’est à ce moment que ma compagne, la divine Sergine est venue m’apporter une tasse d’eau chaude dans laquelle elle a mis du miel, du jus de citron ainsi que du gingembre râpé et croyez-moi si vous le voulez, ce n’était ni de l’homéopathie et encore moins une saleté d’antibiotiques qui m’avait tapé sur les reins il y a quelques années lorsque j’ai eu les même symptômes. Mais en quelques minutes j’ai arrêté de tousser et si malgré tout j’ai eu quelques effets indésirables, comme mes cordes vocales qui n’ont certainement pas apprécié cette inhalation de vapeur chaude, j’ai eu une voix rauque mais aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre et je me suis dit que ce n’était pas la peine de recommencer des inhalations car tant que je ne toussais pas il ne servait à rien de continuer.

Bien entendu si je n’avais pas eu de résultats concluant, je n’aurai pas eu d’autre choix que de me rabattre sur des médicaments de Big pharma… mais quand on peut lire certains faits au sujet de Big Pharma on peut se poser des questions, sont-ils là pour faire du fric ou pour le bien de l’humanité ?: https://www.aimsib.org/2020/12/13/brandy-vaughan-decedee-en-quelques-heures/

Je pense que si chacun possédait une plante verte sur son balcon ou devant sa baie vitrée appelé Niaouli, à chaque fois qu’une petite grippe, rhume et autres petits bobos de l’hiver apparait, il serait plus efficace de grappiller quelques feuilles de son Niaouli et de faire des inhalations, cela dégagerait le nez et autres petits bobos qui ruinent parfois les journées hivernales en France et si cela n’agit pas immédiatement, il sera toujours temps de se tourner vers la médecine et la pharmacopée.

Les fruits du Niaouli sont des capsules qui sont en grappes et les fleurs ont une odeur de miel. Cela peut-être une plante utile et très décorative avec son tronc blanc et son écorce molle qui attire la curiosité.

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Il y eut l’étoile de Bethlehem soit disant…

15 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Personne n’a jamais photographié l’étoile de Bethlehem mais moi j’ai photographié l’étoile de Mahanoro qui se trouve sur la côte-Est de Madagascar, très exactement dans mon jardin d’agrément. Bon, je n’ai pas de crèche mais j’y crèche tous les jours de l’année et si je n’ai ni âne ni bœuf, j’ai des lapins et des poules.

J’ai aussi un petit Schtroumpf de huit ans qui s’appelle Kévin et qui croit dur comme fer au Père Noël ainsi qu’aux rennes qui volent grâce à de la poussière magique. Ben oui c’est fini les traîneaux du passé qui se traînaient péniblement dans la neige car ici à Madagascar sur la côte-Est, la dernière fois qu’il y a eu de la neige c’était certainement à la dernière période glaciaire ou la terre a connu une période paléoclimatique froide et géologique durant laquelle, je pense que Madagascar était englacée (mais je n’étais pas là pour le constater).

Pour en revenir à mon étoile de Noël car c’est actuellement la période qu’elle a choisi pour étaler ses branches blanches en forme d’étoile (avec un peu d’imagination). Cette fleurette porte le nom vernaculaire de Lis maritime ou Lis de mer et son binôme est Pancratium maritimum. Pourtant j'ai cherché longtemps son binôme et je ne suis tombé que sur une autre fleur qui lui ressemblait et qui s'appelle Hymenocallis nom qui contient le nom hymen... je vous laisse le soin de vous faire une image... quant à moi j'ai essayé de faire des recherches plus poussées car je suis un indécrottable curieux à qui il est arrivé de regarder par les trous de serrures et voici ce que j'ai appris: Hymen étant le fils de Bacchus et de Vénus dans la mythologie romaine était souvent celui qui présidait et tenait la chandelle lors des mariages... mais de nos jour celui qui tient la chandelle ne s'appelle pas toujours Hymen.

Cette fleurette du haut de ses dix centimètres et de sa blancheur me fait penser aux centaines de perce-neiges que j’avais mis en terre dans l’herbe devant la maison en France et qui me procuraient de magnifiques parterres fleuris à la fin de l’hiver.

 

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Les engoulevents qui délaissent leur village natal ?

14 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Je me souviens qu’il y a fort longtemps avoir lu un livre de la série « Des grives aux loups » où il est question des engoulevents qui s’éparpillent loin de leur terre natale, et tout comme les engoulevents qui ont quitté leur nid pour migrer sous d’autres cieux... certain membres de ma famille, dont moi-même, avons migré sous d’autres cieux.

Après avoir migré comme ces oiseaux, je me suis retrouvé sur la côte-Est de Madagascar où le soir venu, je peux voir voler autour de mon habitation des dizaines d’engoulevents endémiques de Madagascar (Caprimulgus madagascariensis)  qui cherchent à attraper les insectes au vol.

 Si de nombreuses espèces d’engoulevent sont migratrices l’espèce qui se repose entre les fourrés de gaves près de la maison où je réside maintenant est pourtant sédentaire et il m’arrive souvent en me baladant entre les broussailles d’en effrayer et s’ils ne s’envolent, pas loin, car ils trouvent assez de places pour se fondre dans leur environnement.

