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Le paradis à Madagascar
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Les Sakalava

14 Août 2026 , Rédigé par MADAGASTON

Les Sakalava forment l'un des groupes ethniques et culturels les plus vastes de Madagascar, occupant près d'un tiers du territoire national le long de la frange côtière occidentale, depuis la région de Toliara (Tuléar) au sud jusqu'au Sambirano (Nosy Be / Ambanja) au nord.

Plutôt qu'un peuple homogène, les Sakalava représentent une mosaïque de populations unifiées dès la seconde moitié du XVIIe siècle sous l'impulsion de la dynastie royale des Maroserana. Leur nom est historiquement traduit par « ceux des grandes plaines ». 

 

L'Histoire et les Grands Royaumes

Le pouvoir Sakalava s'est historiquement structuré autour de deux grands royaumes rivaux et complémentaires qui contrôlaient le commerce maritime avec les Arabes et les Européens : 

Le Royaume du Menabe : Situé au centre-ouest (région de Morondava), fondé par le roi Andriandahifotsy.

Le Royaume du Boina : Situé au nord-ouest (région de Mahajanga), fondé plus tard par son fils Andriamandisoarivo. du roi Toera, souverain sakalava du Menabe décapité par les troupes coloniales en 1897.

 

Traditions, Spiritualité et Culte des Ancêtres

La culture Sakalava reste profondément ancrée dans le respect des rois défunts et le sacré : 

Le Fitampoha : C'est la cérémonie majeure des Sakalava du Menabe. Elle consiste à purifier et « aiguiser » (mandrang) les reliques sacrées des anciens rois (dady) dans les eaux des rivières. Le prochain rituel se tient du 20 au 28 août 2026 à Belo-sur-Tsiribihina.

Le Tromba : Un culte de possession spirituelle où les esprits des anciens souverains s'expriment à travers des médiums vivants pour conseiller la communauté.

L'Art Funéraire : Les sépultures en bois sakalava sont célèbres pour leurs sculptures anthropomorphes et parfois érotiques, symbolisant la vie, la procréation et la continuité des générations. 

Mode de Vie, Coutumes et Art de Vivre

Économie traditionnelle : Historiquement éleveurs de zébus dans les grandes plaines herbeuses et commerçants maritimes, ils incluent aussi le sous-groupe des Vezo au sud-ouest, qui sont exclusivement des nomades de la mer et des pêcheurs hors pair.

Le Savatse : Nom de la circoncision traditionnelle dans certaines régions côtières, vécue comme une présentation officielle de l'enfant mâle aux ancêtres.

Festivités : Les rassemblements sont rythmés par le Morengy (un sport de combat/boxe traditionnelle malgache) et le Kilalaky, une danse rythmée originaire du sud-ouest. 

Vêtements : Les femmes portent le kisaly (tissu coloré drapé autour du corps ou de la tête) et utilisent le sobahya, un lamba de grande valeur historique réservé aux grandes célébrations culturelles. Elles arborent aussi souvent le masonjoany, un masque de beauté traditionnel protecteur à base de pâte de bois de santal

 

Les Antandroy, dont le nom signifie « ceux qui vivent dans les épines », forment un groupe ethnique de l'extrême sud de Madagascar. Établis dans la région aride de l'Androy, ils sont reconnus pour leur grande résilience face à la sécheresse, leur élevage de zébus et leur attachement profond aux traditions ancestrales.

Mode de vie et environnement

Territoire aride : Une région caractérisée par des broussailles épineuses et un climat sec.

Élevage et agriculture : Le zébu joue un rôle central dans l'économie et la culture.

Migration : Face aux difficultés climatiques chroniques, de nombreux Antandroy ont émigré vers d'autres régions de l'île.

Culture et traditions

Culte des ancêtres : Une place importante accordée aux tombeaux collectifs (kibory) et aux rituels funéraires.

Art oratoire : Un art de la parole très développé et respecté au sein de la communauté.

Langue : Le ntandroy, une variante linguistique malgache.

  •  

Les Betsileo forment l'un des grands groupes ethniques de Madagascar. Ils vivent dans la partie sud des hautes terres centrales de l'île, principalement autour des villes d'Ambositra, de Fianarantsoa et d'Ambalavao. Leur nom signifie « les nombreux invincibles ». 

Géographie et Agriculture

Région : Les hautes terres du sud, caractérisées par des collines verdoyantes et le massif de l'Andringitra.

Rizières : Ils sont de remarquables agriculteurs et façonnent de superbes rizières en terrasses sur les pentes des collines.

Travail de la terre : Le riz est au cœur de leur vie économique et culturelle.

Culture et Traditions

Le Savika : Un sport traditionnel où les jeunes hommes affrontent des zébus à mains nues pour prouver leur bravoure.

Le Fihavanana : Un concept fort d'entraide, de paix et d'harmonie sociale au sein des villages.

Art vocal : Ils pratiquent des chants polyphoniques spécifiques comme le Zafindraony et le Rija.Culte des ancêtres : Les traditions restent très vivaces, rythmées par les conseils des sages (Ray aman-dreny) et les cérémonies funéraires.

Histoire

Origines : Issus d'un mélange entre des populations locales et des vagues de migrations, ils ont formé par le passé plusieurs royaumes (comme l'Arindrano et l'Issandra) avant d'être unifiés sous l'influence de l'histoire des Hautes Terres

 

 

Les peuples Bara et Mahafaly sont deux grands groupes ethniques du grand Sud de Madagascar. Connus pour leur mode de vie pastoral et leur attachement profond au zébu, ils partagent une histoire de fiers guerriers, mais possèdent des territoires et des traditions funéraires bien distincts. 

Le peuple Bara

Lieu de vie : Les plateaux herbeux du sud et du centre-sud (région de l'Ibara).

Mode de vie : Pasteurs semi-nomades.

Tradition : Le vol de zébus (kilaky) est un rachat de bravoure et un rite de passage pour les jeunes hommes afin de prouver leur valeur avant le mariage.

Le peuple Mahafaly

Lieu de vie : Le vaste plateau calcaire du sud-ouest, entre les fleuves Onilahy et Menarandra.

Nom : Signifie "ce qui est tabou" ou "ce qui rend heureux".

Art funéraire : Célèbres pour leurs aloalo (poteaux en bois sculptés) et leurs tombes surmontées de crânes de zébus sacrifiés

  •  

Les Vezo sont un peuple de pêcheurs semi-nomades de la côte sud-ouest de Madagascar dont le nom signifie « ceux qui rament » ou les « nomades de la mer ». Ils vivent en symbiose totale avec l'océan, se déplaçant traditionnellement à bord de pirogues à balancier et respectant des coutumes ancestrales strictes liées à la mer.

Mode de vie et traditions

Habitat et nomadisme : Ils vivent le long du littoral (notamment entre Tuléar et Morombe). Lors de leurs périples de pêche, ils bivouaquent sur les dunes en utilisant les voiles carrées de leurs pirogues comme tentes. 

La pirogue : Véritable symbole culturel, elle est fabriquée à la main par les hommes et guidée par la lecture des astres et du vent.

Rôles communautaires : Les hommes pêchent au large, tandis que les femmes et les enfants récoltent les poulpes, les oursins et les coquillages à marée basse. 

Croyances : Leurs traditions reposent sur des interdits (fady) et un profond respect de l'océan dont ils ne prélèvent que le strict nécessaire.

Défis modernes

Sédentarisation : Face à la raréfaction des ressources halieutiques due à la surpêche, de nombreux Vezo se sédentarisent et diversifient leurs activités.

Conservation : Des initiatives locales et des expéditions impliquent les pêcheurs pour protéger la biodiversité marine, notamment les tortues de mer.

Les Antanosy forment l'une des dix-huit ethnies officielles de Madagascar. Leur nom signifie « ceux de l'île ». Ils vivent principalement dans le sud-est de la grande île, ancrés autour de la ville de Tôlanaro (anciennement Fort-Dauphin), ainsi que dans une zone plus à l'ouest près de Betioky. 

Origine et Géographie Lié historiquement au peuple Antandroy. Territoire divisé en deux zones distinctes par les terres antandroy. 

Culture et Langue : L'antanosy est un dialecte du malgache parlé dans la région.

Traditions : Fortement orientés vers les activités maritimes, la pêche et l'agriculture.

Histoire : Ancien royaume marqué par des contacts précoces avec les navigateurs européens et un passé de fiers guerriers

 

Les Antanosy forment l'une des dix-huit ethnies officielles de Madagascar.

Leur nom signifie « ceux de l'île ». Ils vivent principalement dans le sud-est de la grande île, ancrés autour de la ville de Tôlanaro (anciennement Fort-Dauphin), ainsi que dans une zone plus à l'ouest près de Betioky. 

Origine et Géographie Lié historiquement au peuple Antandroy.

Territoire divisé en deux zones distinctes par les terres

Culture et Langue

Langue : L'antanosy est un dialecte du malgache parlé dans la région.

Traditions : Fortement orientés vers les activités maritimes, la pêche et l'agriculture.

Histoire : Ancien royaume marqué par des contacts précoces avec les navigateurs européens et un passé de fiers guerriers

 

Les Antaisaka (ou Antesaka) sont l'un des grands groupes ethniques de Madagascar. Leur nom signifie « ceux qui viennent des Sakalava ». Ils vivent principalement dans le sud-est de l'île, dans la région Atsimo-Atsinanana et le district de Vangaindrano 

Origines et Histoire

Descendent d'un prince sakalava du Menabe nommé Andriamandresy (ou Repila) qui a migré vers le sud-est.

Étaient connus autrefois comme un peuple de guerriers redoutables.

Ont résisté au XIXe siècle aux troupes de la reine Ranavalona Ière envoyées pour les soumettre

Culture et Traditions

Attachement très fort aux ancêtres et aux traditions locales.

Pratique du Fady (interdits) stricte et respect des coutumes royales.

Maisons traditionnelles reconnaissables par leur architecture en bois et leur toiture en paille souvent bien alignées.

Économie fondée sur l'agriculture (riz, café, manioc) et la pêche fluvial

 

Les Antaimoro (ou Antemoro) sont un peuple de la côte sud-est de Madagascar, vivant principalement entre les districts de Vohipeno et Manakara. Leur nom signifie « ceux du rivage ». Ils sont historiquement reconnus pour leur riche héritage culturel, marqué par l'influence arabo-musulmane, la maîtrise de l'écriture Sorabe (alphabet arabe adapté au malgache) et la fabrication du célèbre papier Antemoro 

Origines et structure sociale

Origines : Les Antaimoro se considèrent comme les descendants de navigateurs et de marchands venus du Moyen-Orient (notamment d'Arabie ou de Perse) qui ont fait naufrage ou se sont installés le long de la rivière Matitane à partir du XIIIe siècle.

