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Le paradis à Madagascar

Voulez vous danser avec moi  Monsieur le diable ?

27 Décembre 2020 , Rédigé par Jean Claude Publié dans #LECTURE

Texte qui m’a été envoyé par Jean Claude.

Quand on a demandé au Dr Albert Schweitzer d’écrire une préface pour l’un des livres de Günter Schwab il aurait répondu que ( La cuisine du diable ) et ( Danse avec le diable ) : « Ces deux livres n’ont pas besoin de préface. Ils nous disent une vérité avec laquelle nous devons faire connaissance ».

Pour planter le décor :

Ce n’est qu’un roman de Günter Schwab et pourtant…

En 1958 Un certain Günter Schwab fonde l’Union mondiale pour la sauvegarde de la vie (WSL) avec Linus Pauling (Pris Nobel de chimie et prix Nobel de la paix).

WSL est doté d’un conseil scientifique regroupant 400 savants de 53 pays dont 40 Prix Nobel.

Le roman que nous livre Günter Schwab en 1958 s’intitule : «La danse avec le diable»

Les acteurs du livre sont : un journaliste américain, un technicien allemand, une  jeune française médecin et un poète suédois qui décident d’interviewer le «Prince du monde», le diable qui est devenu un homme d’affaire qui dirige le Ministère de l’extermination.

Son programme est simple :

Empoisonnement de l’air

Pollution et gaspillage de l’eau

Dégénérescence de l’homme par les produits alimentaires, par le bruit, la course au standard de vie, abus de la médecine chimique et toujours pas de Covid19 à l’horizon…

Voici un extrait d’il y a 70 ans et qui est toujours d’actualité.

C’est le diable qui parle :

« Les masses élisent ceux qu’on a fait entrer dans la tête ; il suffit qu’il y ait assez d’argent dans l’affaire. Elles sont prêtes à renier aujourd’hui sous l’hypnose de la propagande ce qu’elles ont admiré hier, et inversement. Elles croient pouvoir choisir, mais en réalité, elles se font mener, elles croient avoir leur volonté propre mais ne font que suivre celle des puissants.

La démocratie a pour ses dictateurs un avantage certain : elle les débarrasse de leur responsabilités pour en charger l’homme de la rue qui, fièrement, et conscient de son droit à la cogestion, va déposer son bulletin dans l’urne. Mais l’Etat fait en réalité les volontés de Mammon (dieu de la richesse) auquel on sacrifie des monceaux d’argent. Car l’économie présente un total d’impôt supérieur à l’individu. Le représentant du peuple n’est pas encore né qui osera mettre au pilori le coup de filet ininterrompu du profit égoïste, l’empoisonnement de la vie entière, physique et morale qui résulte de l’économie et de la finance qui déferle comme une marée, ainsi que les innombrables bêtises, égoïsmes et crimes.

Si la guerre succède à la diplomatie avec des moyens différents, de même la politique succède au commerce en employant la force. Mes agents entreprennent toute politique avec des slogans précis et qui restent toujours les mêmes.

Ils prêchent et propagent des notions qui n’existent pas, exemple, la liberté. Dans le monde tel que l’on fait les hommes, c’est une chimère, une billevesée et une utopie. Il n’est de liberté pour l’homme que dans l’obéissance inconditionnelle des lois de sa nature. Or celle-ci lui impose l’accomplissement des ses devoirs. Car je vous le répète, l’homme ne commence à avoir des droits que lorsqu’il a parfaitement accompli ses devoirs. Pour tous, il faut se plier sans murmures aux données et aux exigences naturelles, obéir silencieusement à la loi éternelle. La rigueur ou la mort sanctionne ceux qui ne le peuvent pas ou qui ne le veulent pas. Seul le minable animal humain devrait être libre et échapper aux conséquences de ses actes ? C’est pour cela que je leur parle de liberté, que je fais miroiter à leurs yeux une vie dénuée de devoirs et de responsabilité, rien que des plaisirs et des délices. Sous l’appellation de liberté, ils comprennent ce qui leur plaît et ils essaient de s’affranchir de tous devoirs, de toute subordination. Mais un être qui cherche à échapper à la contrainte des lois naturelles tombe sous le coup du choc en retour, et il devient malade. La somme des valeurs morales est donc plus grande chez ceux qui obéissent que chez ceux qui profitent. Il ne reste plus qu’à attendre la punition que la nature a prévue pour ceux qui désobéissent : la mort. De cette façon, je leur parle de liberté et je les plonge dans un esclavage plus profond que jamais. Je soumets tous les domaines de l’existence humaine à l’erreur. On ne saurait mieux faire perdre sa puissance à l’homme qu’en lui faisant croire qu’il conserve sa liberté, sa personnalité et ses droits.