Je me souviens, quand tard dans la soirée, après avoir parcouru plusieurs centaines de km qui séparaient la capitale de mon lieu d’habitation, avoir vu devant la voiture de petites lueurs sur la route qui s’envolaient dès que je m’approchais. C’était des engoulevents qui aiment également profiter de la chaleur emmagasinée dans l’asphalte durant la journée.

Leur nidification à lieu plutôt durant les derniers mois de l’année quand les températures commencent à être plus élevées.

Cet oiseau pond ses œufs directement sur le sol ou sur une litière de feuilles mortes, voire même sur du gravier ou du sable.

Il doit son nom au fait qu’il a le bec largement ouvert comme s’il engoulait goulument le vent quand il est en chasse pour attraper les insectes dont il se nourrit.

Dans certaines régions on appelait les gens qui avaient toujours la bouche ouverte des engoulevents ce qui n’était pas très courtois, il faut le dire.

Par contre quand il y a beaucoup d’engoulevents dans une région, cela signifie qu’il y a beaucoup d’insectes et quand il y a beaucoup d’insectes il y a très peu d’insecticides et autres pesticides dans les champs et vergers. Donc j’en conclue que je vis dans une région dont je profite des fruits et légumes très peu ou non traités.

C'est à la tombée de la nuit et très tôt le matin que les engoulevents sont en chasse le bec largement ouvert.

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Je n’irai pas dormir sous mes cocotiers.

13 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Il y a une dizaine d’années j’ai décidé de créer un allée des cocotiers qui borde le chemin du portail délimitant la propriété jusqu’à la maison éloignée d’environs une centaine de mètres.

A présent que ces cocotiers sont arrivés à maturité, ils commencent à porter leurs premières noix de coco.

Mais ces cocotiers n’ont pas fait dans la dentelle car c’est bien une cinquantaine de noix qui se sont accrochées sur l’ensemble des cocotiers et si j’ai déjà bu de l’eau de coco qui est simplement délicieuse et légèrement sucrée, ma divine Sergine dans sa cuisine a également préparé déjà du lait de coco afin d’en faire de la sauce coco. Pour y parvenir, il suffit de râper la pulpe de coco et de la presser dans une serviette propre afin d’en extraire le lait blanc qui sert à faire ces fameuse sauces dont on peut agrémenter poisson, poulet, lapin, légumes ou encore aromatiser des desserts.

Par contre ; s’allonger sous un cocotier les doigts de pieds en éventail en sirotant son mojito* n’est pas vraiment recommandé car si on reçoit une noix de coco sur la tête, je ne pense pas que c’est la coque de la noix de coco qui cèdera en premier.

*Un mojito est composé de Rhum, soda, citron vert et feuilles de menthe (ceci pour les amateurs de dolce vita qui aiment les cocktails).

 

Mon allée des cocotiers qui mène du portail à la maison d'habitation.

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Un amour de petit lémurien

12 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Il y a un peu plus d'une dizaine d’années quand je suis arrivé à Madagascar, un jour, plusieurs jeunes garçons sont venus me voir et ils m’ont présenté une petite boule de poils avec des yeux immenses qui me regardaient déjà avec une tendresse infinie.

Je ne me souviens plus pour combien d’argent ils voulaient me le vendre. J’ai d’abord été très peiné de savoir que des jeunes s’amusaient à braconner des espèces sauvages mais je me suis dit que si je ne prenais pas en charge ce pauvre animal, il risquait de mourir faute de soins.

Après avoir marchandé au prix le plus bas possible afin qu’ils comprennent que cela ne valait pas le coup d’aller braconner, j’ai donné à manger différentes sortes de fruits et je me suis rendu compte qu’il ne devait pas avoir mangé depuis longtemps. Bien entendu après avoir mis l’animal en confiance, j’ai coupé la ficelle qui était attachée autour de sa taille et je le gardais près de moi sans qu’il n’ait eu la moindre  envie de s’échapper.

Je me suis renseigné en ville et plusieurs vieux m’ont dit que dans le temps ils voyaient souvent ce genre de lémuriens qui se balançaient même sur les fils entre les poteaux électriques.

Au bout de quelques semaines mon petit lémurien ne voulait plus se séparer de moi et si je le posais délicatement parmi les plantes de la véranda, il pouvait faire des bonds de près de deux mètres pour venir se poser sur mes épaules ou sur le sommet de ma tête.

Même quand je le posais par terre, il sautait sur mon bras et s’accrochait tant qu’il pouvait. Il m’accompagnait ainsi pendant de nombreuses heures de la journée et il arrivait que la nuit il vienne se glisser sous mes draps et se lover près de mes jambes.

Cette espèce de lémurien n’a été décrite que ces dernières années par un groupe de scientifiques ils ont baptisé ce lémurien Cheirogalus grovesi en hommage  au célèbre primatologue et anthropologue Colin Groves décédé en 2018.