Clans : La société antemoro s'est traditionnellement divisée en plusieurs groupes ou castes, parmi lesquels les Anteony (lignée noble et gardiens du savoir), les Anakara (souvent devins et astrologues), les Antalaotra et les Ampanabaka (le groupe le plus important numériquement). 

Traditions et savoirs

Le Sorabe : Ils sont les gardiens des premiers manuscrits écrits en Sorabe, qui consignent l'histoire des clans, des textes sacrés, ainsi que des savoirs en astronomie et en médecine traditionnelle.

Les Ombiasy : Les devins, guérisseurs et astrologues antemoro (ombiasy) jouaient un rôle d'conseillers spirituels et politiques respectés à travers toute l'île, y compris auprès des souverains d'autres régions comme l'Imerina. 

L'artisanat : Ils perpétuent la fabrication artisanale du papier Antemoro, un papier végétal fait à partir de l'écorce de l'arbre Havoha et délicatement parsemé de fleurs séchées.

 

Les Antakarana constituent un peuple et un ancien royaume de l'extrême nord de Madagascar, vivant principalement dans la région d'Antsiranana (Diego-Suarez) et le long du massif de l'Ankarana. Leur nom signifie « ceux qui peuplent les tsingy » ou « ceux de la montagne rocheuse ». 

Origines et Histoire

Issus d'une scission du peuple Sakalava au XVIIe siècle.

Fondation du royaume vers 1692 par le roi Andriantsirotso.

Utilisation du massif de l'Ankarana comme refuge naturel imprenable face aux conquêtes des armées merina au XIXe siècle.

Souveraineté actuelle incarnée par une lignée royale traditionnelle, avec à sa tête le roi Tsimiaro III. 

Culture et Traditions

Attachement profond aux ancêtres et respect strict des fady (tabous) protégeant la nature et la faune.

Utilisation de tenues traditionnelles colorées, telles que le kisaly et le salovana lors des rituels.

Économie et mode de vie tournés vers la pêche, l'agriculture et la préservation de l'environnement local (comme les mangroves de la région)

 

Les Sihanaka (ou Antsihanaka), dont le nom signifie « ceux qui errent autour des lacs », forment un groupe ethnique de Madagascar établi principalement dans la région du lac Alaotra. Ce peuple de pêcheurs et de riziculteurs est reconnu pour sa culture liée à l'eau et son culte des ancêtres.

Mode de vie et activités

Riziculture et pêche : Ils maîtrisent la culture du riz dans les plaines inondables et tirent une grande partie de leurs ressources du lac Alaotra.

Habitat : Traditionnellement, ils construisent des habitations en jonc tressé près des zones humides. 

Traditions et croyances

Culte des ancêtres : Les Sihanaka accordent une place centrale aux ancêtres et aux rituels de protection.

Fête du Santabary : Ils célèbrent cette fête traditionnelle pour marquer la première récolte de riz de l'année.

Pratiques des Ody : Ils possèdent une longue tradition dans l'utilisation des plantes et des remèdes naturels pour se soigner et se protéger

 

Les Tanala sont un peuple forestier du sud-est de Madagascar, vivant principalement dans les régions d'Ifanadiana et d'Ikongo. Leur nom signifie « ceux de la forêt ». Connus pour leur farouche amour de la liberté, ils ont résisté historiquement aux ambitions du royaume merina et aux troupes coloniales. 

Mode de vie et économie

Le Tavy : Culture du riz sur brûlis au cœur des forêts denses.

Cueillette et chasse : Ramassage du miel sauvage et pratique de la chasse.

Rareté des zébus : Rares sur ce territoire très accidenté et humide.

Caféiculture : Présence de cultures de café le long des rivières locales.

Culture et traditions

Origines : Issus de la fusion de plusieurs clans et rattachés pour certains aux traditions des Vazimba ou de confédérations royales de l'Ikongo.

Habitat : Organisation spatiale en fonction de l'âge (les aînés sur les hauteurs, les jeunes en contrebas).

Savoirs médicinales : Grande maîtrise des plantes de la forêt tropicale.

 

Les Tsimihety sont un grand peuple du nord et du centre-nord de Madagascar. Leur nom veut dire "ceux qui ne se coupent pas les cheveux". Ils sont connus pour leur grand amour de la liberté, leur refus d'avoir un roi absolu et leur force au combat par le passé. 

Origine et Histoire

Le nom vient d'un refus de couper les cheveux lors de la mort d'un chef.

Ils ont lutté contre les rois pour garder leur vie libre.

Ils ont dit non aux règles des autres grands royaumes. 

Lieu de Vie

Ils vivent surtout dans le nord de l'île.

Leur terre se trouve dans les régions de Mandritsara, Bealanana et la zone de l'Androna.

Le paysage est fait de grands champs et de collines. 

Société et Culture

Ils aiment la vie simple et sans grand chef suprême.

On parle souvent de "démocratie traditionnelle" pour dire comment ils vivent ensemble.

 

Les Antaifasy (ou Antefasy), dont le nom signifie « ceux qui vivent dans les sables », forment l'une des dix-huit ethnies officielles de Madagascar.Ils résident principalement dans la région sud-est de l'île, autour de la ville de Farafangana. 

Origine et Localisation

Nom : « Ceux qui vivent dans les sables »

Région : Région Atsimo-Atsinanana, sur la frange côtière du sud-est.

Population : Estimée à environ 250 000 personnes. 

Culture et Mode de Vie

Traditions : C'est un peuple particulièrement conservateur qui accorde une importance majeure au respect de la hiérarchie sociale et des chefs traditionnels, les Fanja ou rois locaux (Apanjaka). 

Art funéraire : Leurs coutumes funéraires sont singulières ; les défunts sont souvent ensevelis dans des zones forestières sacrées, parfois accompagnés d'objets précieux ou d'armes. 

Activités : Ils vivent principalement de la pêche, de la chasse, ainsi que de l'agriculture (notamment des cultures de rente comme le café et le girofle).

Langue : Ils parlent l'antefasy, un dialecte de la langue malgache rattaché au groupe des dialectes des Hautes Terres et de la côte.

 

Les Antambahoaka sont un des dix-huit groupes ethniques de Madagascar. Établis sur la côte sud-est autour de Mananjary, ils comptent parmi les plus petites communautés de l'île. Ce peuple est particulièrement célèbre pour le Sambatra, un grand rituel de circoncision collective célébré tous les sept ans. 

Origines et localisation

Implantation : Ils vivent sur un territoire restreint dans la région de Vatovavy, près de la ville de Mananjary 

Origine du nom : Le nom signifie « Ceux où il y a beaucoup de population » ou fait référence à Ratiambahoaka (« aimé du peuple »), un de leurs anciens rois fondateurs.

Histoire : Leur ascendance mêle des populations locales et des apports de migrants de l'océan Indien et du monde arabo-musulman.

Culture et traditions

Le Sambatra : C'est la fête traditionnelle majeure des Antambahoaka. Elle marque le passage des jeunes garçons à l'âge adulte au cours d'un mois de célébrations collectives qui reviennent tous les sept ans. 

Organisation sociale : La communauté reste très attachée à ses traditions séculaires et est guidée sur le plan moral et coutumier par des chefs traditionnels et des sages locaux.

Tabous ancestraux (fady) : L'ethnie a longtemps pratiqué un interdit ancien concernant la naissance des jumeaux, un sujet qui fait l'objet d'une attention sociale et d'efforts de sensibilisation de la part des autorités et des associations de protection des droits humains pour faire évoluer ces coutumes

 

Les Makoa sont les descendants de captifs et d'esclaves d'origine bantoue (principalement d'Afrique de l'Est et du Mozambique) amenés à Madagascar au cours de la traite des XVIIIe et XIXe siècles. Bien que non reconnus officiellement comme ethnie par l'État, ils forment un groupe distinct, particulièrement présent dans l'ouest et le nord-ouest de l'île.

Origines et Histoire

Viennent principalement du nord du Mozambique et de la côte est africaine.

Le nom « Makoa » vient du mot makoua (groupe ethnique du Mozambique), utilisé de façon générique pour désigner les captifs.

Également appelés « Masombika » (provenant du Mozambique) dans les Hautes Terres de Madagascar. 

Société et Statut

Vivent en grande partie intégrés aux populations locales, notamment les Sakalava et les Vezo.

Portent parfois encore la marque historique d'une ancienne marginalité sociale liée à l'esclavage.

Connus pour leur morphologie souvent distincte, ce qui a conduit les autorités coloniales françaises à les recruter plus facilement comme gardes ou policiers par le passé

 

Les Mikea sont un peuple de chasseurs-cueilleurs nomades vivant dans le sud-ouest de Madagascar, entre Toliara et Morombe. Longtemps considérés comme un mythe ou des êtres invisibles, ils habitent au cœur de la forêt sèche éponyme, tirant leur nom d'un mot malgache qui signifie « ceux qui ne veulent pas être poursuivis ».

Mode de vie et culture

Habitat : Ils vivent cachés dans la forêt dense sèche et les fourrés épineux, qui leur servent à la fois de foyer, de grenier, de pharmacie et de lieu de culte.

Subsistance : Traditionnellement, ils se nourrissent de chasse (notamment de tenrecs), de cueillette de tubercules sauvages et de recherche de miel.

Spiritualité : La forêt est perçue comme une mère et les baobabs abritent l'esprit de leurs ancêtres. 

Défis actuels et menaces

Déforestation : La destruction rapide de la forêt sèche de l'Andrefana menace directement leur survie et leur identité culturelle. 

Sédentarisation : Une grande partie d'entre eux s'est sédentarisée en lisière de forêt pour pratiquer l'agriculture ou l'élevage et faire du troc.

Reconnaissance : L'État malgache ne leur offre pas de statut juridique spécifique en tant que peuple autochtone, bien qu'une aire protégée ait été établie avec le Parc National de Mikea;

 

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Contribution à la découverte des ethnies de Madagascar

14 Août 2026 , Rédigé par MADAGASTON

Les dénominations

 Malgache : C'est le terme traditionnel du dictionnaire français. Il s'accorde en genre et en nombre (un Malgache, une Malgache, des Malgaches). Introduit historiquement dans la langue française, il reste le plus employé au quotidien dans le monde francophone.                                                                                                    

Malagasy : C'est l'endonyme exact, c'est-à-dire le nom du peuple et de la langue dans leur propre idiome. De nos jours, il s'impose de plus en plus dans les documents officiels nationaux, les institutions internationales et la diplomatie pour respecter l'autodésignation du pays. Il est souvent utilisé comme adjectif invariable en français (le peuple Malagasy).                                                                          

Gasy : C'est le diminutif amical e t extrêmement populaire utilisé par les habitants eux-mêmes ou la diaspora pour revendiquer leur identité culturelle                                                        

Madécasse (ou Madegasse) : Utilisé autrefois (notamment dans la littérature du XVIIIe et XIXe siècle comme les Chansons madécasses), ce terme est aujourd'hui totalement archaïque et obsolète.                                                                                                                          

Madagascarien : Une dérivation logique basée sur le nom du pays, mais qui est grammaticalement incorrecte et rejetée par les usages officiels.                                                                                                     Madécasse (ou Madegasse) : Utilisé autrefois (notamment dans la littérature du VIIIe et XIXe siècle comme les Chansons madécasses), ce terme est aujourd'hui totalement archaïque et obsolète.