Aujourd’hui il est impossible de vivre une vie d’homme libre.

La structure de la société a des mailles trop serrées pour permettre le développement d’une forte personnalité. Chaque homme est à l’étroit, opprimé, influencé par le haut et par le bas. Il en résulte un besoin continuel, corrosif et dévorant de se faire valoir, une rage accrue d’acquérir un standard de vie bien visible, et en plus de cela un ressentiment maladif contre la société, ainsi qu’une méfiance de névrosé à l’égard de tous.

Pour leur prétendue  liberté, ils montent sur les barricades et offrent encore volontiers leurs deux mains pour les faire enchaîner.  Ils convoitent ardemment l’esclavage, et lorsqu’on ne leur offre pas, ils se construisent une cellule où ils se tiennent eux-mêmes prisonniers. Comme je leur fais parfois éprouver que leur liberté n’est qu’une illusion, ils commencent à avoir peur.

La peur est une chose diabolique ! La peur accompagne la vie de l’homme, la peur du vide en soi-même, la peur du néant, la peur devant soi-même. Ils essaient vainement d’échapper à la peur, dans le bruit des plaisirs artificiels, dans la vitesse, dans les affaires, ils ne peuvent plus supporter la solitude, ils ont en peur.

Ou bien prenons l’égalité. J’inculque ainsi à l’humanité une notion que la nature ignore. En vérité ce n’est pas une notion fondamentale, c’est un plan incliné sur lequel glisse toute l’humanité. Les arbres de la forêt ont-ils tous le même diamètre, la même hauteur, le même ensoleillement ? Ont-ils la même quantité de terre bien mesurée ? Un animal ne mange-t-il pas l’autre ? Partout la nature exige une hiérarchie, un ordre de préséance rigoureux. Elle ne donne pas à chacun les mêmes choses ni tout à tous. Elle donne à chacun son lot. Dans la meute, dans le troupeau, dans la meute sauvage, la valeur des différentes personnalités sont respectées. Chacun a sa place, il doit commander ou obéir.

Pour l’homme aussi cet ordre est valable. Mais moi je l’ai détruit de bonne heure. J’ai fait triompher le mauvais sur le bon et le vil sur le noble. J’ai semé la confusion dans l’ordre de préséance entre les humains et j’ai empoisonné l’atmosphère de l’âme. J’ai introduit un nouvel ordre de préséance qui bouleverse toutes les valeurs intérieures et extérieures : l’ordre de préséance de la possession. Ce n’est plus le bon qui a raison, mais le riche. Un gredin qui est riche vaut mille fois plus qu’un noble sans le sou. J’étouffe la vie sous des paroles étrangères à la vie.

Et la fraternité demanda Afred?