Avec ses grands yeux cette boule de poils me fixaient toujours intensément, et avec sa petite taille il avait conquis mon cœur et je lui laissais entière liberté de se mouvoir où il le désirait. La nuit il pouvait même s’aventurer dehors et mon espoir secret était qu’il lui revienne l’envie de s’échapper et de refaire sa vie loin des prédateurs à deux pattes que nous sommes.

Si au bout de quelques mois il s’est effectivement perdu dans la nature alors que c’était la saison des fruits sauvages, je me suis imaginé qu’il  ou elle, a trouvé l’âme sœur et que si je ne revois plus mon gentil lémurien nain, je lui souhaite une longue vie heureuse.

Il faut savoir que la biodiversité de Madagascar est littéralement rongée par la déforestation et le braconnage. Et selon certaines sources 90% des lémuriens seraient en voie de disparition.

Ce petit lémurien qui fait partie des plus petits primates de la planète à peine découvert est déjà sur la liste des espèces qui s’éteindront inévitablement sous la menace des cultures sur brûlis, de la déforestation et autres braconnages.

 

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Une rose du désert qui veut être une rose de Noël

11 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Il m’est arrivé l’année dernière d’acheter des graines de Roses du désert (Adenium abesum) qui devraient offrir des fleurs très variées par leurs couleurs.

Nous approchons les fêtes de Noël et ce matin j’ai eu la joie de voir éclore ma première fleur de rose du désert.

Les fleurs apparaissent dès la deuxième année après le semis et la plante ressemble un peu à un arbre miniature avec la base du tronc renflé en forme de bouteille. Les feuilles vertes sont luisantes mais la sève que contient la plante est toxique et irritante donc il n’y a pas de danger que les limaces ou autres insectes viennent la brouter et pourtant il parait que les pucerons peuvent parfois s’installer sur les feuilles.

Cet arbre ne dépasse que très rarement deux mètres de hauteur et on peut facilement créer des bonzaïs avec cette plante qui doit être planté dans un endroit sec avec un ensoleillement maximum.

Bien entendu, si on veut avoir un minimum de plantes qui arrivent jusqu’à la floraison, il faut de la patience et surtout de la chance car sur les centaines de graines que j’ai semé seules une vingtaine ont donné des sujets prêts à être mis en pleine terre ici à Madagascar ce qui ne pourrait pas être le cas dans les régions tempérés car cette plante est une plante des tropiques.

Mes jeunes plants de roses du désert possèdent un tronc en forme de bouteille.

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Renforcer ses défenses immunitaires grâce aux champignons.

10 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Saviez-vous que les champignons (s’il y en a bien entendu des toxiques), d’autres par contre ont des vertus pour la santé et les mycelia peuvent renforcer nos défenses immunitaires et luter contre les virus, ce qui n’est pas négligeable avec la pandémie qui court les rues actuellement.

Bien entendu peu de champignons parmi les espèces connues possèdent des propriétés bénéfiques pour la santé.

Naturellement de nombreuses espèces de carpophores ou sporocarpes (fruits) concentrent des toxines car chaque champignon est une usine chimique miniature. Mais des mycelia, c'est-à-dire les « racines » des champignons qui sont des filaments qui se trouvent dans le substrat sur lequel poussent les champignons peuvent être bénéfiques pour la santé mais seulement certaines espèces..

Naturellement en Europe l’emploi de ces mycelia est très réglementé contrairement à certains pays asiatiques.

Donc ces mycelia de champignons sont cultivés sur des écorces, des céréales ou dans un milieu liquide en bio fermenteur

Bon, je ne vais pas vous assommer avec les différents avantages de consommer des mycelia de champignons ni comment s’en procurer car il n’est pas possible de se procurer ces mycelia dans les bois et de les consommer sans qu’ils soient traités et présentés en gélules, poudres etc.

A l’heure actuelle on sait par exemple que Coriolus versicolor, Ganoderma lucidum, Laetiporus sulphureus, certains Pleurotes et Phelinus linteus, sans oublier naturellement le fameux Shitaké ont des propriétés bénéfiques dans certains cas mais naturellement il est à éviter de faire sa popote de mycélia soi-même et de croire que les champignons peuvent faire des miracles.

En fait, la mycothérapie peut autant provoquer des déceptions que d’aider certains patients lorsqu’elle est bien employée.

Pour ma part, j’essaie de me rapprocher le plus possible de la manière de vivre de nos ancêtres chasseurs cueilleurs. Non pas en me vêtant de peau de bête et en allant à la chasse pour me nourrir mais par contre, je peux me permettre d’acheter du poisson frais ou fruits de mer directement chez les pêcheurs en pirogues. A la place du gibier je peux taper dans mon élevage d’une centaine de lapins nourris exclusivement d’herbes et de feuilles ainsi que de certaines écorces d’arbres non traitées. Les œufs sont vendus sur le marché local par des éleveurs dont les poules courent en liberté ainsi que des poules du poulailler nourries biologiquement. Je produis en outre déjà pas mal de fruits moi-même et pour ce qui est des autres fruits qui garnissent les corbeilles à fruits tout le long de l’année, ils proviennent directement des producteurs des environs qui possèdent des arbres non traités. Bien entendu il m’arrive aussi de trouver des champignons comestibles, des baies, des noix de coco, des cacahuètes que je grille moi-même au feu de bois etc. La liste serait bien trop longue car il y a également de nombreuse plantes comme par exemple le pourpier qui contient des oméga3 ou encore l’Oxalis et bien d’autres plantes sauvages. Bien entendu j’ai également une activité physique qui me permet de ne pas trop stocker des graisses et l’idéal c’est que j’ai trouvé une niche écologique qui me permet d’échapper aux infections virales du fait de la faible densité de population et d’une promiscuité épisodique avec les autres mammifères.