(Avec l'aimable assistance de l'IA concernant les textes et les images)

La diversité ethnique de Madagascar, les Merina

Madagascar compte officiellement 18 grands groupes ethniques (appelés foko), unis par une langue commune, le malgache, et par des valeurs de solidarité comme le fihavanana. Malgré leur diversité régionale, les Malgaches partagent des origines multiples, principalement austronésiennes (Asie du Sud-Est) et bantoues (Afrique de l'Est), enrichies par des apports arabes et européens.

Merina : le groupe le plus nombreux (environ 25 % de la population), établi sur les Hauts Plateaux et autour de la capitale Antananarivo Issus de migrations austronésiennes et métissés au fil des siècles, ils ont fondé un puissant royaume unifié qui a dominé une grande partie de la Grande Île avant la colonisation française

Origines et peuplement des Hautes Terres

Les Vazimba : Avant l'émergence du peuple mérina, les Hautes Terres centrales étaient habitées par les Vazimba, des populations autochtones avec lesquelles les nouveaux arrivants se sont mêlés ou ont lutté pour le contrôle des terres.

L'arrivée des Hova : Des groupes, ancêtres des Mérina et souvent désignés sous le nom de Hova, s'installent progressivement dans les vallées fertiles de l'Ikopa et de la Sisaony. 

Structuration : Vers le XVe siècle, la région de l'Imerina commence à s'organiser politiquement sous l'impulsion de premiers souverains comme Andriamanelo.

La naissance et l'essor du Royaume d'Imerina

Les 12 collines sacrées : Le pouvoir s'organise autour de sites stratégiques et sacrés, comme à Alasora, Ambohimanga ou Antananarivo, fondée et développée par le roi Andr

aniaka.

Andriamasinavalona : Au tournant des XVIIe et XVIIIe siècles, ce roi marque l'histoire en administrant et divisant l'Imerina, structurant durablement la société et les coutumes locales.

L'unification majeure : À la fin du XVIIIe siècle, le roi Andrianampoinimerina (1787-1810) réussit à unifier les petits royaumes de l'Imerina et pose les bases d'une expansion politique visant à rassembler toute l'île sous son autorité.

Modernisation et fin de la monarchie

Ouverture au monde : Au XIXe siècle, sous le règne de ses successeurs (notamment Radama Ier), le royaume s'ouvre aux influences occidentales, adopte l'écriture en caractères latins grâce aux missionnaires, et se christianise largement.

L'ère des Reines : Le XIXe est aussi marqué par le pouvoir des souveraines comme Ranavalona Ière et Ranavalona III, qui tentent de préserver la souveraineté du pays face aux pressions coloniales.

La colonisation : Des tensions répétées et les ambitions de la France aboutissent à l'instauration d'un protectorat en 1883, puis à l'annexion définitive de Madagascar en 1896, mettant fin au royaume mérina

 

Les gens de la capitale Antananarivo et le Rova antique en arrière plan sur les Hautes terres.

 

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Les éléments qui renforcent le lien avec soi-même

4 Août 2026 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Ayant été élevé selon les traditions ancestrales en Lorraine, ma vie a été façonnée par une vie simple loin du monde moderne. Né en plein baby boom, j’ai connu les trente glorieuses avec la lampe à carbure accrochée au mur de la pièce commune puis le raccordement à l’électricité, l’école où le maître se faisait respecter à coup de bâton sur les fesses des garçons et sur le bout des doigts des filles.

J’ai eu du mal à trouver un équilibre avec le monde moderne, mais j’ai réussi à m’intégrer grâce à l’expérience de ceux qui ont vécu avant moi et avec le partage avec d’autres personnes qui m’ont apporté leurs connaissances.

Puis observer et étudier la nature m’a montré comment tout est lié sur Terre. J’ai compris que la nature apprend à apprécier le monde du vivant. Que ce soit le brin d’herbe, le champignon qui vit avec son arbre en symbiose ou l’animal qui fuit l’homme, tout est uni et ce que l’homme détruit en pensant que c’est pour son bien lui retombe systématiquement sur le nez.

Ayant vécu toutes ces années en France, je me suis retiré du monde moderne en venant vivre le restant de ma vie dans un pays parmi les plus pauvres de la planète mais le plus riche concernant l’immense richesse humaine, incarnée par la gentillesse et le sens de l’accueil et la bienveillance de ses habitants.

 

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Les Omas et Opas de Lorraine

15 Juillet 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #PERSONNES

Les Omas et Opas de Lorraine

Maintenant que je suis devenu arrière grand père, je me suis rappelé qu’on appelait notre grand-mère Oma et notre grand père Opa. Je me suis demandé d’où pouvait provenir ces appellations. Donc comme ma cervelle de moule accrochée à son rocher à marée basse n’est pas très scientifique et capable de découvrir le dessous des choses, j’ai par contre hérité d’un esprit qui me permet de m’inventer des histoires qui peuvent fournir certaines réponses à mes questions.

Donc pour en revenir à ma chère grand-mère que j’appelais affectueusement Oma, c’était une femme vaillante qui a élevé ses deux garçons ainsi que ses trois filles qui étaient en âge d’être courtisées lors de la libération de la Lorraine par les troupes alliées, dont  naturellement des soldats américains qui n’apportaient pas seulement des tablettes de chocolat pour offrir à ces demoiselles qui d’ailleurs n’étaient souvent pas insensibles aux charmes de ces vaillants vainqueurs de la dernière guerre. Mais comme il y avait cette barrière de la langue qui les séparait, il fallait parfois de l’imagination  pour se comprendre. Comme ma grand-mère avait déjà un certain âge et  qu’elle était une maman, les soldats américains devaient la considérer comme une "Old mama"  ce qui pouvait  être plus facilement raccourci par Oma. Mon grand-père du village voisin avait hérité lui aussi de l’appellation Opa qui devait être le diminutif de "Old papa".

Il est évident que  toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit d’une pure coïncidence ou fruit de mon invention.

 

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Les lavandières d'hier et d'aujourd'hui

15 Juillet 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Les lavandières d’hier et d’aujourd’hui

Au jour d’aujourd’hui les jeunes ne savent plus ce qu’étaient les lavandières qui dans chaque village de France lavaient le linge dans les endroits abrités ou non. Je me souviens encore du lavoir qui était situé au milieu du village et qui était alimenté par une source d’eau bien fraîche qui prenait naissance en amont de mon village sur les hauteurs, non loin de la frontière allemande.

La fontaine- lavoir qui était situé sur la place St Rémi et possédait trois espaces bien distincts dont le premier espace se trouvait à l’intérieur et qui était composé de grandes auges en béton qui étaient alimentés par de l’eau courante et destinés à laver le linge. Le second espace était dédié à garder le lait au frais dans de grands bidons plongés dans l’eau fraîche jusqu’à la venue du camion de la laiterie qui passait par tous les villages pour collecter le lait. Et le troisième espace qui se trouvait à l’extérieur était composé d’abreuvoirs  pour les vaches et les chevaux car à cette époque il n’y avait pas encore de matériel motorisé.

Ce lavoir a été démoli car il ne servait plus et je trouve cela bien dommage car c’était un endroit où s’échangeaient les nouvelles au moyen du  papotage des lavandières qui étaient nos aïeules. Je pense que le monde évolue et parfois s’égare à cause d’erreurs de jugement. Au lieu de préserver certains bâtiments considérés comme communs on préfère la nouveauté qui n’est souvent qu’un miroir aux alouettes ou un bâtiment sans âme, sans passé.

A présent que je me suis exilé définitivement vers un des pays parmi les plus pauvres de la planète, je peux à volonté me replonger dans mes souvenirs du temps passé car ici le temps s’est arrêté et les lavandières profitent de chaque instant ensoleillé pour venir laver leur linge dans le lac qui s’est formé avec les pluies nocturnes. Ici, dans la brousse, il n’y a pas de journaux à des centaines de km à la ronde et les nouvelles se transmettent de bouche à oreille souvent véhiculés par ces lavandières qui n’ont jamais entendu parler de lave-linge électrique.

Voici une photo récente des lavandières de la côte Est de Madagascar où je réside, à un jet de pierre de l’Océan Indien et une photo  du lavoir qui a été démoli à Berviller-en-Moselle, mon village natal

 

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Mes pomponnettes invasives

15 Juillet 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Je ne sais plus d’où est venue cette plante aux feuilles pourpres qui s’est implantée chez moi et qui chaque année se pare de petits pompons qui contrastent avec les feuilles et les tiges d’un rouge violet profond. Dans certaines parties du terrain je suis obligé d’arracher les plants pour ne pas être envahi car cette plante est invasive. Outre son feuillage ornemental sa floraison en pompons blancs multiples est un plaisir pour les yeux et les insectes pollinisateurs. Pourtant à l’arrière de la maison, cette plante originaire du Brésil a trouvé moyen de s’implanter et de prospérer à sa guise. Bien entendu cette plante ne résisterait pas à des températures basses qui seraient même de faible intensité.

 

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Trouvaille du jour

5 Mai 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Après les ondées nocturnes ici sur la côte Est de Madagascar il m’arrive de trouver des champignons. Mais, sachant que Madagascar est la reine de l’endémisme mes déterminations ne sont pas toujours couronnées de succès, sauf aujourd’hui où je me suis félicité d’avoir pu identifier ce petit champignon. Bien entendu, pour ce genre de champignon, il n’est pas recommandé de le mettre dans la poêle, d’autant que vu sa taille il ne représenterai qu’une petite tache sur l’assiette. Ce qui est remarquable concernant ce champignon, c’est qu’il est totalement jaune du pied au chapeau avec toutefois quelques taches brunâtres sur celui-ci. Il est à noter que la plupart des amateurs qui s’intéressent aux champignons seraient plutôt enclin à passer à côté de ce genre d’espèce grêle car c’est tout juste s’il ne faut pas se mettre à quatre pattes pour la découvrir avec son chapeau dont le diamètre ne dépasse guère les deux centimètres. Pourtant je considère que c’est une trouvaille importante car elle fait partie du vivant autant que toutes les autres espèces de la faune et de la flore. Malheureusement cette espèce comme tant d’autre est très grégaire et ne se conserve que par l’image photographique qu’on en fait. Mais le souvenir de l’avoir découvert comme tant d’autres espèces reste dans ma mémoire comme une victoire sur la connaissance de mon monde. Cette espèce porte le binôme de Leucocoprinus birnbaumii.

