Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le paradis à Madagascar

Enfer des pauvres et paradis des riches...

26 Mars 2021 , Rédigé par MADAGASTON Publié dans #LA VIE A MADAGASCAR

"C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches" selon Victor Hugo dans l’Homme qui rit.

Pour certains malgaches pouvoir se payer une portion de vache qui rit est déjà le paradis car pour gagner sa croûte il faut affronter par exemple les éléments déchainés de l'océan Indien en découpant un vieux rafiot en ferraille échoué sur la plage avec un marteau et un burin en affrontant les vagues rageuse qui déferlent sur cet amas de ferraille..

De nos jours où le moindre clou est coupé avec une tronçonneuse on ne s’imagine même pas ce que c’est que de vraiment gagner sa vie en travaillant sans machine-outil. Et pourtant à Madagascar c’est chose courante que de couper de la ferraille en se servant d’un marteau et d’un burin.

Ici on connait la valeur du travail et on ne s’imagine même pas qu’on puisse travailler de façon différente car certaines personnes ne savent même pas ce que c’est qu’une machine électrique.

Maintes fois j’ai pu assister à la vison d’un travail harassant sous un soleil de plomb. Bien entendu pour nous qui ne sommes pas habitués à voir ce genre de travail cela parait invraisemblable mais ici à Madagascar il faut savoir qu’on n’attend pas une aide de l’état pour aller chercher son argent à la banque. Ici on vit au jour le jour et on ne sait pas ce que la marmite contiendra le lendemain. Peu de personnes peuvent compter sur un salaire en fin de mois et comme 90% du travail est dans l’informel, il n’y a naturellement aucune couverture sociale et quand on tombe malade, on ne mange pas si la famille ne vient pas en aide.

Il faut savoir qu’à Madagascar neuf personnes sur dix travaillent dans l’informel dont les trois quart sont dans le secteur agricole, donc non déclaré et sans couverture sociale. Ici on ne sait même pas ce que c’est que les congés payés et les chômeur ne savent pas ce que c’est que des indemnités de chômage.

Mais ils sont libres d’entreprendre sans demander trente six permissions, trente six autorisations, trente six conditions et autres interdits comme en occident. Bien sûr que cela engendre souvent des situations un peu rocambolesques ou encore des constructions légèrement hors normes. Mais après tout si on n’empiète pas sur les libertés de l’autre on arrive à vivre en communauté.

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article