Actuellement, nous sommes entré de plein pied dans une ère de l’abondance, de la sédentarité et de la promiscuité avec des repas réguliers et copieux, riches en sucres, laitages et céréales avec moins d’efforts physiques et naturellement plus d’infections virales, ce qui n’est plus à démontrer car les épidémies virales partagées avec les mammifères ou les oiseaux ont déjà fait bien des dégâts. Le bétail ainsi que les volailles et autres qui sont engraissés et dans un espace restreint ne sont pas vraiment des aliments sains à mon humble avis. Je ne me vautrerai pas non plus dans les tas de fruits et légumes traités à mort pour être de plus en plus beaux, savoureux et attirants.

Bien entendu l’immunité n’est peut-être pas plus faible aujourd’hui que par le passé mais peut-être est-elle mise à plus dure épreuve… mais je me garderai bien de prétendre qu’une alimentation du paléo ou néolithique serait plus favorable à notre immunité. Pourtant il y a bien des personnes qui croient dans des dieux donc pour ma part, laissez-moi croire en moi.

Mais pour en revenir à nos champignons, pour lesquels j’ai consacré une bonne partie de mes loisirs, il faut savoir que les champignons sont constitués par les fruits qui sont les parties aériennes nommés carpophores ou sporocarpes qui contiennent les spores mais surtout par le mycélium qui se trouve dans le substrat et qui est constitué de filaments qui pourraient être comparés à des "racines".

Sous la surface du sol ces mycelia peuvent s’étendre sur des aires très importantes voire de régions entières qui permettent peut-être aux arbres de communiquer entre eux  comme pour les hommes qui disposent d’Internet ou de la poste pour communiquer.

Je ne reviendrai pas sur le fait que les champignons sont bénéfiques pour les arbres mais il est prouvé qu’ils régissent en maîtres la vie des plantes car s’ils peuvent les nourrir, leur apporter des sels minéraux, ils peuvent également aider à sélectionner les espèces saines et parasiter les espèces faibles pour, par la suite « dévorer » les composants des plantes réduites en déchets organiques..

Bien évidemment il n’y a que les médecins qui pourront vous guider si vous voulez pratiquer la mycothérapie.

"Miam" diront les uns... "Beurk" diront les autres.

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Sommes-nous prêts pour les futurs changements?

9 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Et voilà, ce que je pressentais depuis longtemps va se réaliser plus vite encore que je le pensais, car avec la digitalisation les banques vont fermer  leurs agences et les fermes vont fermer leur productions agricoles car non rentables et beaucoup trop onéreuses avec une pression toujours plus importante sur les biotopes qui n‘en peuvent plus de se battre pour laisser prospérer la biodiversité.

En effet, la Société Générale annonce qu’elle va fermer 600 agences (dans un premier temps, je suppose).

https://insolentiae.com/fermeture-de-600-agences-bancaires-pour-la-societe-generale-ledito-de-charles-sannat/

Puis on va créer des fermes verticales dans les villes au plus près de la population en faisant pousser des légumes directement dans de l’eau ou autre substrats dans lesquels on aura introduit tous les nutriments dont les plantes auront besoin pour se développer et en les éclairant artificiellement.

https://insolentiae.com/agriculture-et-alimentation-fermes-verticales-en-ville-au-danemark/

Puis suivront les autres corps de métiers qui seront remplacés par les robots et l’IA (Intelligence artificielle) Certaines maisons sont déjà construites grâce à l'impression 3D en 24 heures... que vont devenir les maçons?

https://www.youtube.com/watch?v=_fer8suX9DA

En effet, dès le 17ème siècle un certain Gottfried Wilhelm Leibniz qui était considéré à l’époque de la période Früaufklährung un «génie universel » philosophe, mathématicien, logicien, diplomate, juriste, bibliothécaire et philologue allemand spéculait déjà qu’on pouvait réduire la raison humaine à des calculs mécaniques. Et notre époque lui donne raison car il suffit de programmer son ordinateur pour qu’il soit en mesure de résoudre n’importe quel calcul et de fournir n’importe quelle information grâce aux connexions d’un nombre incalculables de données sur le Net.

Quand on pense qu’il y a un peu plus de trois siècles le canard de Vaucanson démontrait qu’il était possible de créer une imitation d’un canard qui avait déjà de nombreuses fonctions. Bien entendu il avait également ses lacunes.

Mais quand l’IA se réveillera  vraiment, certains s’esbaudiront et d’autres seront effrayés par des changements impressionnants.