 

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Pitié pour la faune des prés

3 Mai 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

Comme je possède un grand terrain autour de la maison et que l’herbe commence à pousser drue je me suis demandé comment je pourrais entretenir mon pré en évitant de me servir d’une faux, d’une débrousailleuse ou autre tondeuse car je possédais une tondeuse autoportée et malheureusement les serpents et autres lézards etc. Ne parvenaient pas à éviter les pales qui sectionnaient sans pitié tout ce qui se présentait devant elles. J’ai donc opté pour des tondeuses vivantes en achetant deux chèvres naines qui ne rechignent pas à brouter tout ce qui leur plait que ce soit des épineux ou autres plantes arbustives en se dressant sur leurs pattes arrières pour attraper les feuilles tendres des arbustes à leur portée. Bien entendu il a fallu un déplacement de 260 km et autant pour le retour pour aller chercher ces chèvres en taxi-brousse sur des routes parfois totalement défoncées. Pour revenir on a mis ces chèvres dans des sacs en ne laissant dépasser que leur tête afin qu’elle ne salissent pas le plancher du taxi-brousse. Elles ont bien résistées au voyage qui a tout de même duré plus de dix heures. Bien entendu elles ont eu des bananes, des carottes et autres mets dont elles sont friandes et comme ces bêtes sont très curieuses elles ne se sont pas ennuyées pendant le voyage car elles étaient les reines parmi les passagers du taxi-brousse et elles n’ont pas manqué de caresses et autres douceurs. 

Ici elles commencent à prendre leurs habitudes et sortent de l’abri où se trouvent les clapiers à lapins quand elles le désirent et rentrent le soir quand elles le désirent. Dernièrement elles ont mis le nez dehors le matin et comme le temps était à la pluie, elles ont décidé d’un commun accord de rentrer de nouveau dans leur abri en attendant qu’il cesse de pleuvoir. Bien entendu comme ce couple de chèvres est moins grand qu’un berger allemand elles pourraient avoir des problèmes avec des chiens errants et dès que possible je vais acheter du grillage afin de les sécuriser et de leur fournir une protection que je pourrais déplace suivant leur besoins en herbe.

 

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Les jardins d’antan en Moselle-est

30 Avril 2025 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #SOUVENIRS

Il fut un temps où on ne faisait pas de surexploitation de la terre. Je m’en souviens très bien, car on respectait la terre et on ne l’empoisonnait pas avec des pesticides, fongicides et autres traitements chimiques. C’était le bon vieux temps où je courais librement en culottes courtes dans les haies et les forêts à la découverte de mon univers. Le jeudi était férié à l’école et souvent j’allais aider ma grand-mère dans son jardin puis pour piocher les patates ou retourner le foin afin qu’il sèche et le remettre en tas pour éviter qu’il soit mouillé par la rosée du matin. Quand on allait dans les champs éloignés de la maison, on se restaurait directement avec des tartines de confiture que ma grand-mère avait apporté dans son panier en osier et on se désaltérait avec du café au lait tiède d’une bouteille enveloppée dans un journal pour que le café ne refroidisse pas trop vite.

J’aimais bien aller aux champs avec ma grand-mère qui me racontait des histoires d’autrefois. C’était une femme vaillante qui a élevé ses enfants seule car son mari, un mineur de fond est décédé en tombant d’un cognassier. En ce qui concernait la récolte des patates, c’était avec un Gropen (croc à pommes de terres) qu’on déterrait les patates, puis il fallait les trier car les petites patates étaient réservées pour nourrir les cochons, les patates moyennes étaient réservée pour être replantées l’année suivante et enfin les plus belles patates étaient destinées à la nourriture pour les gens.

Bien entendu les champs étaient fertilisés en automne avec du bon fumier issus de la litière des bovins et autres animaux domestiques. En ce temps là, on calculait la fortune des gens d’après la hauteur du fumier qui se trouvait devant la travée destinée à l’élevage des bêtes. Et s’il y avait des larves de doryphores sur les feuilles des pommes de terre, ma grand-mère avait trouvé un moyen infaillible pour s’en débarrasser car elle visitait chaque rangée de pommes de terre et quand elle trouvait des larves de doryphores ou des œufs elle les écrabouillait entre son pouce et son index. C’était une méthode très efficace car en ce temps là on ne comptait pas le temps comme aujourd’hui et le temps n’était pas de l’argent. On prenait le temps de vivre car il n’y avait pas de télé dans chaque foyer comme aujourd’hui et rares étaient ceux qui avaient un abonnement à un journal ou encore à l’Intelligence Artificielle qui est capable de générer aujourd’hui une image d’après un texte

Image générée par l'IA

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Le voilier des citronniers

20 Décembre 2024 , Rédigé par MADAGASTON

Ce matin j'ai trouvé sur le sol de mon hall d'entrée situé sur la côte Est de Madagascar un voilier des citronniers (Papilio demodocus) C'est un beau papillon pas très rare qu'on peut trouver un peu partout en Afrique, à Madagascar et dans les Mascareignes. La larve de ce papillon est d'une couleur verte et se nourrit de feuilles de citronniers. Comme je ne manque pas de citronniers, cette espèce peut donc se multiplier à son aise car je ne suis pas à quelques feuilles de citronnier près. Bien entendu les citronniers ne sont pas les seulles plantes hôte de ce beau papillon car il y a bien d'autres plantes qui peuvent attirer ce papillon.

Il est très difficile d'approcher les papillons pour les prendre en photo et malheureusement pour ce papillon; le destin a voulu qu'il vienne finir sa vie chez moi. Comme il fait très chaud en cette fin d'année, c'est peut-être une raison de sa fin. 

Cette spèce est facilement reconnaissable par son ocelle rouge noire et bleu sur chaque aile.

 

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Algues de rivière à Madagascar

25 Avril 2024 , Rédigé par MADAGASTON

Algues de rivière à Madagascar

Actuellement on est au début de l'hiver austral en cette fin du mois d'avril sur la côte-Est de Madagascar et ma femme ramène tous les jours du marché local des algues comestibles que je consomme comme crudités. La tige de ces algues est croquante sous la dent et se termine par de petites feuilles tendres. Le bout de la tige centrale de cette algue semble être attachée à des pierres dans l'eau courante car elle présente une attache très dure légèrement brunâtre. J'ai vainement recherché le binôme de ces algues mais sans succès jusqu'à présent, pour peu qu'elles aient été étudiées et nommées car Madagascar étant le pays par excellence de l'endémisme, de nombreuses espèces de la faune et de la flore ne sont pas encore eu de classification binomiale.

Les gentilés de Madagascar appellent cette algue Angamandry

 

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Publié depuis Overblog et Facebook

12 Avril 2024 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Mon monde fongique en Moselle-Est

A présent, arrivé dans la jeunesse de ma vieillesse, bien loin de mon village natal en Lorraine, je repense à ces années de bonheur où après mon travail journalier je courais les bois et les prés à la recherche de ces petits êtres qui me faisaient rêver lors de la grande saison fongique qui débutait après les chaleurs de l’été jusqu’au début des frimas de l’hiver. J’ai encore en image cette belle journée automnale où le panier rempli de beaux cèpes de Bordeaux, la plupart en forme de bouchon de champagne, j’avais hâte de rentrer chez moi pour déguster ces mets des dieux. Je me souviens du soin que je prenais pour remplir chaque année mon congélateur et à chaque fois que le levais le couvercle de cet appareil, une senteur inégalée se dégageait dans l’air et je me félicitais intérieurement d’avoir pris la peine d’étudier le monde des champignons en commençant de façon évidente par apprendre par cœur les caractères de tous les champignons toxiques voire mortels afin d’éliminer les risques. Bien entendu les champignons étant des espèces qui, contrairement aux plantes se nourrissent par absorption après avoir secrété des substances qui dégradent la matière organique peuvent également pomper des substances toxiques comme par exemple des métaux lourds rejetés par les pots d’échappements des véhicules à moteur. Ainsi le coprin chevelu, un excellent comestible peut devenir toxique si on le ramasse dans l’herbe en bord de route. Il en va de même d’autres espèces qui croissent dans des endroits pollués, aux abords des usines par exemple. Et je ne parlerai pas des endroits qui ont subit des traitements chimiques ou des accidents nucléaires et autres. Ainsi, j’ai appris à reconnaître des centaines d’espèces de champignons parmi les trois grandes familles de champignons qui possèdent un rôle bien déterminé dans la nature.  Dans la première famille de champignons, nous sommes en présence d’espèces qui font la symbiose avec des plantes hôtes et participent avec ces dernières à un échange nutritionnel. Pour expliquer de manière simple ce procédé bien compliqué on va dire que l’arbre dit au champignon: “je te passe des sucres et en échange je te demanderais des sels”. Puis viens la famille des champignons un peu moins sympathiques qu’on appelle les parasites. Tout le monde les connait, ils sont souvent très durs et poussent sur des troncs d’arbres ou autre végétaux vivants, mais pas que... En effet, ces champignons ont un rôle bien distinct qui leur ordonne d’attaquer les maillons faibles qui se trouvent dans la nature. En fait, ces champignons attaquent la plupart du temps des végétaux affaiblis par la maladie ou un accident entre autres. Mais ils peuvent parfois également vivre aux dépends d’un hôte sans lui causer de dommages. Et enfin nous arrivons à la troisième catégorie de champignons qui sont les éboueur de la nature et qui se nourrissent uniquement de matière organique morte ou en décomposition. Ainsi, si vous pouvez encore vous promener dans les belles forêts de Lorraine, c’est simplement parce que les champignons de cette famille ont déjà nettoyé les tas de feuilles et de branchages qui se sont accumulés au fil des lustres. En ce qui concerne les champignons comestibles, vous en avez des tas dans les trois familles ainsi  par exemple il y a la langue de bœuf qui est un parasite mais qui trouve sa place dans un menu de choix.  La morille qu’on trouve généralement au premiers beaux jours du printemps est le champignon par excellence en cette saison. Il se nourrit de matière organique en décomposition tout comme le plus célèbre des champignons, le champignon de Paris que vous achetez sans savoir qu’il pousse de préférence sur du crottin de cheval (bon appétit). Bien entendu, certains champignons très recherchées sont intimement liées à des arbres bien spécifiques comme par exemple  le cèpe des pins qui fait partie des cèpes royaux qu’il est préférable de rechercher sous des conifères. L’avantage de celui qui connait de nombreuses espèces de champignons peut se vanter de ne pas tenir compte des spécificités des champignons et de se promener à sa guise dans les forêts ou autres endroits et ramasser tout ce qui lui semble bon à mettre dans la marmite. Ainsi j’ai eu la joie un jour de trouver dans une forêt mosellane la très rare Amanite des césars une espèce plutôt méridionale mais qui, avec le réchauffement climatique ne tardera certainement pas à s’acclimater en Lorraine. Il est évident que j’ai eu le plaisir de pouvoir goûter de nombreuses espèces de champignons sans jamais avoir eu le moindre problème gastrique. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que tous les champignons possèdent des substances abiotiques ou biotiques qui leurs permettent de se défendre ou d’attaquer d’autres espèces afin de pouvoir trouver l’endroit pour s’implanter car il n’y a pas que les hommes qui se font la guerre. Donc recommandation très importante: toujours bien cuire n’importe quel champignon... même le champignon de Paris que certaines personnes veulent manger crus en salade car ce champignon contient de l’agaritine une substance susceptible de favoriser certains cancers, mais pas de panique ces substances toxiques s‘éliminent pour la plupart lors de la cuisson. Sachant qu’il ne faut pas considérer les champignons comme des plats principaux mais en accompagnement d’autres aliments. Il serait inconscient d’en consommer tous les jours des plats uniques, et rien qu’en champignons... mais n’allez pas faire une intoxication psychologique non plus, en pensant que tout est mauvais dans les champignons. Car les champignons, s’ils sont bons pour la santé, certain malheureusement ne peuvent se consommer qu’une seule et unique fois dans la vie de certains inconscients.