Soyez sans illusion, le Diable n’oublie rien ! La liberté et l’égalité sont mes diaboliques inventions. La fraternité est une haute valeur morale qui peut être vécue en tant que vertu. Vous n’allez tout de même pas exiger que je la propage. D’ailleurs ma pseudo-liberté exclut le devoir d’être honnête, c'est-à-dire d’être fraternel avec son prochain. Quant à l’égalité de tous, elle ferait dévaluer la fraternité. Mais reconnaître l’inégalité tout en restant fraternel, voilà qui donnerait la lumière à l’image de l’homme. N’attendez pas que ce soit moi qui l’allume ! Après avoir bien ramolli les cerveaux, je peux commencer à mettre en application ma politique. L’Etat est une institution supérieure dont le personnel change mais dont la personnalité persiste. Ce qui différencie les diverses formes d’Etat c’est uniquement le chemin emprunté par les hommes au pouvoir pour accéder à l’argent. A certaines époques, on a l’impression que la société va sans cesse être changée et transformée. En réalité ce ne sont que les noms et les décors qui changent. La présentation sans cesse renouvelée crée l’impression de changements subits, d’améliorations vivantes alors qu’en vérité l’état des choses reste rigoureusement inchangé. Les hommes qui se succèdent au pouvoir font miroiter aux yeux de leurs administrés une progression qui ne fait que les faire tourner en rond. Vus de loin tous les changements historiques se compensent. Ils n’ont ainsi aucune signification pour la vie et l’existence de l’humanité toute entière.

Voulez-vous en entendre davantage ? Soyez sans crainte ! J’ai presque terminé.

J’empêche l’homme de comprendre que le problème de l’avenir humain n’est pas la lutte d’un homme contre un autre, d’un parti, d’une nation contre l’autre, mais le combat de la Vie contre sa destruction. D’autant plus que, avec des mots dénués de sens, je dresse les hommes les uns contre les autres, en sorte qu’ils s’affaiblissent et s’exténuent réciproquement sans remarquer que la Vie, en tant que telle leur échappe. A cause de son mépris et de son ignorance des lois de la Vie, de la violation des corps et des âmes, l’humanité va se dissoudre dans le néant, la race blanche en tête. En outre, je corromps les esclaves du profit en sorte qu’ils poursuivent leurs intérêts particuliers sans ménagement, au détriment d’autrui, et sans y réfléchir. Ils ne prennent plus de décisions, ils vivent une vie lamentable de compromis, dans un monde de compromis. Dire oui ou non est devenu aussi étranger que les actes décisifs. Celui qui les exige d’eux est leur ennemi. Derrière la façade luxueuse d’un progressisme qu’ils encensent eux-mêmes, se cachent des succès sans valeur, des succès qui écrasent l’ordre de tout ce qui vit, à quoi on prétend l’asservir. Ils entraînent dans la désintégration et la décomposition tout ce qui est sain dans le domaine du corps, de l’âme et de l’esprit. De plus en plus le Tout-Puissant éloigne le condamné à mort des sources de la Vie.

L’humanité qui ne connait plus la paix intérieure et qui sème la discorde dans toutes ses pensées et dans tous ses mouvements, qui mène sans cesse une impitoyable campagne de destruction de tout ce qui est naturel et bon, a l’audace de parler de paix éternelle sur Terre. Elle radote que la guerre est proscrite, et sa vie n’est rien d’autre qu’une interminable guerre de tous contre tout. L’un assassine l’autre, et personne ne se doute que quelqu’un est déjà là, derrière lui, pour lui passer la corde au cou. L’homme s’est ravalé lui-même au rang d’article de commerce pour lequel la quantité l’a emporté sur la qualité. Dans les finances et dans la technique, il utilise mes moyens éprouvés par une longue expérience pour détruire tous les ordres et désorganiser toutes les formes politiques et religieuses. J’en suis arrivé à ce point que le monde des hommes, dans tous ses aspects et dans toutes ses expressions n’est plus qu’un unique et vaste complot contre la Vie. Il est amusant et réjouissant de voir comme les meneurs de cette merveilleuse époque surenchérissent, les uns après les autres, avec des propositions qui ne sont que de nouvelles manières d’anéantir la Vie. Ils sont si aveugles qu’ils combattent avec acharnement quiconque tente de les empêcher de se suicider. Mais où se trouve la somme de bonté, d’amour, d’honnêteté et de décence qui est toujours vivante dans le monde des hommes ? demanda Sten ? Je m‘en sers pour propager les idées et les œuvres de la destruction comme si elles étaient les œuvres de la bonté, de l’amour, de la charité, de la noblesse du cœur, de la grandeur humaine, de la science, du progrès, en sorte que des millions de gens me servent en croyant servir la Vie.