 

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Une plante du Brésil, le Gloxinia des fleuristes,

8 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Je ne me rappelle plus d’où j’ai eu cette plante que j’ai reproduit des dizaines de fois, sinon plus souvent encore. C’est une plante des forêts d’Amérique centrale et du sud qui aime bien l’ombre et quand elle fleurit, elle est très généreuse et offre un spectacle réjouissant avec de nombreuses fleurs en forme de cloche.

Cette plante est tubéreuse donc il est facile de partager les tubercules et de la multiplier à volonté d’autant que même ses feuilles velues si ont les détache et que leur pétiole se retrouve en bonnes conditions il peut reprendre racine et développer un autre plante. Sinon il est facile également de reproduire la plante par bouturage d’une tige.

Pour ma part, j’immerge le pot dans de l’eau une fois par semaine quand elle est en période de croissance puis quand elle a fini de fleurir, je la laisse tranquille dans un coin ombragé pour qu’elle puisse se reposer.

On l’appelle aussi le Gloxinia élégant mais son vrai binôme est Sinningia speciosa.

Il faut savoir qu’il existe tout de même des centaines d’espèces différentes de ce genre.

J’ai l’impression de devenir accro aux plantes… et de ne plus pouvoir m’en passer, je crois même qu’on appelle cela une addiction… ou pas ?

 

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Le grand gecko vert de Madagascar

7 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Comme je suis un grand mangeur de fruits et qu’il y a toujours une corbeille de fruits sur la table, les geckos sont naturellement attirés car ils sont plus ou moins omnivores et se nourrissent de fruits, mais aussi d’insectes comme les mouches et autres insectes qui ont l’imprudence de se poser à proximité de leur terrain de chasse, qu’ils soient sur un meuble, contre le mur ou simplement au sol.

Ils sont peu farouches et si on s’approche d’un peu trop près, ils peuvent faire des bonds assez impressionnants pour se mettre hors de portée.

Malheureusement ils peuvent être aussi victimes de serpents mais ils ont une tactique qui leur permet souvent d’échapper à leurs prédateurs en laissant leur queue qui se détache et qui frétille en attirant l’attention du prédateur pendant que le gecko pourra s’échapper. Bien entendu sa queue repoussera et lui sert également de garde manger pour les jours de disette car il peut stocker des graisses dans sa queue.

Il existe naturellement plusieurs sortes de geckos verts à Madagascar mais celui qui est le plus fréquent ici sur la côte-Est est une espèce endémique le Grand gecko vert de Madagascar qui peut atteindre une taille respectable de 25 à 30 cm de la tête à la queue. Son véritable binôme est : Phelsuma madagascariensis grandis.

Il est assez fréquent d’en voir ici dans la brousse et il se passe rarement une journée sans qu’on ait de la visite d’un ou de plusieurs geckos dans la maison. Il possède également des tâches rougeâtres sur le dos et une bande rougeâtre horizontale d’un œil à l’autre.

Ces geckos sont plus actifs quand les températures sont plus favorables ce qui fait que lors des grosses chaleurs quand les mouches et moustiques font leur apparition, les geckos sont à la fête.

De temps en temps je laisse trainer un bout de fruit afin qu’ils puissent se délecter sans grand mal.

Il est fascinant de les voir se coller sur n’importe quelle surface et même sur les vitres d’une fenêtre et la rapidité de leur déplacement est assez remarquable également.

Parfois ils sont attirés par l'odeur suave des fleurs se trouvant dans un vase. 

Ils ont l'œil vif pour détecter tout mouvement dans leur aire d'évolution. 

Parfois ils me font un large sourire comme pour exprimer leur satisfaction de les avoir invité à ma table.

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J’ai un gros cancer

6 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Enfin pour être plus clair, le crabe en latin se nomme cancer et justement une personne vient d’en pêcher un et nous l’a vendu et de ce fait je suis devenu propriétaire d’un crabe ou cancer en latin… Ce crabe est assez gros et sa carapace fait presque 20 cm de diamètre.

Donc j’ai appris que mon crabe des mangroves, crabe de la boue, ou encore crabe des palétuviers (Sylla serrata) est cannibale et également nécrophage... (Bon appétit).

Il est assez ahurissant d’apprendre qu’une femelle crabe peut donner naissance à un million de petits « crabillons » qui une fois adultes peuvent atteindre un poids de 3,5 kg chacun pour l’espèce en question..

Bien entendu il existe de nombreuses espèces de crabes à travers le monde et d’après des infos récentes, à Madagascar 4000 tonnes de crabes des mangroves (Sylla serrata) sont pêchées par an et on parle maintenant d’une plateforme nationale avec l’appui du projet SWIOFish qui serait financé par la banque mondiale afin d’assurer une durabilité de la filière.

J’ai payé ce crabe environs 2,50€ et il était avalé en deux ou trois bouchées. Ben quoi ? Ce n’est pas parce qu’on habite dans un des pays parmi les plus pauvres de la planète qu’on devrait se priver d’un met de riches.

 

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ESSENCE OU DIESEL?