 

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Elles sont... Belles, belles, belles

1 Mai 2023 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #PERSONNES

Comme le chantait un certain Claude François : "Elles sont belles, belles, belles, comme le jour." Et nombre de français et autres sont venus à Madagascar pour tirer leurs dernières cartouches en papillonnant d’une fleur à l’autre en pensant ainsi assouvir leurs fantasmes les plus fous et naturellement les belles fleurs de Madagascar ne demandent pas mieux que d’améliorer leur ordinaire qui est fait d’une condition de vie très précaire.

Ainsi, le matin quand elles se lèvent, la première chose à faire pour elles s’est d’aller à un point d’eau, une rivière, un lac ou autre flaque d’eau à la campagne ou à la borne fontaine la plus proche en ville pour acheter l’eau dans un seau ou un bidon qui servira à la toilette autant qu’à faire bouillir le café ou faire cuire le riz puis à laver la vaisselle.

A Madagascar même dans les grandes villes ou dans la capitale, peu de maisons sont raccordées au réseau d’eau et peu de maisons disposent d’une évacuation des eaux usées car souvent les canaux d’évacuation des eaux usées sont obstrués à cause des ordures qui sont jetés dans des endroits non appropriés et aux moindres pluies il y a des inondations dans les bas quartiers des villes.

Bien entendu les pouvoirs publics font leur possible pour essayer de faire face à ces problèmes mais comme peu a été fait durant des décennies depuis l’indépendance et que des constructions de maisons ont été réalisées parfois dans des zones non constructibles, la vie des habitants est parfois un véritable enfer.

De ce fait, une belle fleur des îles fera tout son possible pour améliorer ses conditions de vie en ayant la possibilité de pouvoir coucher dans un lit avec un matelas et des draps propres et manger autre chose que du riz qui colle au fond de la marmite en aluminium et qui a été cuit sur un fatapera (petit fourneau à charbon de bois).

Une française, quelle qu’elle soit ne pourra jamais s’imaginer ce que doivent endurer la plupart des jeunes femmes de Madagascar. En effet, ici elles ne savent même pas ce que c’est qu’une couverture sociale ou autres aides de l’état. Si l’une ou l’autre tombe malade, soit elle a les moyens d’aller chez un médecin et acheter des médicaments pour se soigner, soit elle priera le ciel pour guérir sans soin. Les conditions d’hygiène étant déplorables, les agents pathogènes s’en donnent à cœur joie pour attaquer le système immunitaire des malades qui pour la plupart ont un régime alimentaire très pauvre qui souvent ne peut guère les prémunir lors d’une maladie quelconque.

Souvent les jeunes femmes viennent de la campagne ou des petites villes pour aller chercher fortune dans les grandes villes, mais là, souvent elles habitent ensemble afin que si l’une d’elle n’a pas de travail, elle puisse être nourrie par les autres. Elles ont compris que si elles restent isolées elles ont moins de chances de pouvoir s’en sortir que si elles vivent en petite communauté et s’entraident jusqu’au jour où l’une ou l’autre décrochera le gros lot et si ce gros lot est un français à la retraite et qui avec sa petite retraite devient le roi du pétrole dans un pays pauvre, il sera considéré comme un sauveur.

Bien entendu, on lui demandera des cadeaux pour s’habiller à la mode avec du Dior, D&J, Channel et autres copies non conformes chinoises. Puis on voudra un bel Ipod pour raconter la belle vie qu’on mène avec un vahaza (étranger) et si l’aventure continue on demandera un « soucoutaire » ou même un « bouster » si le vazaha en question en a les moyens.

Ainsi va la vie à Madagascar pour celles dont le destin a fait croiser la route d’un étranger et on ne prendra en compte que la beauté intérieure de son portefeuille. En effet de nombreuse femmes ont compris que l’avantage des vieux qui ne sont pas beaux sur ceux qui sont beaux, font que la laideur de ceux qui ne sont pas beaux ne disparaitra pas avec le temps.

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Daldinia du capucin Agostino Daldini

15 Août 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

A côté de mon four à bois se trouve tout naturellement un tas de bois mort qui me sert à faire du feu et un jour une boule bleu-violacée a attiré mon attention et comme j’avais déjà vu un champignon qui ressemblait à cette espèce dans le département de la Mayenne en France, je n’ai eu aucun mal à reconnaître cette espèce qui appartient à cette famille de champignon dont on peut être certain en le coupant en deux. En effet la partie intérieure du champignon est assez spectaculaire avec ses bandes concentriques claires et sombres.

Et pourtant, le champignon que j’ai trouvé ici sur la côte-Est de Madagascar où je réside possède une belle teinte bleu-violacée contrairement au champignon de cette espèce que j’ai trouvé en France qui était bien plus sombre voire même noir. Bien entendu il existe des variantes de couleur mais cette espèce de Madagascar est assez originale.

Bien entendu il existe plusieurs noms vernaculaires pour désigner cette espèce qu’on appelle parfois Billes de carbone, Gâteaux du roi Albert ou encore Boules de crampes car selon la littérature ce champignon guérirait ou prémunirait contre les crampes. D’autre part, ce champignon pourrait être très utile aux adeptes du survivalisme car il peut être utilisé comme initiateur de feu. Sa structure interne permet de créer une braise à partir d’une étincelle qui s’étend par la suite et peut servir pour allumer un feu.

Naturellement n’étant pas capable de pratiquer une analyse de l’ADN ribosomique, je ne me hasarderai pas à distinguer mon espèce en lui attribuant un binôme car d’autres espèces qui se ressemblent existent ailleurs au monde. En fait, les vrais mycologues déterminaient jusqu’à ce jour les champignons avec leur microscope… mais comme tout passe, tout lasse, tout casse, on peut désormais ranger les microscopes au placard car ce sont maintenant les analyses d’ADN qui ont pris le relais.

D’autre part, j’ai rencontré un jour un mycophage qui m’a donné une recette pour cuisiner ce champignon, qui, il est vrai est assez coriace. Donc il suffirait selon lui de faire bouillir une marmite d’eau salée, d’y plonger ces champignons avec un  caillou ou un gravier. Et quand le caillou ou le gravier devient mou, il est temps de retirer le champignon qui serait devenu mou lui aussi. Je n’ai jamais osé faire l’essai car si des études sud-coréennes ont trouvé des vertus avec une activité protectrice contre la dégénérescence dans ce champignon, pour ma part je n’en suis pas encore arrivé à me prendre pour une souris de laboratoire.

 

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C’est la ouate que je préfère

5 Août 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Un jour en me baladant sous les tropiques j’ai vu un arbre qui avait de belles fleurs jaunes et comme j’aime les fleurs, je me suis renseigné chez le propriétaire de cet arbre qui m’a dit que c’était un cotonnier. Je lui ai demandé si les fleurs de cet arbres donnait des graines, et sur ce, il m’a fait cadeau de quelques graines noires que je me suis empressé de mettre en terre et à ma grande joie, les graines ont germées et voici que quelques années à peine plus tard j’ai récolté mon premier coton alors que les fleurs de mes arbuste ont réjoui mon cœur.

Il faut savoir que les graines qui se trouvent dans les capsules sont entourées d’une fibre blanche constituée de cellulose presque pure qu’on appelle le coton et qui est la fibre la plus cultivée au monde et qui est transformée en fil pour faire des étoffes.

Un cotonnier selon la variété vit en moyenne une dizaine d’année mais sachant que chaque capsule issue d’une fleur contient chez moi une quinzaine de graines. Si un cotonnier donne plusieurs fleurs, on a vite fait de multiplier à volonté cet arbre.

Pour ma part j’ai étêté mes cotonniers afin qu’il soit plus aisé de récolter le coton sans avoir à se servir d’une échelle car il vaut mieux prévoir que guérir si par malheur on tombe avec une échelle.

Bien entendu il faut beaucoup de soleil et également beaucoup de pluie aussi pour qu’un cotonnier puisse produire dans les meilleures conditions son coton. En général c’est sous les tropiques que cet arbre assure le mieux sa croissance et son rendement. Bien entendu on peut aussi le cultiver ailleurs au monde mais il faut alors irriguer et appauvrir la nappe phréatique ou assécher des réserves d’eau. Dans tous les cas il faut des températures de plus de quinze degrés pour pouvoir prétendre cultiver du coton de façon optimale.

Mais l’homme dans a stupidité et son avidité veut toujours plus alors il a utilisé  et utilise encore des pesticides contenant de l’arsenic autrefois et d’autres substances aujourd’hui qui constituent une dégradation croissante des sols comme en Louisiane par exemple.

Pour ma part j’ai simplement ôté les feuilles qui étaient infestées par des larves ou la mouche blanche et si j’ai une récolte moindre, cela ne me gène pas du tout car je ne cherche pas à surproduire.

