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Le paradis à Madagascar

Elles sont belles, belles, belles...

2 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

Comme le chantait un certain Claude François : "Elles sont belles, belles, belles, comme le jour." Et nombre de français et autres sont venus à Madagascar pour tirer leurs dernières cartouches en papillonnant d’une fleur à l’autre en pensant ainsi assouvir leurs fantasmes les plus fous et naturellement les belles fleurs de Madagascar ne demandent pas mieux que d’améliorer leur ordinaire qui est fait d’une condition de vie très précaire.

Ainsi, le matin quand elles se lèvent, la première chose à faire pour elles s’est d’aller à un point d’eau, une rivière, un lac ou autre flaque d’eau à la campagne ou à la borne fontaine la plus proche en ville pour acheter l’eau dans un seau ou un bidon qui servira à la toilette autant qu’à faire bouillir le café ou faire cuire le riz puis à laver la vaisselle.

A Madagascar même dans les grandes villes ou dans la capitale, peu de maisons sont raccordées au réseau d’eau et peu de maisons disposent d’une évacuation des eaux usées car souvent les canaux d’évacuation des eaux usées sont obstrués à cause des ordures qui sont jetés dans des endroits non appropriés et aux moindres pluies il y a des inondations dans les bas quartiers des villes.

Bien entendu les pouvoirs publics font leur possible pour essayer de faire face à ses problèmes mais comme peu a été fait durant des décennies depuis l’indépendance et que des constructions de maisons ont été réalisées parfois dans des zones non constructibles, la vie des habitants est parfois un véritable enfer.

De ce fait, une belle fleur des îles fera tout son possible pour améliorer ses conditions de vie en ayant la possibilité de pouvoir coucher dans un lit avec un matelas et des draps propres et manger autre chose que du riz qui colle au fond de la marmite en aluminium et qui a été cuit sur un fatapera (petit fourneau à charbon de bois).

Une française, quelle qu’elle soit ne pourra jamais s’imaginer ce que doivent endurer la plupart des jeunes femmes de Madagascar. En effet, ici elles ne savent même pas ce que c’est qu’une couverture sociale ou autres aides de l’état. Si l’une ou l’autre tombe malade, soit elle a les moyens d’aller chez un médecin et acheter des médicaments pour se soigner, soit elle priera le ciel pour guérir sans soin. Les conditions d’hygiène étant déplorables, les agents pathogènes s’en donnent à cœur joie pour attaquer le système immunitaire des malades qui pour la plupart ont un régime alimentaire très pauvre qui souvent ne peut guère les prémunir lors d’une maladie quelconque.

Souvent les jeunes femmes viennent de la campagne ou des petites villes pour aller chercher fortune dans les grandes villes, mais là, souvent elles habitent ensemble afin que si l’une d’elle n’a pas de travail, elle puisse être nourrie par les autres. Elles ont compris que si elles restent isolées elles ont moins de chances de pouvoir s’en sortir que si elles vivent en petite communauté et s’entraident jusqu’au jour où l’une ou l’autre décrochera le gros lot et si ce gros lot est un français à la retraite et qui avec sa petite retraite devient le roi du pétrole dans un pays pauvre, il sera considéré comme un sauveur.

Bien entendu, on lui demandera des cadeaux pour s’habiller à la mode avec du Dior, D&J, Channel et autres copies non conformes chinoises. Puis on voudra un bel Ipod pour raconter la belle vie qu’on mène avec un vahaza (étranger) et si l’aventure continue on demandera un « soucoutaire » ou même un « bouster » si le vazaha en question en a les moyens.

Ainsi va la vie à Madagascar pour celles dont le destin a fait croiser la route d’un étranger et on ne prendra en compte que la beauté intérieure de son portefeuille. En effet de nombreuse femmes ont compris que l’avantage des vieux qui ne sont pas beaux sur ceux qui sont beaux, font que la laideur de ceux qui ne sont pas beaux ne disparaitra pas avec le temps.

 

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Jean-Pierre 02/07/2021 17:32

Bonjour Gaston,
Merci pour cé très bel article.

Bien ecrit, tellement vrai et -ce qui est rare- une description reelle de la vie des malgaches et pas d'expatriés déçus ou de doux rêveurs.
Veloma aux lapines et au covid delta plane.
JP

MADAGASTON 03/07/2021 02:23

Bonjour Jean Pierre,
Effectivement j'ai vécu assez longtemps maintenant à Madagascar pour avoir compris et vu pas mal de choses. Il faut dire aussi qu'en plus de quinze ans que je suis à la retraite et que Madagascar a été le pays de mon "repos du guerrier", j'ai réussi à m'intégrer, tout en restant moi-même et en n'essayant pas de coloniser mon entourage sous prétexte que je pourrais me le permettre. Car l'argent pourrit tout et rend avide. Pour ma part j'apprend jour après jour à mon fils de huit ans que le jour où l'argent n'aura plus de valeur on mourra de faim si on n'a pas converti son argent en denrées alimentaires qui se renouvellent. Ainsi je plante tous les jours des arbres fruitiers et autres car les fruits ainsi que le bois sont des denrées qui se renouvellent alors que l'argent si on le plante, il risque de pourrir, ce qui m'est arrivé un jour alors que j'ai investi 40 000 € dans un bureau de change où ils ont confondu prêt et investissement. En effet quand on pense que l'investissement peut être un bon plan pour gagner de l'argent, cela peut s'avérer aussi être un risque tout comme les piquouses contre un virus alors qu'il suffit de bien nourrir son corps afin de renforcer au maximum ses défenses immunitaires mais ça ce sont d'autres histoires...