5 Décembre 2020 , Rédigé par Un ancien ingénieur chimiste chez Elf

Diesel ? Essence ? ....

Ayant travaillé dans les années 80 dans la pétrochimie chez ELF...

Je crois qu’il est grand temps de vous apporter quelques précisions.

Prétendre qu’il faudrait laisser le temps aux gens de migrer des voitures à moteur diesel aux voitures à moteur essence démontre qu'ils n'ont, comme la plupart de nos concitoyens d'ailleurs, aucune idée de comment sont obtenus les différents produits pétroliers.

Un écologiste forcené (un "yaka faukon" comme on en connait tous) me disait récemment que la solution était simple

"YAKAPLU" fabriquer du gazole. Lui aussi croyait qu’on fabriquait du gazole à la demande.

Je m’en vais donc éclairer votre lanterne et vous expliquer comment on obtient les différents produits issus de la distillation du pétrole.

Eh oui, une raffinerie n’est ni plus ni moins qu’une distillerie et on distille le pétrole comme la lavande pour la parfumerie ou le raisin pour la gnôle.

Pour faire simple et en schématisant beaucoup (car en vérité, c’est un tout petit peu plus complexe):

1) On verse du pétrole brut dans une immense cuve et on allume le feu dessous, très doucement au début: 20°c.

2) La cuve commence alors à « dégazer », et on récupère les gaz: propane, butane, GPL.

3) On augmente le feu vers 150 à 200°c, sortent les vapeurs qui, une fois condensées donnent les essences de pétroles. D'abord les naphtes, pour la pétrochimie, puis l'essence pour nos voitures.

4) On augmente encore la température jusque vers 300°c. Montent alors les huiles: le kérosène pour les avions, le fameux gazole pour nos moteurs diesel, et le fioul domestique. et ainsi de suite.

Il ne reste à la fin plus que les résidus: Les bitumes avec lesquels nous faisons nos routes.

Rien ne se perd dans le pétrole.

CONCLUSION : On ne fabrique pas du gazole à la demande. Qu’on le veuille ou pas, qu’on le consomme ou pas, il sort des cuves au cours du processus. Et ce gazole représente 21% de la masse du pétrole brut, ce qui est loin d’être négligeable. (45% pour l'essence).

La question c’est : Qu'est-ce qu'on en fait si on ne le consomme plus?

Vers la fin des années soixante, seuls les camions, des bateaux pas trop gros et quelques rares voitures étaient équipés de moteurs diesel. On ne consommait pas tout le gazole issu des raffineries. Le surplus était rejeté à la mer.

Les compagnies pétrolières, devant ce manque à gagner, se sont alors tournées vers les constructeurs automobiles pour leur demander de développer les moteurs diesel, et c’est ce qu’ont fait les constructeurs.

Avec de nouveaux alliages acceptant des hautes température de fonctionnement, des taux de compression plus élevés et l’intégration de système de suralimentation (les turbos) ils ont obtenus des moteurs diesel aussi performants que les moteurs à essence, plus fiables, avec une meilleure longévité et qui consommaient moins. Le succès des moteurs diesel, aidé par une fiscalité moins âpre sur le gazole, a donc été fulgurant.

Je me souviens qu’à l’époque, des panneaux publicitaires de 4m sur 3, faisaient l’apologie du moteur diesel, et la presse vantait dans tous les articles « l’écologie » du moteur diesel, affirmant qu’il polluait moins que le moteur à essence.

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on a inversé la tendance, et qu’il existe, surtout en France, un gros déséquilibre de la demande entre l’essence et le gazole. Il faut donc impérativement pour les pétroliers revenir à l'équilibre, et contrairement ce que croient les gens, il n’est pas question d’éradiquer les moteurs diesel, au risque de retourner aux années soixante.

Comment résoudre ce dilemme?

Sachant qu'entre deux moteurs, les gens choisiront toujours le plus performant, il faut donc faire une campagne de dénigrement du moteur préféré des usagers. On mobilise donc les politiques et la presse, on prend une poignée de fous furieux intégristes écologistes à qui « on bourre le crâne », et c‘est parti pour façonner l’opinion publique, et fabriquer le consentement.

Et vous verrez que quand on sera revenu à l’équilibre (2 véhicules essence pour 1 véhicule diesel) comme par magie, on retrouvera des vertus au gazole. D’autant que le gros problème du diesel c’est le rejet des particules, et qu’il a été résolu par l’adjonction de filtres à particules qui piègent 99% des émissions.

Un ingénieur chimiste retraité.

 

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Aïe, aïe, aïe

4 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Difficile de devenir gaucher du jour au lendemain après s'être blessé bêtement à la main droite.

En effet, comme tous les jours, je me décidais de donner leur petit déjeuner à ma horde d'une centaine de léporidés dont certains sont ensemble dans un enclos et d'autres qui sont dans des clapiers, ce qui facilite la mise bas.

Donc en ouvrant la porte d'un des clapier, et en voulant y fourrer une grosse poignée d'herbe fraîche je me suis blessé bêtement en retirant un peu trop rapidement ma main.