L’inde, la Chine et naturellement les Etats-Unis sont les plus grands producteurs de coton au monde et naturellement d’autres pays qui emploient encore une main-d’œuvre composée d’enfants avec des rémunérations dérisoires et sous un soleil accablant. Bien entendu le coton est également cultivé dans plusieurs pays d’Afrique où l’alternance entre la saison de pluies et la saison sèche est idéale pour cultiver le coton. Bien entendu on a aussi modifié génétiquement certaines cultures de coton afin de rentabiliser encore plus ce produit en faisant des cultures intensives au détriment de la biodiversité en détruisant volontaire la faune et la flore sur des territoires sur lesquels les sols seront dégradés et appauvris. Mais ce n’est pas tout car on estime que des centaines de millions de personnes qui travaille avec du coton sont impactées par une forte pollution qui affecte leur santé.

Jeunes cotonniers 

Fleur de cotonnier 

Le contenu d'une seule capsule de coton avec les graines.

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Le travail des enfants à Madagascar

3 Août 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Lors de mes déplacements à Madagascar j’ai pu me rendre compte souvent que les enfants en bas âge travaillaient comme des adultes. J’en ai vu qui au bord de la route cassaient des cailloux avec un marteau, d’autres qui étaient employés dans les champs pour casser les mottes de terre et d’autres encore qui tous les jours passent près de chez moi avec une machette pour aller couper un fagots de bois pour alimenter le feu qui va faire bouillir la marmite de riz.

Comme les familles malgaches se composent de nombreuses bouches à nourrir, il n’est pas rare que des enfants soient confiés dans la parenté que ce soit à une tante ou aux grands parents de l’enfant. Il est plus rare que les enfants soient confiés en dehors de la parenté. Parfois, le placement d’un enfant est perçu comme un soulagement pour les parents biologiques et une main-d’œuvre gratuite pour la famille d’accueil qui naturellement pense qu’elle est quitte en échange en fournissant le gîte et le couvert. des soins et parfois une éducation.

En ce qui concerne les jeunes filles, elles sont souvent employées dans des tâches ménagères alors que les garçons sont le plus souvent employés dans des travaux agricoles. Bien entendu selon les statistiques c’est plutôt dans le milieu rural que ce phénomène est plus important que dans les villes. Et souvent ces enfants sont confrontés à des travaux dommageables.

Plus de la moitié des enfants en bas âge qui sont confiés résident chez leurs grands-parents à la campagne pendant que leur fille travaille dans une grande ville et ne peux pas s’occuper de son enfant. Souvent les fillettes ont placées en ville dans des ménages ayant un revenu élevé pour effectuer des tâches ménagères. En ce qui concerne les garçons, ils sont plutôt placés pour effectuer des travaux agricoles. Cela peut être considéré comme de l’esclavage moderne

En ce qui concerne les plus pauvres et les plus vulnérables principalement dans la capitale, on trouve les prostituées et les ramasseurs d’ordures. Et naturellement les mendiants. Bien entendu le départ d’un enfant peut aussi être à cause d’une situation familiale dommageable lié à une situation de violence conjugale ou familiale, père alcoolique, des situations de brutalités etc.

Souvent ceux qui emploient des enfants sont intéressés par une main-d’œuvre bon marché et surtout malléable , mais quand l’enfant grandit et commence à affirmer certaines exigences, les employeurs préfèrent changer d’employé et les enfants sont alors parfois livrés à eux-mêmes et chercheront à trouver une issue à leur situation ce qui peut être la cause de travail dommageable comme la prostitution, l’esclavage moderne à l’étranger voire des travaux immoraux ou dangereux ayant parfois un rapport avec le sexe, l’alcool ou des travaux insalubres.

Pour ma part, j’ai commencé à travailler avec un salaire de misère dès l’âge de quinze ans avec un balai dans la main en tant qu’apprenti et souvent en effectuant des travaux insalubres. Mais je ne le regrette pas car cela m’a permis de partir à la retraite à partir de cinquante sept ans et demi après avoir effectué quarante deux ans et demi de travail et cela fait maintenant dix sept ans que je suis à la retraite et heureux de vivre en bonne santé physique et morale car j’ai trouvé mon paradis sur terre et je compte bien y rester en vie le plus longtemps possible.

 

 

 

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Je finirai ma vie près de Mahanoro

2 Août 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

La petite ville de Mahanoro est située à environs dix kilomètres au Nord de l’embouchure du fleuve Mangoro sur la côte-Est de Madagascar. Le district de Mahanoro est situé dans la province de Tamatave et la distance qui sépare ces deux villes est d’environs 260 kilomètres par la route.

La ville est implantée sur une large bande sableuse entre le fougueux océan Indien et les eaux saumâtres du canal des Pangalanes qui longe la côte-Est sur près de sept cents kilomètres. Ce canal est partiellement obstrué par des jacinthes d’eau et par des bancs de sable, ce qui rend la navigation impossible dans certaines zônes. Mais il y a un port à Mahanoro d’où des bateaux partent pour acheminer les marchandises sur le canbal plus vers le sud et parfois il faut transborder ces marchandises sur des bateaux plus petits qui ont un plus faible tirant d’eau. En effet, la route goudronnée s’arrête à un pont qui enjambe un bras du canal qui est relié une partie de l’année à l’océan car lorsqu’arrive la saison des pluies, les eaux du canal débordent et se déversent dans l’océan.

C’est une petite ville tranquille qui possède un hôtel et de nombreux bungalows pour les rares touristes qui osent s’aventurer aussi loin de la « modernité » et du confort des hôtels luxueux des grandes villes côtières de Madagascar. Il y a également des restaurants peu fréquentés qui comptent leurs clients occasionnels sur les doigts d’une main. Par contre il y a de nombreuses gargotes où on peut se restaurer à des prix défiants toute concurrence. Par exemple un café vous est servi pour moins de cinq centimes d’euro et autant pour un beignet. Mais on peut aussi manger également un vrai repas simple mais rassasiant pour moins d’un euro. Bien entendu dans les vrais restaurants où vous choisissez votre menu à la carte vous payerez entre cinq et dix euros.

Cette ville est très arborée et si elle compte cinq banques ou organismes bancaires, cela veut dire qu’il y réside également des commerçants qui brassent pas mal d’argent. Mais la plupart des commerçants qui exercent leur métier sur la place du marché sont souvent des producteurs locaux qui viennent y vendre leur marchandise tous les jours, avec une grande majorité de poissons, crevettes, crabes et autres produits de la mer ainsi que des fruits et légumes variés. Bien entendu il y a également des camions chargés de produits qui arrivent journellement déverser leurs marchandises provenant d’autres endroits de la Grande île.

Pour descendre plus au sud par la piste, il faut souvent compter sur des passages en bacs. Et quand la saison des pluies rend les pistes boueuses, on sait quand on est parti, mais on ne sait pas quand on arrivera car le véhicule, même en version tout terrain pourra être bloqué et il faudra dans ce cas faire appel à la population locale pour se sortir d’un mauvais pas, d’autant que certaines personnes « bien intentionnées » entretiendrons ces endroits en creusant des trous invisibles car couverts d’eau afin de bloquer le trafic et ainsi pouvoir « aider » contre rémunération à se sortir d’un mauvais pas. En effet, il ne faut pas perdre de vue que s’il n’y a pas beaucoup de travail cela ne veut pas dire qu’on n’a pas d’imagination pour gagner sa vie.

 

 

 

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C’est la saison de floraison de mes Gloxinias

30 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

De son vrai binôme Sinningia eumorpha ces plantes à fleurs en forme de cloches avec une belle corolle bleu-violette égaie mes parterres. Ici sur la cote-Est de Madagascar je peux laisser mes plantes en pleine terre toute l’année car les températures descendent rarement sous les +17°ou +18° la nuit pendant l’hiver austral.

Dans son pays d’origine, le Brésil, la pollinisation de ce genre de fleurs se fait par les colibris et parfois aussi par les abeilles quand le passage par la corolle est assez large. Cette plante peut facilement se multiplier par division. Donc comme il n’y a pas de colibris à Madagascar, je divise la plante afin de pouvoir la multiplier et je replante directement en pleine terre. Cette plante a connu de nombreuses hybridations et se conjugue de ce fait également en d’autres coloris et formes.

Ce qui est curieux en regardant les feuilles de cette plante plus attentivement on peut remarquer le bord des feuilles finement lobées comme si elle voulait se parer de frous frous. Et le revers de la feuille fait apparaître une douce couleur rose sur laquelle tranche les nervures d’un beau vert tendre.

Je ne me souviens plus d’où j’ai obtenu un plant de ces fleurs mais ce qui est sûr c’est qu’au fil des ans cette plantes a déjà fleuri maintes fois et comme je la divise régulièrement elle n’a pas fini d’apporter une note délicate à ma niche écologique. Il est important dans la vie de se trouver bien là où on se trouve afin de ne pas être tenté de voyager pour aller voir ailleurs si l’herbe y est plus verte.

En effet, à l’heure actuelle on peut avoir les mêmes images, voire beaucoup plus encore en regardant un écran plutôt qu’en allant voir sur place en risquant l’accident ou en polluant à qui mieux mieux. Pour ma part pendant les quarante deux ans et demi que j’ai travaillé, je suis rarement parti en vacances ou en excursion, mais quand je suis parti, lorsque l’heure de ma retraite à sonnée, j’y ai mis le paquet pour aller au bout du monde et surtout pour y rester définitivement.

Le cadre de vie est très important afin de rester serein et de pouvoir se mouvoir dans un écrin qu’on se confectionne au fil du temps qui passe. Pourquoi ne pas se contenter de ce qu’on peut avoir plutôt que de vouloir l’impossible car il est évident que si on ne peut pas tout avoir, il ne sert à rien de se déplacer pour aller chercher ailleurs la douceur de vivre qu’on peut éprouver en restant chez soi, là où on a décidé de vivre.

Quand j’observe les kilomètres de bouchons sur les autoroutes, je ne peux que plaindre ceux qui n’ont d’autre solution que de s’évader de leur niche de vie bétonnée, du bruit de la ville, du stress que peut faire subir l’obligation de rester enfermé entre quatre murs et de ne pas pouvoir profiter d’un cadre de vie qu’on peut agrémenter à son gré.

 

 

 

 

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Papillon qui a terminé son vol

29 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #INSECTES

Je me souviens des images où un savant un peu fou muni de son filet à papillon courait derrière un papillon au vol léger, virevoltant dans les rayons du soleil. Les papillons par leur couleurs ont depuis longtemps attiré l’attention d’amateurs qui voyaient là un moyen le faire un commerce fructueux.

Mais si les papillons si gracieux dans leur vol attirent la curiosité et la convoitise des collectionneurs par leurs couleurs et leurs formes, il ne faut pas oublier qu’avant d’être d’inoffensifs papillons, c’étaient des larves voraces, souvent spécialisées pour se nourrir de la végétation et de nombreuses plantations sont parfois entièrement dévastées par ces larves.

