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Le paradis à Madagascar

Elle n'est pas belle ma Trémelle?

14 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

Une belle découverte sur un poteau de bois d’Eucalyptus robustus a été à l’ordre du jour et ses lobes translucides forment comme des oreilles sur le poteau sur lequel cette espèce s’est implantée. Bien entendu il lui faut un taux d’humidité assez important pour pouvoir se développer. Et c’est justement le cas actuellement sur la côte-Est de Madagascar où j’ai découvert ce champignon.

Sa consistance en gelée tremblante ne font pas trembler mes papilles car si les chinois et autres pays asiatiques mettent ce champignon à leur menu, ce n’est pas mon cas. Pas que je sois capricieux mais j’ai déjà essayé de le manger après cuisson dans une soupe mais je préfère de loin sa cousine l’oreille de Judas qui est plus consistante et qui est d’un niveau gastronomique bien plus élevé notamment dans une platée de riz cantonnais ou une soupe chinoise entre autres.

En France, on peut trouver assez fréquemment tout le long de l’année une espèce semblable mais d’une belle couleur jaune d’or qui pousse également sur du bois morts ou vivant de différents feuillus. J’avais essayé également de cuisiner cette espèce mais j’ai estimé qu’elle n’en valait pas la peine, à moins de ne plus rien trouver d’autre pour mettre dans la marmite par exemple en période de survie. Mais je laisse cela aux candidats qui veulent de l’aventure avec un grand A et qui vont se perdre volontairement sur une île déserte où seul subsistent encore quelques branchages échoués ou dans une forêt primaire.

Bien que les asiatiques aient trouvés des vertus thérapeutiques à ce champignon, je préfère m’abstenir et m’en tenir aux espèces un peu plus consistantes et si je ne trouve rien d’autre, quelques Vesses de loup dans une omelette feront l’affaire. Bien entendu lorsque j’étais encore dans l’Est de la France je trouvais chaque printemps des Entolomes sous les quetschiers, ainsi que des Pézizes veinées et parfois aussi de belles morilles blondes et je ne parlerai pas des seaux de Morillons découverts sous les peupliers baumiers (Tacamahaca). Et quand je montais à l’étage du Muschelkalk les pruneliers avec leurs épines noires cachais souvent des Verpes et même des Tricholomes de la St Georges. Bien entendu, chemin faisant, je ramassais la ciboule sauvage, le serpolet, le Rumex ou oseille sauvage ainsi que les pointes d’orties qui entraient dans la composition de ma soupe du soir.

 Bon je ne vais pas détailler non plus tout ce que je ramassais. En effet, lors de la grande saison fongique il ne m’était pas possible de penser à me confectionner de bons petits plats car j’était trop pris par ma passion de trouver le maximum d’espèces différentes afin de sensibiliser les curieux venus visiter les différentes expositions de champignons que j’ai animé dans l’Est mosellan. Je collaborais également activement au travail de recherche sur la répartition des macromycètes de l’Est de la France dont les données étaient communiquées aux thésards de la Faculté de Pharmacie de Nancy qui avaient choisi de pondre leur thèse en essayant de faire une cartographie selon les trouvailles. A ce propos, chose curieuse, là où habitaient des mycologues il y avait beaucoup plus d’espèces répertoriées que dans des espaces où peu de mycologues participaient au travail de recherche. Mais après tout comme dirait les habitants de la perfide Albion : « nobody is perfect ».

 

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