Je me suis lacéré tout simplement le dos de la main droite sur le clou qui était plié afin de pouvoir fermer le clapier à l'aide de la chevillette.

Certains lapins sont si impatient de manger qu'il leur arrive de me croquer les doigts. Ce qui a occasionné ma blessure assez profonde.

Bien entendu, j'aurai pu courir chez un médecin ou même à  l'hôpital à un quart d'heure de route, mais je me suis dit que j'avais tout ce qu'il me fallait à la maison pour soigner cette vilaine blessure. Donc, j'ai dans un premier temps nettoyé avec une compresse stérile imbibée de Betadine, puis j'ai pulvérisé à différent moments de la journée une solution antiseptique ( Biseptine) sans couvrir la blessure mais en posant la paume de ma main sur un sachet rempli de glaçons pour calmer la douleur.

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L'histoire de la porte verte

3 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

La porte verte
La vieille porte m’avait dit, la fois où je la quittais après qu’elle m’ait raconté l’histoire du cimetière de l’est, que les portes se parlaient entre elles. Pas toutes car il n’y a que les portes en vrais bois qui peuvent le faire. Chaque porte à son langage propre suivant le bois dont elle est faite, mais à l’heure actuelle on ne fabrique plus beaucoup de porte en bois. Elle en connaissait une, au bout de la Nexirue, et dont elle avait des nouvelles qui se répétaient de portes en portes jusqu’à ses oreilles. Vous savez, le bois peut transporter des paroles tout au long de ses fibres, c’est comme cela que le stéthoscope a été inventé en 1816 par René Laennec.
Je suis donc passé en me rendant à la cathédrale Saint Etienne et j’ai essayé de la faire parler, à voix basse et gentiment en lui disant que c’était son amie du bout de la rue qui lui faisait passer un message. Mais je n’ai pas eu de réponse, certainement qu’elle ne me faisait pas confiance, où alors un problème de langue ? J’ai donc continué mon chemin en la saluant, sait-on jamais, restons poli, des fois qu’elle m’ait comprise et qu’elle n’ait pas voulu se trahir.
Ce qui m’a fait écrire ce poème :
La porte verte
Une vieille porte de vert pastel vêtue
Affichait sa simplicité en Nexirue.
Impassible le jour dans sa verte tenue
Réprimant la nuit toute sa déconvenue.
Rêvant de parcourir les pavés de la rue
Et aller voir sa meilleure amie contiguë
Afin de pouvoir surtout passer en revue

Les faux bruits de couloir et aussi de la rue.

Texte et image de Pierre Castello

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Une plante peu ordinaire qui se nourrit de l’air du temps

2 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Au Début, c’est une plante dont le centre contient une sorte de coupe qui retient l’eau et les insectes qui s’y noient ainsi que les débris organiques qui sont absorbés par la plante.

Mais quand cette plante qui pousse souvent sur les arbres aussi commence à fleurir, c’est un feu d‘artifice écarlate rouge et rose avec parfois des reflets violets blancs ou jaunes.

Chez moi, j’en ai à plusieurs endroits et en ce moment en cette fin d’année c’est la floraison.  Cette plante est peu exigeante et se multiplie d’elle-même si on la jette dans un coin à condition qu’il y ait de l’humidité et de l’humus par exemple et un peu d'ombre. Mais on peut la trouver parfois également dans la fourche entre deux branches d’arbre.

Je m’imagine aisément que la cavité centrale formée par les feuilles peut servir d’habitat à de petites grenouilles ou des insectes qui sont légion ici dans la brousse et qui n’ont pas toujours de l’eau à disposition dans leur entourage.

A la base de la plante il y a des racines mais qui ne servent qu’à s’attacher à un tronc ou à s’ancrer pour ne pas s’envoler avec un  vent fort. La plante se multiplie assez facilement par des rejets.

 Billbergia pyramidalis est son binôme et chez moi, ici sous les tropiques, elle prospère dans tous les coins dont je n'ai pas le temps de m'occuper.

 
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Qui se souvient encore de cette belle chanson « le temps des cerises » ?

1 Décembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FRUITS

Ici à Madagascar sur la côte-Est est revenu le temps des cerises.

Certes, ce ne sont pas les cerises que je mangeais directement sur l’arbre et n’en redescendais que le ventre bien tendu et ayant recraché des tas de noyaux quand j’étais encore un gamin en culotte courtes dans mon village natal en France.

Et pourtant, en revenant du marché ma divine Sergine m’a apporté en cadeau un kg de fruits ressemblants étrangement à des cerises mais qui ne sont pas des cerises, même si on les appelle vulgairement des cerises du Brésil.

Ce sont des fruits juteux à souhait et qui ressemblent à des cerises et ayant même un peu le goût de nos cerises de France.

Cela me rappelle aussi le Kirsch de Guerting, petite commune de Moselle-Est où on distillait du Kirsch qui trouvait de nombreux amateurs éclairés (surtout après en avoir dégustés quelques verres).

Et comme dans la chanson, où il est question de belles qui auront la folie en tête et les amoureux du soleil au cœur, je pense que c’était surtout après en avoir goûté sans modération.