 J’ai réussi à sauver quelques plants de cotonniers que j’avais plantés en détachant les feuilles sur lesquelles les larves avaient déjà jeté leur dévolu. Bien entendu d’autres arbustes étaient déjà totalement démunis de feuilles. Le plus souvent j’ai remarqué que les papillons choisissaient les jeunes plants dont les feuilles sont bien tendres pour y déposer leurs œufs. Et j’ai eu un mal fou à sauver mes orangers, pamplemoussiers et citronniers lorsqu’ils étaient encore petits. Tous les jours je faisais le tour de mes arbustes pour y déloger les larves voraces. Puis après un certain temps les larves devenaient moins nombreuses car je suppose qu’une fois que les arbres ont de nombreuses feuilles, si quelques feuilles sont grignotées cela ne cause plus de dommages aux arbres.

Bien entendu il faut aussi laisser la nature un peu suivre son évolution et je ne ferai jamais appel à des produits chimiques pour stopper la prolifération de ces larves. Je me souviens quand j’étais petit et que j’accompagnais ma grand-mère dans son champs de patates et que ses plants de pommes de terre étaient infestés de larves de doryphores. Elle inspectait soigneusement un à un tous les pieds de pomme de terre en écrasant chaque larve entre son pouce et son index, je trouvais cela un peu barbare, mais malgré mon jeune âge je comprenais que ma grand-mère n’avait pas le choix car en ce temps là, les pommes de terre étaient la nourriture de base et on stockait dans la cave les pommes de terre selon leur gabarit. Les grosses pommes de terre étaient destinées à la nourriture humaine, les plus petites étaient  cuites et données aux cochons et les pommes de terres moyennes étaient destinées à être replantée l’année suivante.

Aujourd’hui certains producteurs de fruits et légumes ne font plus appel aux produits chimiques mais à d’autres insectes parasites qui effectuent leur développent dans le corps de leur hôte en parasitant les œufs, les chenilles et les chrysalides des insectes ravageurs et il existe même une famille de champignons qui se développe dans le corps de certains insectes tels les Cordyceps qui sont de véritables zombies qui envahissent le corps de certains insectes et développent leurs fructification qui libérera les spores qui infecteront d’autres insectes.

Mais à force de se débarrasser des espèces qui nuisent au « bien-être » de l’Homme, l’Homme ne se détruirait-il pas lui-même sans le savoir ?

N'étant pas un spécialiste des insectes, il m'est tout de même apparu que cette espèce pourrait se ranger dans la famille des Eudocima, c'est à dire que cette espèce est nommée de façon vernaculaire piqueur de fruits. Et comme c'est la saison des gaves et goyaves (Psidium) ainsi que celle des fruits de la passion (Passiflora), il ne serait pas étonnant que ce lépidoptère ait choisi de venir passer son dernier jour près de chez moi en perdant une partie de son aile gauche.

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Du carambar au carambolier

28 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Dans mon jeune âge, il m’arrivait souvent de déguster des carambars qui sont des barres de caramel mou fabriqués avec du caramel et du cacao d’où son nom qui est en fait le mot valise de « caramel » et de « barre ».

Puis un peu plus tard alors que je m’intéressait au billard américain, il m’arrivait de jouer des parties mais sans vraiment devenir un bon caramboleur car un bon caramboleur aime se mouvoir autour de la table de billard pour trouver le bon angle d’attaque et réaliser une carambole en rentrant plusieurs boulles en un seul coup dans des trous en sachant donner de l’effet à la boule d’attaque.

Par contre comme j’ai planté un carambolier qui n’a rien à voir avec les carambar pas plus qu’avec les caramboleurs qui sont capables de faires des caramboles avec des boules. Et ce carambolier me donne régulièrement des fruits savoureux que je déguste au fur et à mesure que ses fruits mûrissent.

Sachant que les caramboliers peuvent ici sous les tropiques fleurir quatre fois par an, je me réjouis car comme il ne me reste certainement plus beaucoup de lustres à passer sur cette terre mais je peux dire que je profiterai plus souvent à manger des caramboles que d’attendre Noël pour déguster des mangues et des litchis qui ne mûrissent qu’une fois par an à la fin de l’année.

Pour ceux qui ne connaissent pas la carambole, c’est un fruit dont la section est en forme d’étoile. Selon les variétés ces fruits sont plus ou moins acidulés. Chez moi ils ne sont pas acides du tout mais légèrement sucrés et surtout juteux et je les croque à belles dents.

Bien entendu ce fruit, s’il est riche en antioxydants et une source de vitamine A et C, il ne faut pas en abuser comme toute bonne chose. Car ce fruit peut être toxique si on en consomme une trop grande quantité, surtout chez les personnes qui ont des insuffisances rénales chroniques. En effet la caramboxine comme son nom ne l’indique pas peut affecter le cerveau… donc si vous remarquez un jour que je divague, vous saurez à quoi vous en tenir et quel sera le responsable. Mais comme je suis une personne habituée à manger des champignons dont la plupart des espèces contiennent des toxines, je suis blindé car je sais que de nombreuses toxines s’évaporent à la cuisson… et si tous les végétaux sont comestibles, sans exception, certains ne le sont malheureusement qu’une et unique fois dans la vie d’une personne trop gourmande et inconsciente.

Bien entendu je pourrai en couper des sections et décorer des verres de cocktails mais comme je ne bois pas d’alcool je préfère croquer directement mes fruits si savoureux quand ils ont la couleur du soleil avec les bords un peu brunis, signe que les fruits sont bien mûrs.

Bien entendu on peut également cuisiner ces fruits avec des crevettes ou du poisson des oignons ou dans une soupe etc.

L’arbre qui porte ces fruits le carambolier a été baptisé de son nom scientifique Averrhoa carambola et naturellement c’est un arbre des régions tropicales comme Madagascar par exemple... et comme moi, il n'aime pas trop le froid.

Un de mes caramboliers qui porte des fruits.

Les fleurs du carambolier sont roses-violacées et minuscules

Les fruits du caramboliers sont difficiles à repérer entre les feuilles

Quand le bord du fruit commencent à brunir c'est le signe que le fruit est presque mûr

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Découpe d’un portail en tôle à la scie à métaux

27 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Quand j’habitais encore dans la capitale de Madagascar, il m’est arrivé de voir des choses inhabituelles comme par exemple un ouvrier qui s’échinait à couper en deux un portail en tôle avec une scie à métaux. En fait, de nombreux métiers à Madagascar se réalisent encore avec les moyens du bord alors que l’Homme dans sa stupidité va chercher l’aventure sur Mars et ailleurs dans l’Univers en laissant sur le carreau des millions de personnes se débrouiller comme elles peuvent avec des moyens ridicules.

Je sais ce que c’est que de découper de la ferraille avec une scie à métaux où à chaque mouvement mal exécuté la lame de scie risque de se briser comme du verre. Et comme la tôle n’est pas vraiment un matériau très rigide, elle peut vibrer à chaque coup de scie qu’on donne et de ce fait amplifier le risque que la lame se brise.

Mais demander à un ouvrier qui gagne un ou deux euros par jour de faire le travail avec des moyens plus adaptés c’est impossible car si on gagne juste de quoi se nourrir, on ne peut pas investir dans du matériel plus performant et on se contente de fabriquer même la scie avec laquelle on va travailler.

Cela parait inconcevable de nos jours qu’on en soit réduit à travailler de la sorte mais quand les grandes puissances industrielles viennent dans les pays pauvres comme Madagascar pour y chercher à bas coût des terres rares ou autres richesses naturelles  et les revendre dans le monde entier pour en tirer le maximum, il n’est pas étonnant que les gentilés du pays soient laissés sur le carreau.

Malgré cela comme les travailleurs ne connaissent pas d’autres méthodes plus modernes, cela ne leur manque pas car ce qu’on ne connait pas, ne peut en aucun cas manquer. Je pense que la plupart des travailleurs n’ont jamais vu ou entendu parler d’une tronçonneuse d’angle ou d’un chalumeau d’oxycoupage à acétylène et quand on leur parle de découpe au laser c’est comme si on leur montrait l’étoile la plus brillante du ciel en leur demandant quel nom elle porte.

Alors que dans de nombreux pays des gens meurent à cause de la sécheresse causée par l’industrialisation et la mondialisation excessive qui provoque le réchauffement climatique et prive d’eau et de nourriture une grande partie de l’humanité. Les désertifications de zones de plus en plus étendues font migrer des populations entières et provoquent des conflits. Et pendant ce temps là des journaleux en mal de sensations vont se repaître des situations alarmantes en dénonçant les gouvernements des pays pauvres de ne rien faire alors que ce sont les pays riches qui sont responsables de cette situation.

Car pendant ce temps là, on dépense des milliards pour aller prospecter une planète totalement déserte où seul subsiste des roches et autres choses inertes. Mais après tout, l’homme est stupide et un certain Einstein l’avait déjà compris il y a longtemps car selon lui deux choses seraient infinies, à savoir l’univers et la bêtise humaine mais pour l’univers il n’en avait pas la certitude absolue.

Scie à métaux fabriquée à Madagascar avec du fer à béton

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La peur injustifiée causée par les serpents de Madagascar

26 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #ANIMAUX

De nombreuses personnes éprouvent un sentiment de rejet à la vue des serpents, ces drôles d’animaux qui n’ont pas de pattes et qui pourtant sont capables parfois de grimper aux arbres ou de se faufiler entre les fissures d’un mur quand elles ne montrent leur capacité à nager ou à dormir accrochés aux branches d’un arbre etc.

Cette semaine en allant dans mon abri  qui sert à protéger mes clapiers à lapins, j’ai découvert un magnifique petit serpent qui s’était accroché entre les mailles du grillage d’un clapier à lapin inoccupé. Je pense que pendant l’hiver austral ou les températures descendent  légèrement sous des températures qu’on pourrait imaginer en régions tropicales que l’hiver austral pousse les serpents à rechercher une source de chaleur et surtout un endroit sec pour s’y réfugier.

La chaleur émise par la proximité des lapins aura-t-elle attirée ce petit serpent d’une longueur de quelques dizaines de cm de long et portant une belle robe à motifs variés dans les tons ocre-beige- brunâtre avec un ventre plus clair? Ou encore serait-ce le temps pluvieux qui fait tomber des trombes d’eau qui a poussé ce serpent à rechercher un abri bien au sec ? Je ne saurais le dire mais ce qui est certain c’est que ce n’est pas le premier serpent que je trouve dans mon abri aux lapins, par contre je n’ai jamais eu à me plaindre car si les serpents ne s’attaquent pas aux lapins, il ne doit pas en être de même pour les souriceaux qui sont certainement des mets de choix pour certains serpents.

