Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le paradis à Madagascar

Connaissez-vous le corail de feu

21 Juillet 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #CHAMPIGNONS

.Je pense que peu de personnes connaissent cette espèce, car elle est rare. Je l'ai découvert à Madagascar et comme c’est une espèce qui n’a été signalée qu’en Chine, en Corée du sud, au Japon et en Australie, on peut maintenant rajouter Madagascar car je l’ai découvert dans le pré qui jouxte ma maison d’habitation. Cette espèce a poussé dans l’herbe rase en de nombreux exemplaires sur un mètre carré environs. C'est sur la côte-Est de Madagascar entre l'océan Indien et le canal des Pangalanes à une dizaine de km au nord de l'embouchure du fleuve Mangoro.

Cette espèce que les japonais appellent corail de feu, son binôme latin étant Thrichoderma cornu-damae, qu’on peut traduire par Trichoderme en forme de corne de daim. Les japonais l’appellent également champignon de feu. Je ne pourrai pas dire si c’est en rapport avec sa couleur d’un beau rouge flamboyant ou si c’est à cause de sa toxicité car ces champignons contiennent de la Trichothécène parmi les autres mycotoxines.

Sachant que certaines espèces animales comme certaines grenouilles ou des chenilles ainsi que des poissons ont optés pour des couleurs très vives pour décourager les éventuels prédateurs en leur signalant qu’ils possèdent du poison en réserve pour ceux qui oseraient les mettre à leur menu. En serait-il de même pour ces champignons qui veulent ainsi avertir de leur toxicité les prédateurs comme par exemple les mycophages ?

Cette espèce aurait été décrite pour la première fois en 1895 sous le nom de Hypocrea cornu damae, puis en 1905 dans le genre Podocrea, puis en 1994 on le place dans le genre Podostroma et c’est finalement les chinois qui ont eu le dernier mot en le plaçant dans le genre Trichoderma en 2014. Pour ma part je ne compte pas le renommer car je pense que cela leur fait une belle corne d’avoir été baptisé tant de fois depuis leur première description.

Selon certaines sources, ces champignons pousseraient aussi sur du bois. Je n’ai pas poussé plus avant pour connaitre la nature du sol car il se peut très bien qu’il y ait eu du bois enterré à faible profondeur et que ces champignons aient choisi ce substrat pour s’y implanter.

Si jamais je retrouve cette espèce je vérifierais la nature du support. En fait de bois, pour ma part j’ai des tas de bois un peu partout que je laisse se décomposer car si certains tas de bois servent d’abris pour les tangues de Madagascar qui sont des animaux qui ressemblent à des hérissons mais qui n’appartiennent pas à la famille des hérissons. Puis il y a des tas de serpents inoffensifs qui eux aussi trouvent un abri sous les tas de bois déposés çà et là et je ne parlerai pas des autres animaux batraciens, insectes et autres qui colonisent mes tas de bois et de branchages. Bien entendu les champignons se succèdent également pour se nourrir des diverses substances du bois au fur et à mesure de leur décomposition.

Quand on veut de la biodiversité comme je le souhaite, il ne faut pas tout bétonner, tout nettoyer, tout aseptiser etc. car la nature n’a souvent nul besoin de l’homme pour se régir selon ses lois.

Bien entendu je compte apporter moi aussi ma goutte d'eau comme le colibri pour essayer d'éteindre l'incendie en plantant, bouturant tous les jours parfois en semant des centaines de graines, de noyaux, de pépins afin de créer une biodiversité. Peut-être que c'est mieux de montrer l'exemple que de palabrer dans le vide en essayant de sensibiliser les gentilés, non pas seulement à la protection de l'environnement mais en mettant la main dans le fumier de mes léporidés qui enrichissent par leur litière le sol acide qui a été durant des siècle ravagé, dévasté et brûlé par l'Homme. et parfois la récompense est au bout des peines.

Voici quelques exemplaires qui ont bien voulu s'implanter près de ma résidence.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article