Et si je ne reviendrai plus en France, j'aimerai toujours le temps des cerises et leur souvenir que je garde au cœur.

 

Voici donc une bonne platée d' Eugénia brasiliensis acheté au marché local.

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Connaissez-vous les groumpakichelcha

30 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CUISINE

Dans l’Est de la France il y a des recettes qui font encore saliver de nos jour et l’une d’entre elles je l’ai emporté dans mes souvenirs à 10 000 km de ma terre natale jusqu’à Madagascar.

En effet, peu de personnes mangent des patates ici à Madagascar où le plat national est le riz le matin, le riz à midi et devinez quoi le soir ? Eh bien, du riz pour ne pas changer car cela pourrait perturber la bonne humeur malgache.

Bien entendu cela ne veut pas dire que toute la population se cantonne à ce plat et on peut trouver également de la cuisine chinoise, arabe, française et autres à Madagascar. Mais par contre de la cuisine de l’Est de la France il y en a très peu, et j’ai bien décidé d’apprendre à mon petit Schtroumpf Kévin de huit ans d’autres mets que ceux proposés à Madagascar.

Ainsi il m’est venu à l’esprit de réaliser avec mon fils Kévin des roumpakichelcha.    Bien entendu il a mis du temps à pouvoir prononcer ce mot barbare mais à force de lui répéter il a saisi et je pense qu’il se rappellera également de la recette qui est très simple à réaliser car il faut une poêle anti adhérente de préférence, un peu d’huile, des patates que vous râpez finement puis vous lavez et pressez les pommes de terre pour sortir l’eau et enfin avant de mettre dans la poêle, il suffit de rajouter en mélangeant des œufs avec des herbes et naturellement du poivre, gingembre, thym, persil, curcuma etc. enfin bref, tout ce qui vous tombe dans la main. Et surtout à ne pas oublier de prendre une bonne grosse poignée de sel d'incorporer dans la préparation quelques pincées et de jeter le reste derrière vous par-dessus votre épaule…(ceci pour les gens superstitieux… désolé je n’ai rien trouvé d’autre).

 

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Mon jardin peu ordinaire empreint de zénitude…

29 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON

Sur un côté de la maison qui est inondé par le soleil du matin et à l’ombre dans les après-midi brûlants. J’imaginais de quelle façon je pourrai agrémenter ce coin de sable blanc et j’ai eu l’idée de copier tant bien que mal les jardins japonais qui mettent en valeur, le sable blanc, les pierres, le bois, et naturellement  les plantes.

Maladroitement j’ai voulu créer un endroit calme avec un soupçon de zénitude en regroupant des éléments sans surcharger afin d’apporter ce que je conçois par exemple pour gagner un esprit de paix et de méditation… même si mes deux neurones ne sont pas vraiment capable de méditer longtemps avant de s’aventurer vers d’autres idées parfois loufoques, je le conçois aisément.

Mais après tout, expatrié volontaire et confiné volontaire, il me faut bien occuper mes journées, d’autant que du travail en extérieur il est possible d’en créer à longueur d’année car ici il n’y a ni gel, ni neige, ni confinement, ni couvre-feu et l’immensité du ciel m’appartient avec en cadeau du soleil presque 365 jours par an. En effet les pluies c’est pour la nuit et on ne trouve pas mieux comme rime.

Selon l'endroit où on se place, on a une vision différente de ce lieu qui m'apporte beaucoup de satisfactions.

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Connaissez vous la casse de Molière

28 Novembre 2020 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Je possède chez moi un arbre qui fleurit actuellement en longues grappes de fleurs d’un beau jaune d’or.

Rien de bien exceptionnel à cela car des arbres en fleurs, il y en a partout dans monde… et surtout à Madagascar. Mais en ce qui concerne mon arbre, on peut dire qu’un certain Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière y fit référence lorsqu’il  joua sa dernière pièce avant de décéder.

 En effet en endossant le costume du malade imaginaire, il succomba à la quatrième représentation de cette pièce.  Et parmi ses répliques il dit ceci :« Hé bien ! mon frère, qu’en dites-vous ? Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse ? »

Mon arbre dont le binôme est Cassia fistula est un arbre plutôt décoratif au point que dans certaines régions on l’appelle  douche d’or, averse dorée ou pluie dorée et on le nomme parfois aussi faux séné. Dans la pharmacopée française cet arbre des tropiques est appelé canéficier. Bien entendu chaque région aura un autre nom vernaculaire pour identifier cet arbre.

Et un médicament tiré de cet arbre était appelé casse et la racine de cet arbre produit une substance très purgative ainsi que la pulpe contenue dans les fruits de la casse qui est employée comme purgative dans les maladies qui ont un caractère inflammatoire.

Décidément je me couche moins bête tous les soirs et tous les matins en me levant je me demande ce que la journée va encore m’apporter comme info qui ne gravite pas autour d’une pandémie avec confinement, déconfiture et autres Trumpferies des States.

Quand je pense qu'un pays a été mis à l'arrêt par un gouvernement nommé "En marche".

 

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