En effet si à Madagascar les reptiles sont très variés on peut constater qu’il n’y a ni vipères ni autres serpents dangereux pour l’homme. Par contre on rencontre trois des quatre espèces de boas au monde et ne présentent aucun danger pour l’homme. Il y a selon certaines sources plus d’une soixantaine d’espèces différentes de serpents à Madagascar dans les trois grandes familles qui appartiennent à la famille des boas, des couleuvres et des petits serpents souterrains vermiformes, Il y aurait naturellement encore des espèces qui n’ont pas été décrites.

Bien entendu si les serpents terrestres de Madagascar sont inoffensifs pour l’homme, il n’en est pas de même des serpents de mer mais généralement si on ne les provoque pas et si on les laisse tranquille ils préfèreront s’éloigner de l’homme, tout comme les serpents terrestres dont certains sont vraiment trop vifs et qu’il est impossible de photographier sans les attraper. Je préfère donc m’en tenir à prendre en photo les espèces plus tranquilles qui sont moins rapides à fuir.

Il est naturellement évident que les serpents comme d’autres espèces du vivant ne se rencontrent pas sur toute la surface de la Grande île qui comporte des niches écologiques bien particulières selon les différentes régions avec des altitudes différentes, de la pluviométrie qui n’est pas la même au Nord, dans les hautes terres où au sud ou la végétation est celle d’une région sèche et épineuse et par conséquence la plupart des espèces sont liés à  des endroits de l’île définis par un écosystème spécifique. De ce fait, l’endémisme et la spécialisation à une niche écologique est très variée.

 

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L’art naïf à Madagascar

25 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

En parlant d’Art naïf on pense surtout à de la peinture sur toile ou autre support mais si on prend le mot naïf dans le sens propre de sa signification, ce mot vient du latin nativus qui veut dire qui est né, qui est inné, qui est naturel. Au Canada on emploie dans certaines régions le terme Art indiscipliné car il représente l’œuvre d’un artiste selon son imagination et le plus souvent selon ses capacités à reproduire la réalité.

L’Art naïf le plus souvent réalisé par des autodidactes est en décalage avec les véritables œuvres qui traduisent le mieux la réalité. Et ceux qui réalisent ces œuvres souvent maladroitement avec des mouvements « non académiques ». Le plus souvent ces œuvres se caractérisent par le non respect de la réalité le plus souvent volontairement avec parfois des matériaux qui surprennent. Car c’est cela à mon avis qui ressort de cet art, c’est que c’est un art qui ne prend pas en compte la réalité mais qui veut surprendre par sa différence.

Cet art a parfois une ressemblance avec des dessins d’enfants ayant un caractère ingénu, Souvent ces œuvres sont réalisés par des peintres du dimanche ou par des personnes qui donnent ce qu’elles peuvent en produisant des œuvres selon leur capacité et les matériaux qui sont à leur disposition. Comme par exemple les dessins qu’on trouve dans certaines grottes ou abris sous roches qu’on appelle l’art pariétal car il est réalisé sur des parois avec de la terre, du charbon de bois etc.

Il y a également l’art primitif ou l’art premier qu’on ne peut pas vraiment comparer à l’art pariétal car l’art primitif est réalisé encore de nos jours par des personnes qui veulent représenter quelque chose mais en conservant un certain infantilisme. Parfois voulu et parfois avec une certaine « gaucherie » et une « insuffisance technique ». On pourra comparer l’art naïf aussi à un manque d’habileté ou simplement un motif décoratif qui surprend.

On pourrait dire aussi que l’art naïf est une part de l’art populaire si on n’est pas un puriste qui trouve des détails importants pour définir ces différences qui les caractérisent chacune à leur façon. Ainsi l‘art naïf pourrait se définit par un manque d’expertise conventionnelle dans la représentation d’objets réels.

Parfois des artistes qui produisent des œuvres d’art naïf procèdent avec une certaine passion en voulant créer selon leurs possibilités autant matérielles qu’imaginatives selon  leur vision sans connaissances formelles des méthodes sophistiquées. On peut aussi penser que l’art naïf est produit par des artistes étrangers à la culture des beaux arts et se contentent de puiser dans leur imagination ou dans leur vision personnelle  en essayant de reproduire d’une autre manière ce qui leur plait.

Parfois on veut personnifier un sentiment, un désir en créant une image de ce qu’on aime. Bien que n’étant pas en capacité de le reproduire de manière idéale on cherche à reproduire sa pensée d’une façon originale qui sorte de l’ordinaire.

Ainsi j’ai vu un jour cette œuvre dans un parc à Madagascar d’un artiste qui a voulu représenter la femme qu’il porte peut-être dans son cœur ou celle qu'il voudrait avoir dans son cœur.

 

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Le monde change

23 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Alors qu’en Europe on fait venir sa viande, ses fruits et légumes de l’autre côté de la terre où on détruit les forêts et les biotopes particuliers à tour de bras pour produire toujours plus, à Madagascar on se sert encore de charrettes tirés par des zébus. Bien entendu les supermarchés ont fait leur apparition dans les grandes villes ainsi que dans la capitale et les gentilés les plus riches peuvent se payer des produits souvent venus de l’étranger et si la plupart des produits de première nécessité viennent également d’autres pays, il reste néanmoins une bonne partie de la population qui vit en autarcie et se débrouille comme elle peut pour subsister malgré le progrès qui se répand comme une traînée de poudre.

Alors qu’il y a à peine une décennie on voyait peu de voitures dans les petites villes de province, à présent il y a de plus en plus de voitures, et je ne parlerai pas des scooters, des busters des tuk-rtuks et les véhicules de transport en commun qui créent des embouteillages dans les grandes villes.

A la campagne c’est encore relativement calme si on ne prend pas en compte les tuk-tuks qui pétaradent jusque dans les villages jouxtant les petites villes. En une seule décennie il y a eu des changements et peu à peu les gentilés cherchent à améliorer leurs conditions de vie par tous les moyens à leur disposition. Souvent on commence par migrer vers les grandes villes en pensant y trouver du travail ou encore des opportunités pour s’enrichir.

D’autres dans les provinces se résignent à continuer leur train-train, en se contentant de leur mode de vie, mais en rêvant que le ciel leur apportera la chance. Ceux qui habitent le long des côtes ont au moins la chance de pouvoir aller à la pêche et ainsi avoir droit à des protéines grâce aux poissons qui accompagneront leur repas composé la plupart du temps par du riz qui souvent est importé lui aussi car rares sont encore les jeunes qui acceptent de patauger dans les rizières pour produire eux-mêmes leur ration journalière, d’autant que les conditions climatiques ne sont pas toujours favorables.

Ainsi va la vie à Madagascar alors que les pays riches s’envoient en l’air pour aller chercher d’autres planètes habitables, à Madagascar on cherche à s’en sortir par n’importe quel moyen et si les gouvernements successifs n’avaient en point de mire que l’amélioration de leurs conditions de vie personnelles jusqu’à ces derniers temps, la situation commence à changer radicalement car il suffisait d’une personne sensée au pouvoir pour essayer de changer les choses et offrir des solutions pour sortir le pays de l’ornière où il était enfoncé depuis son indépendance. Mais l’opposition voit cela d’un très mauvais œil et cherche par tous les moyens, même les plus expéditifs à reprendre leurs magouilles qui ont conduit le pays dans une situation désespérante alors que Madagascar n’a pas eu de guerres dévastatrices comme d’autres pays africains. Pourtant Madagascar qui pourrait être un des pays parmi les plus riches est resté dans la pauvreté et la dépendance car la plupart des habitants sont confinés dans leurs habitudes rurales sans aucune possibilité de s’en sortir autrement qu’en se serrant les coudes.

 

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Les oreilles d’éléphant de Madagascar

22 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #FLEURS-PLANTES

Bien entendu, s’il n’y a pas d’éléphants à Madagascar, il y a par contre des oreilles d’éléphant car c’est ainsi qu’on appelle communément ces plantes qui peuvent atteindre de deux à quatre mètres de haut. C’est une plante herbacée comme les bananiers mais elle a toujours les pieds dans l’eau. Par la forme de ses feuilles, elle peut ressembler effectivement un peu aux bananiers et d’ailleurs les anglais appellent cette plante Water banana.

Ici sur la côte-Est de Madagascar cette plante est très commune le long des lacs, des rivières et surtout le long du canal des Pangalanes qui s’étend sur près de 700 kilomètres avec ses eaux saumâtres sur la côte Est du pays. Bien entendu les passagers des bateaux qui empruntent ce canal ne font bientôt plus attention à ces plantes car par endroit elles sont vraiment très communes sur les berges.

Quand je suis arrivé sur la côte-est du pays j’avais pris contact avec le chef du village ou du quartier qu’on appelle Président fonkontany et il m’a raconté que certaines parties de cette plante comme ses fruits et son rhizome sont toxiques mais comestibles après cuisson ou autre traitement comme l’étuvage. Bien entendu cette plante n’est pas sur les menus gastronomiques car elle n’est consommée qu’en temps de disette, par exemple lors du passage d’un cyclone et que les approvisionnements en nourriture commencent à manquer.

Actuellement cette plante a été introduite dans d’autres îles de l’océan indien ainsi que dans certains pays d’Afrique ou ailleurs. Elle se plait surtout dans les zones humides, marécages et elle est parfois plantée au bord des étangs. Mais cette plante peut devenir envahissante quand elle trouve un endroit qui est propice à son développement.

Parfois quand je me ballade dans la brousse, je tombe sur un petit étang où se mêle des plantes comme des sphaignes, des joncs et autres plantes dont ces oreilles d’éléphant qui dominent les autres par leur stature avec leurs feuilles triangulaires dressées vers le ciel comme pour l’implorer de laisser tomber la pluie afin que ses racines ne manquent jamais d’eau.

Le binôme latin de cette plante originaire de Madagascar est Typhonodorum lindleyanum d’après le nom de celui qui a fait sa description. Pour ma part, je n’ai pas encore eu la curiosité de préparer les fruits de cette plante pour les consommer car il y a bien assez de fruits exotiques pour ne pas être obligé de me forcer à manger ce que les gentilés eux-mêmes ne consomment que par obligation quand il n’y a plus rien d’autre à manger.

Cette plante comme bien d’autres plantes a certainement des raisons d’exister et trouve sa place dans la biodiversité, même si nous ne connaissons pas vraiment le rôle qu’elle s’est attribuée. En effet elle ne possède pas de tronc qui peut être utilisé comme le sont les troncs des arbres, ses feuilles ne sont pas utilisées pour couvrir les toits car c’est plutôt une autre plante, le Ravenala dont les feuilles font communément office de couverture pour les toitures des cases de la brousse ici dans la région. Mais après tout, peut-être que cette plante possède des vertus et des utilisations que l’homme ne connait pas encore.

 

 

 

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