C’est diabolique !

Et ils ne se doutent de rien. Ceux qui sont rassasiés croient qu’ils le resteront éternellement, les riches pensent que leurs possessions sont pour toujours entre leurs mains, et les opportunistes débrouillards continuent à cracher sur les valeurs éternelles. Officiellement on garde le silence sur cette évolution fatale. Mes agents de la presse savent se taire. Je chercherai toujours à éviter que l’humanité produise les têtes et les cœurs géniaux qui sauraient stopper cette course à l’abîme.

Et même s’il en était encore, il est bien évident que vous feriez tomber ces têtes à temps ! dit le technicien. Je les ferai tomber, même si ce n’était pas nécessaire, acquiesça le diable. Car à quoi serviront à l’humanité tous ces sages et savants, toutes les universités et tous les prix Nobel; lorsqu’il n’y aura plus d’air, plus d’humus, plus d’eau ?

Quand la fin arrivera-t-elle ? Demanda Bob.

Des chercheurs prudents du monde des humains ont calculé l’an 2400. Je suis plus optimiste, et j’espère arriver au but bien plus tôt. Nous voilà habillés, et chaudement pour l’hiver ... et par les feux de l’enfer ?

Bon, vont se dire certains d’entre nous, 2400, c’est encore loin ... C’est exactement ce que le Diable aime entendre. Voyez, toutes les décisions pour purifier la planète sont remises régulièrement à plus tard. Les décisions des Cop 21 et toutes les suivantes refilent toujours la patate chaude aux suivants. Nos décisions personnelles ne valent pas beaucoup mieux sur bien des plans. Rappelez-vous tout ce que l’on promet, tous les ans, au passage de l’An ...?

Pourtant le compte à rebours est déjà largement entamé.

Voilà ce qu’en pense David Brower, un écolo américain, en parodiant les jours de la Genèse. «Notre planète est née le lundi à zéro heure. Lundi, mardi et mercredi jusqu'à midi, la Terre se forme. La vie commence mercredi à midi et se développe dans toute sa beauté organique pendant les quatre jours suivants. Dimanche à 4h de l'après-midi seulement, les grands reptiles apparaissent. Cinq heures plus tard, à 9h du soir, lorsque les séquoias sortent de terre, les grands reptiles disparaissent. L'homme n'apparaît qu'à minuit moins trois minutes, dimanche soir. A un quart de seconde avant minuit, commence la révolution industrielle. Il est maintenant minuit, dimanche soir, et nous sommes entourés de gens qui croient que ce qu'ils font depuis un quarantième de seconde peut continuer indéfiniment.»

Réflexions

Le Diable a révélé son plan de combat ... Je me permets d’y ajouter une réflexion, un tantinet désabusée. Nous voilà depuis presque une année dans une situation pas très folichonne, c’est le moins  que l’on puisse dire et la plupart d’entre nous, consentants ou opposants en sont encore à vouloir fouetter le petit corona désigné responsable malgré lui de nos ennuis. Corona qui, je le rappelle, met fin à la vie d’un TRES petit nombre de gens âgés TOUS en proie à des pathologies lourdes qui n’ont STRICTEMENT rien à voir avec un virus mais avec la négation plus ou moins totale des lois INTRANSIGEANTES de la vie. On ne meurt pas de la grippe quand on est en (réelle) bonne santé. Donc, pendant que la chasse au virus bat son plein - et détourne malignement - l’attention, une maladie bien plus terrifiante s’étend sur tout le genre humain;

LE TOTALITARISME !

Le Diable parle de l’an 2400 pour notre extinction totale, ce qui laisse un certain sursis de vie pour nous et nos descendants, du moins ceux qui resteront ... La question est alors simple; Même si le temps nous est compté, voulons-nous une vie de patachons prisonniers ou allons-nous enfin nous réveiller en masse de notre sommeil mortifère et sortir de cette spirale ... diabolique ?

 

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Stop Pub Overblog 27/12/2020 20:08

Super merci, passez me voir.